jeudi 19 avril 2018

SOS école en danger

Un reportage de la chaîne parlementaire Public-Sénat traite bien des difficultés liées à la carte scolaire dans un département rural comme l'Allier ; et le choix des écoles en lutte pour leur préservation montre bien à quelle extrémité on en est rendu dans le massacre des service publics qui en vient à réveiller des élus... jusqu'au sénateur de droite qui s'inquiète aujourd'hui d'une politique en tous points semblable dans le saccage de la ruralité à celle que Sarkozy menait et qui fut poursuivie par la suite.
à voir par ici :
https://www.publicsenat.fr/emission/senat-en-action/touche-pas-a-mon-ecole-rurale-83871

dimanche 15 avril 2018

Des marionnettes

Un sourire de casting promo pub, une mine aussi fermée qu'un sourire de mafieu, toutes les mimiques d'un Macron qui veut "faire Président" respirent l'insincérité, la composition... à côté de la plaque de circonstance. Au moins chez Sarkozy la grimace était plus naturelle...
Et quand il s'agit d'évoquer une douzaine de lancements de missiles sur la Syrie, ce jeu de scène confine à l'indécence.
Le sérieux n'est pas l'affliction et le bonheur n'a pas qu'une frimousse de milliardaire en croisière ; quand un dirigeant se veut dirigeant, au moins faut-il qu'il en ait l'air. Et aujourd'hui,       Les grandes dames d'Angleterre et d'Allemagne affichent autant de charisme qu'un Hollande en scooter et Macron tout comme Trump tente d'occulter ses mauvais coups derrière une rideau de communication tapageuse. Il faudrait leur apprendre que l'autorité n'est pas autoritaire. Pendant ce temps Poutine, une autre créature du système reste empreint du cynisme froid qui peut glacer tous les espoirs.
Et ce sont ces zombis qui gouvernent le monde en allumant le feu des guerres sur tous les continents pendant que par millions des peuples crèvent de faim.
Et ce sont ces zombis qui ouvrent les robinets de la fortune remplissant à en déborder les gavés du Top 10 des milliardaires en étranglant des plus faibles.
Tout le petit monde des "grands" fait aujourd'hui la fête sur les ruines de la démocratie.
Que Facebook et quelques cabinets de consultants aient construit la victoire de Trump ne signifie en rien que la gangrène soit confinée aux frontières des Etats-Unis.
Que ce soient avec quelques vestiges du "vieux monde" qui restent aux affaires ou avec les "jeunes pousses" qui prétendent qu'avec elles la modernité est en marche, la République héritée de nos révolutions et remise sur pieds avec le programme du CNR en 1945 est aujourd'hui en grand danger.
Et face au réveil des vieux démons du fascisme dans toute l'Europe, ce n'est pas d'un moindre mal dont nos peuples ont besoin, mais bien d'un bien, et du meilleur des biens : l'humanité faite de paix,  de justice, de liberté, d'égalité, de fraternité...
... de Notre Dame des Landes jusqu'à Damas, de Gaza à la Sorbonne, de la Gare de Lyon jusqu'au Mali, des ruines de Kaboul jusqu'à la salle à manger de toutes nos maisons de retraite !

vendredi 13 avril 2018

Evasion ou désertion ? Trahison !

Le thème de l'évasion fiscale revient régulièrement sur le devant de la scène ; et, quand il est question de "retenue à la source" pour faire que les contributions ne soient plus sortie du geste volontaire du paiement, mais de la soustraction opérée automatiquement par l'Etat créditeur, la véritable question du sens de l'impôt n'est pas posée au prétexte d'un débat stérile sur les aspects techniques du dispositif.
Les mots ont leur importance et lorsqu'il est question de l'attitude de ceux qui échappent volontairement à l'impôt, peut-être faudrait-il réviser l'usage du vocabulaire.
Le terme d'évasion renvoie à la libération frauduleuse d'un prisonnier qui met ses gardiens en défaut.
En quoi la contribution fiscale pourrait-elle être assimilée à la punition d'un emprisonnement ?
Le fait que des individus dans une société consacre une part de leur bien à soutenir l'action publique devrait être valorisé comme le geste fondateur de la citoyenneté. De la même façon que la cotisation scelle le geste d'appartenance à une organisation, l'impôt est une marque d'appartenance à la société dans laquelle on s'inscrit. Et en démocratie, la contribution volontaire s'impose dans une logique de consentement.
Ceux qui pratiquent "l'évasion" fiscale ne sont-ils pas plus coupables de trahison puisqu'en échappant à leur devoir de contribution ils préservent leur confort dans l'usage des biens communs assis sur la contribution des autres et en s'en exonérant.
Les "évadés fiscaux" roulent bien sur les mêmes routes, profitent bien du système éducatif ou des services de soin au même titre que les citoyens contribuables réguliers. Ce qu'ils n'acceptent pas, c'est l'inégalité de la contribution qu'une démocratie républicaine devrait s'imposer :
"De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins".
Ce slogan de la CGT en 1913 puisait ses racines dans les réflexions émancipatrices qui avaient jalonné les grands soubresauts révolutionnaires du XIXème siècle.

Aujourd'hui, même les pouvoirs publics balisent les chemins de traverse par où des milliards d'euros de contribution échappent à leur destination commune pour grossir les fortunes particulières. Ce sont les "niches fiscales, les processus dits "d'optimisation fiscale", qui n'ont d'autre but que d'échapper à l'impôt.

La politique fiscale du gouvernement prévoyant le passage au prélèvement à la source dès janvier 2019 va toucher très directement les citoyens "ordinaires" ; celles et ceux qui nageaient dans les eaux troubles des combines auront tout loisir de continuer !

lundi 9 avril 2018

Ruissellement ou vases communicants ?

1% des français, les plus riches ont obtenu à eux seuls 22% de toute la richesse produite en 2017. Il y a 10 ans, ils n'en possédaient que 17%.
Au cours des 20 dernières années la richesse des plus grandes fortunes de France a été multipliée par 12.
Dans le même temps le nombre de personnes pauvres a augmenté de un million deux cent mille...
Les mesures gouvernementales, tout comme les politiques menées précédemment ne font qu'amplifier le phénomène.
Plus les riches sont riches et plus la pauvreté gagne du terrain.

Bricoles

A l'intention de celles et ceux qui étaient tout contents de se faire enjôler au printemps dernier, et qui vont se faire endormir au 13H de TF1 jeudi prochain...




Quelqu'un qui prendrait ça à la légère serait capable de dire que la grande nouveauté de Macron c'est qu'il fait la même chose que ses prédécesseurs depuis des décennies : prendre un peu au plus grand nombre (et c'est "un peu" qui fait beaucoup !) pour gaver les quelques uns qui sont déjà pleins aux as.

dimanche 18 mars 2018

Souffrance

La République en Marge fêtera son premier anniversaire dans une France beaucoup plus riche pour quelques uns, et beaucoup plus pauvres pour beaucoup. Il n'aura pas fallu bien du temps dans la friche politique investie par la start-up de Macron à très bon marché pour que les faits soulignent le discours.
Plus d'ISF et la racaille friquée peut parader à bon compte.
Allègement des charges... Pas pour celles et ceux qui paient loyers, carburant, électricité ou gaz, transports en commun ou péages d'autoroute !
Explosion des profits au CAC 40 ! ah bon ? Du coup le plus gros milliardaire français bondit à la quatrième place du palmarès mondial avec plus de 70% de progression de sa fortune en un an... qui dit mieux chez les retraités ou les caissières de supérettes ?
Mais attention, le chômage baisse ! ... dans les statistiques à chaque fois que les entreprises dégraissent quelques centaines par-ci, quelques milliers par-là...
Le capital, à force de malbouffe boursière, avait amassé une couche de gras prolétaire par trop handicapante pour courir plus vite, valises bien pleines, planquer ses profits dans les paradis fiscaux.
Il faut alléger les charges de ces athlètes du profit, soulager les stars de la finance du fardeau du travail, le fric suffit à leur bonheur.
La première réussite de Macron et de sa cour aura bien été de faire le tri et de reconduire à la frontière de la Sous-France celles et ceux que la souffrance afflige.
Quand on meurt sur les brancards des Urgences avant d'avoir été examiné, c'est peut-être parce que les urgences sont saturées et leurs formidables personnels épuisés, mais c'est peut-être aussi parce que l'hôpital -comme tous les services publics-, est désormais bien plus loin... Et c'est aussi peut-être parce que les soins précoces et la prévention ne sont plus assurés avec une médecine de ville en mode oasis dans les grands déserts ruraux comme urbains où la misère et les économies parallèles prospèrent aussi vite que les valeurs République s'évaporent sur la braise des "réformes".

Martin Niemöller disait :
«  Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  »

Diviser pour mieux régner, les soit-disant jeunes novices de la République en marche n'ont pas d'autres recettes que celles des plus vieux réactionnaires que les ordres d'anciens régimes aient connu.

Quand ils ont cassé le statut des postiers, vous avez été nombreux à ne rien dire, vous qui n'étiez pas postiers... Aujourd'hui le courrier arrive moins souvent à l'heure que la publicité, et votre facteur fait passer le permis de conduire, règle la télé et va visiter vos vieux parents...
Quand ils s'attaquent au statut des cheminots, vous êtes encore nombreux à ne vouloir rien dire, vous qui n'êtes pas cheminots... et qui ne prenez plus le train puisque votre gare est déjà fermée... Ni le car Macron qui passe trop loin...
Quand ils vont s'attaquer au statut des enseignants, en recrutant à tour de bras des contractuels bouche-trous sans formation, vous êtes encore nombreux qui ne bougerez ni pieds ni pattes, parce que vous êtes désormais bien loin de ces privilégiés d'enseignants qui vivent à la ville pour préserver la scolarité de leur progéniture...
Quand ils s'attaqueront au statut des personnels hospitaliers, si vous n'êtes pas trop malades, il faudra que vous pensiez de prendre rendez-vous avec votre conseiller financier pour négocier l'emprunt utile au financement des soins, dépassements d'honoraires compris... si vous ne succombez pas avant votre rendez-vous dans deux ans !

Aujourd'hui, hausse de plus de 25% de la CSG pour les retraités et privatisation des aéroports e Paris...
Hier, (heureusement que Rocard avait déjà inventé la CSG !) Les socialistes avaient instauré la CASA en 2013, (du temps où Cahuzac s'occupait du budget !), une taxe prélevant dans la bourse de deux-tiers des retraités près de 750 millions d'euros par an... Et n'ont pas rechigné à la privatisation des autoroutes et Emmanuel Valls, petit joueur, n'avait bien vendu que les aéroports de Toulouse, Nice et Lyon...

Et si vous n'avez pas compris, en les suivant dans les magazines people à travers le plafond de verre de la Sous-France vous pourrez quand même vous apitoyer sur les misères des privilégiés, les sangsues qui vous sont prescrites par le docteur Macron.

vendredi 9 mars 2018

80 km / h

L'actualité fait se télescoper deux sujets intéressants : les 80 km/h sur routes secondaires et les démélées du groupe TF1 avec les diffuseurs Canal+, Orange, etc. Rien à voir ? Qoi que, pas si sûr !

Concernant le premier point il faudrait ressusciter Jean Yanne et passer en boucle son sketch du Permis de conduire...
Le prétexte de la sécurité routière a bon dos pour justifier des coups de menton d'un premier ministre en mal de gloire ; à 80 km / h plus besoin de boucher les nids de poule ou de corriger les accotements défoncés... Et si ça devient trop dangereux de rouler à tombeau ouvert à 80, il n'y aura qu'à passer à 70.
L'important est ailleurs. Il faut impérativement regonfler le rendement des radars, qu'ils soient fixes, gendarmesques, ou, et c'est quand même un progrès considérable sous l’œil gourmand des sociétés privées qui vont faire rouler les pièges ambulants des voitures banalisées... Les automobilistes cotisent à l'arrêt et en mouvement, et encore plus s'ils s'arrêtent trop longtemps ou s'ils sont pressés de bouger.
L'autre objectif vise tout simplement à blinder la fréquentation des autoroutes qui vont devenir, quitte à faire un grand détour pour y avoir accès, le seul moyen pour rallier une destination dans un délais raisonnable. Et au passage il va falloir cotiser pour les bonnes œuvres actionnaires des sociétés d'autoroute...

Concernant le second point la diffusion de la télévision par voie hertzienne perd du terrain de jour en jour depuis le passage au numérique... La grande majorité des foyers alimentent leur petite lucarne par le biais de leur "box", l'opérateur téléphonique étant devenu distributeur de contenus avant de devenir banquier (cf. orange dans la dernière période)... mais tout ça se paye, même si c'est traîtreusement inclus dans les forfait...
L'antenne rateau captait les ondes portant les contenus diffusés par les différentes chaînes... Ces dernières vivaient de la redevance pour les chaînes publiques, et de la publicité pour toutes... Hors des chaînes à péage, la perspective qui s'ouvre avec les tickets d'entrée réclamés aux diffuseurs est bien de faire porter sur l'utilisateur final la charge de l'accès au contenus.
Comme sur la route on dessine le paysage d'une société à deux vitesse, tout pour le fric, et les miettes quand il en tombe pour la piétaille.

Les images du départ en congés payés après 1936 en tandem ou en 4cv... l'accès à la culture pour tous via les ondes... c'est bon pour le musée.
T'as pas un cal... casse-toi pauv !

mercredi 7 mars 2018

For tunes

Pour des tunes qu'est-ce qu'on ne ferait pas...
Primo.
Quand je pense que le PSG avait "investi" 400 millions d'euros l'été dernier pour ne pas gagner hier soir face à une équipe espagnole entraînée par un marseillais ! Quelle honte ! Mais ça va continuer encore longtemps avec des tribunes mieux remplies que les boulevards jours de manif pour les retraites, les salaires d'Air France, le statut des cheminots ou les employés des EHPAD. Il y a bien ancore quelques pauvres à plumer pour faire briller les étoiles des jeux du cirque.
Les décervelés ont bien été assez nombreux pour élire Macron en faisant en sorte qu'au deuxième tour des présidentielles le choix soit réduit entre la peste et le choléra. Ils n'ont pas disparu depuis, et mieux encore, certains en redemande en s'imaginant que la casse du statut des cheminots va les rendre moins bougres !
... à la louche, cet "investissement" du PSG payerait la moitié de la mise à deux fois deux voies de la RCEA entre Montmarault et Digoin.
On a la République qu'on mérite. L'argent public a déjà financé une bonne part des travaux, et c'est la société d'autoroutes concessionnaire qui empochera péages et bénéfices... 

Secondo.
Quand je pense qu'il échoue à la quatrième place, la pire de toute au pied du podium...
Et pourtant il avait fait le nécessaire jusque dans la dernière ligne droite (à droite c'est naturel) avec une augmentation de plus de 70 % de sa fortune en un an ! Las rien n'y fit ; et il reste au vestiaire, sans médaille !
C'est d'autant plus rageant qu'il est devancé par un vieux monstre de la spéculation... au moins si le nouveau monde de Macron n'était pas atteint du syndrome du PSG Quatari il aurait pu faire flotter le drapeau bleu-blanc-rouge sous le plafond étoilé de la finance...
Quant aux deux premiers... Le mec qui vend n'importe quoi sans vendeurs en respirant l'air pur loin au dessus de la canopée de son Amazon,  ne connait pas plus ses clients que ses fournisseurs, quand les bataillons de ses serviteurs -qu'il ne connait pas mieux d'ailleurs- peinent à sortir la tête de l'eau des marécages de la misère des peuples ordinaires de la planète. L'autre grand détrôné surfait sur l'onde grise du numérique, tous ces machins qui ne connaissent que le zéro et le un, mais qui savent faire la différence entre l'UN milliardaire et les milliards de zéros sociaux qui font sa fortune.
Avec Bernard, nous sommes nés la même année, au siècle dernier... C'était à une époque où on sortait des restrictions héritées de la seconde guerre mondiale... une époque aussi où se construisait non sans peine les bonnes pratiques héritées du programme du Conseil National de la Résistance, la Sécu, un meilleur statut du fermage, les nationalisations dans le secteur bancaire ou de l'énergie, etc. et même de Renault pour punir sa collaboration !
Il a vécu si vite qu'aujourd'hui il est grosso-modo quatre cent mille fois plus riche que moi ! Ça donne le tourni ! Ça doit faire beaucoup, non ? Et personne ne se hasarde à dire "TROP" au risque de se trouver jaloux...

Quand la fortune d'un seul homme dépasse la recette de l'Etat avec l'impôt sur le revenu, n'est-il pas temps de dire STOP ?
La CSG des retraités "aisés" qui touchent plus de 1200 euros par mois augmentée de 25%, ça ne heurte pas plus  les commentateurs que d'annoncer le palmarès des milliardaires...
C'est le symptôme banal d'une société en mille morceaux dans laquelle la banalité des écarts de fortune est telle qu'il est facile d'obtenir que chacun se résolve à croupir dans son sort sans jamais réclamer justice.
Avec la République dite "en marche", la seule certitude jusqu'à présent assurée est bien que la devise est orpheline de l'égalité comme principe ou tout au moins comme espoir ; et ne parlons pas de la liberté, assurée pour le renard dans le poulailler, et de la fraternité désormais réduite au confinement communautaire : la république des banquiers est installée.


Les statistiques sont plus froides que la vie ; mais elles aident parfois à analyser et comprendre des situations et les travaux de l'INSEE y contribuent largement (un exemple parmi beaucoup d'autres)

vendredi 23 février 2018

Panurge n'est pas mort

Le temps s'accélère et les différents projets gouvernementaux se mettent en place en ne soulevant que des oppositions bien modérées...

Qui n'a pas remarqué que les choses se mettent en place dans le plus grand désordre, morcelant les éléments  pour ne laisser en vue que le petit morceau susceptible d'opposer le plus grand nombre aux victimes du moment.
Le cas de la SNCF est un modèle du genre. En mettant en avant l'abandon du statut des cheminots, le pouvoir les affublant du calicot des "privilégiés" qui n'ont pas encore été punis comme le plus grand nombre, le gouvernement table sur une passivité de jaloux...

Et des députés nigauds s'empressent de mettre en avant la grande transformation de la Poste pour justifier d'embarquer la SNCF dans la même galère.
Les usagers de la Poste peuvent mesurer la pertinence et l'intérêt de la comparaison !
La dégradation du service et la progression des profits écartés de l'escarcelle des travailleurs peut en témoigner... Comme à Air France... Comme ailleurs.
La perspective de la privatisation et de de la mise en concurrence c'est l'assurance de la fin du service public.
Et la foule des badauds qui ne s'en inquiètent pas s'en plaindront d'ici peu !
... comme on voit se plaindre des élus de la mauvaise couverture territoriale des réseaux téléphoniques et des services numériques ! Qui donc avait décidé de la "libéralisation" du secteur, de l'ouverture à la concurrence ? Peut-être sont-ils adeptes de la montagne en hiver, de la mer en été et des palais de la République le reste du temps, tous espaces garantis accessible en très haut débit.
Pour le peu de population des campagnes reculées, les pigeons voyageurs suffiront bien  pour aller dire à Nevers ou Auxerre que le patient est mort en arrivant devant la porte des Urgences à Clamecy.
...pour cause de fermeture !
Tout se passe comme si les gens s'échinaient à vouloir reconstituer le puzzle, perdus devant des pièces qui se ressemblent toutes, en charivari dans le couvercle renversé de la boîte...
S'ils avaient la bonne idée de retourner le couvercle ils y découvriraient la belle image terrifiante du la société que le pouvoir en place tricote, une maille à l'envers, une maille à l'envers, en détricotant les trois emblèmes de notre devise républicaine, la liberté, l'égalité et la fraternité.

A l'image des cohortes de petits macrons de province, le souverain du moment n'a d'intérêt que pour sa cour à l'abri des regards du peuple aveuglé par l'écran de fumée des discours.

Dans son ouvrage Pantagruel, Rabelais illustre le caractère imitateur des brebis... Histoire : sur un bateau, le marchand de moutons Dindeneau se querelle avec un certain Panurge... Pour se venger Panurge rachète un mouton et le jette à l’eau. Les bêlements du mouton font que tous les autres se lancent à la mer à la suite du premier ! Dindeneau voulant rattraper son dernier mouton tombe à l’eau et se noie avec son troupeau.
D’où l’expression : les moutons de Panurge...

Macron Panurge n'avait-il pas racheté une clé de la République à son Président mentor...

vendredi 5 janvier 2018

Scandaleux

La liberté a ceci d'extraordinaire qu'elle peut nourrir au sein son assassin.
Au prétexte qu'un auteur a écrit, des éditeurs en mal de matière peuvent rééditer des œuvres anciennes et c'est ainsi que la culture vient irriguer le jardin des songes de multiples générations au fil des siècles.
Il est heureux que nous puissions lire et relire François Villon, Rabelais, Molière ou les encyclopédistes au même titre qu'Hugo, Marx ou Verlaine... ou même Antoine de Saint Exupéry avec la citation "d'En Marche" extraite de Vol de Nuit.
L'art littéraire est oeuvre de l'esprit et peut en revendiquer toute la liberté !

MAIS...
... et c'est bien sur le premier MAIS que la liberté trébuche.

Le projet de la maison d'édition Gallimard de ré-éditer les œuvres antisémites et pro-nazi de Louis Ferdinand Céline ne peut qu'encourager à redéfinir un peu plus précisément la Liberté, à lui donner du corps pour que ce ne soit pas sa main qui noue la corde qui va l'étrangler.

Comment, dans le monde tel que nous le connaissons aujourd'hui et qui voit les foyers d'extrême droite néo fascistes s'enflammer au point d'arriver au pouvoir dans plusieurs pays d'Europe (... et jusqu'en Allemagne), comment peut-on tolérer qu'en France un tel scandale soit possible ? La prochaine étape verra peut-être la réédition de Mein Kampf en bande dessinée et traduction abrégée à l'intention des école, préfacée en bleu marine et vert de gris...

NON, cette liberté là n'est plus la liberté, elle en signe l'assassinat, précipitant les tenants de la haine et de la discrimination au pouvoir avec la litanie des poncifs populistes fustigeant aujourd'hui les migrants comme jadis les bohémiens, les musulmans comme hier les juifs, les pauvres, tous ceux que la société aussi moderne qu'inhumaine évacue dans ses caniveaux...
S'il existait un pouvoir politique soucieux des valeurs de la République et garant de celles qui animèrent les combattants de la Résistance libérant la France du joug nazi et rétablissant la démocratie il y a trois quart de siècle, de telles dérives seraient restées à croupir dans l'ombre des  esprits tordus qui les conçoivent.
La France a déjà payé sa dîme au thèses de Céline, et de tous les collabos de Pétain, elle a donné la vie de trop de ses enfants pour que des marchands de papier prétendument éditeurs se fassent aujourd'hui les promoteurs de ces thèses liberticides.

De toutes leurs forces les démocrates, les républicains, les citoyens libres se doivent d'élever la plus vive protestation et d'empêcher tel scandale.

"La liberté, c'est savoir reconnaître ce qui est nécessaire." -  Friedrich Engels

jeudi 28 décembre 2017

La bonne année !

Heu ?
Curieux ?
Mystérieux ?
Que tous nos vœux
Soient contagieux,
Merveilleux,
Mélodieux,
Joyeux !
… pour une Bonne Année 2022 !


Nb : et d’ici là on ne sait jamais… tenez bien le feu pour mijoter bonheur, santé et réussite pour les 365 jours 2018 !

mardi 26 décembre 2017

Ces nains qui nous gouvernent

... à l'ombre des géants.
Pour mesurer il faut des références.
Albert JACQUARD a disparu depuis plus de quatre ans... Dommage, il aurait fait un bon président de la République !

S'il était toujours là, son regard sur l'état du pays et ce qui s'y passe serait certainement d'une grande tristesse, las de n'avoir jamais été entendu en voyant catéchiser la jeunesse dans le culte de la concurrence et de la compétition, imposer les rites de la différenciation et des codes hiérarchiques, le système éducatif créant les catastrophes dont ses inspirateurs clament à longueur d'antenne qu'il faudrait "réformer" dans l'urgence... Ce ne sont que pompiers pyromanes dont les discours lénifiants cachent de plus en plus mal des intentions mortifères pour la démocratie qu'il avait toujours dénoncées.

Au moment où le gouvernement veut faire de l'université le petit tamis trieur des prochaines élites dociles et obéissantes de la "Républican' marche" il est salutaire de ré-écouter le propos que tenait Albert JACQUARD dans une interview donnée en 1994 sur la RTBF.

... et pour celles et ceux que les questions d'éducation intéressent, l'émission est visible dans son entier en suivant ce lien.

Une autre occasion pour réfléchir avant d'agir, et pour comprendre et mieux donner.
Son propos sur l'intelligence ne laisse guère de doute sur l'état de ceux qui nous gouvernent...

vendredi 22 décembre 2017

Stimulation


Les service du Ministère de l'économie sont formidables ! Ils ont même du temps de reste pour programmer des petits jeux en ligne...
Le dernier en date est le "simulateur de pouvoir d'achat".

C'est un bien bel objet, rigolo comme tout ; mais dès l'accueil on sent bien l'arnaque :
dans le discours macronique il est toujours question de la distribution de pouvoir d'achat aux travailleurs, de gain de pouvoir d'achat... 
Le titre du simulateur est plus sobre, il calcule le pouvoir d'achat sans préjuger du gain puisqu'il compte aussi dans l'espace des négatifs.
Le jeu subtil qui consiste à donner l'aumône à quelques uns en prenant plus à d'autres montre bien là la vanité du discours.
Pour les vaillants marcheurs qui, députés, se plaignent de la modestie de leurs revenus par rapport à leur situation dans le privé, quand ils émargent à l'indemnité parlementaire de plus de 5300 euros net... Eux au moins, en gagnant moins vont casquer moins ! à moins que...
Pour les multimillionnaires du gouvernement, c'est du masochisme que de vouloir prendre à ceux qui ne sont pas trop pauvres pour soulager la misère des plus faibles : ça va leur coûter cher ! à moins que...
En fait en y regardant de plus près, les vases communiquant ne fonctionnent pas sur tout l'éventail des fortunes. L'ISF est supprimé (près de 4 milliards d'économiser pour eux) et l'impôt sur les sociétés ratatiné (de 15 à 17 milliards perdus pour les finances publiques)...
Avec le budget macron les 10% les plus riches vont constater un gain de 1200 € quand les 10% les plus pauvres perdront plus de 300 €.
Les plus fortunés sont bien soignés par ceux qu'ils ont mis au pouvoir, logique !
Quant aux bannis de cette société des paillettes et du velours des banques, ils n'ont qu'à s'organiser dans leur société de la basse-cour et des faubourgs avec les Restos du cœur, le Secours Pop et le Téléthon... et la hausse de la CSG des retraités pour donner 10 balles aux plus faibles...
Pendant ce temps la racaille dorée fait la fête au logis du château, fortune à l'abri du donjon.

Le signe " - " indique une perte du pouvoir d'achat
Résultats de la simulation
En 2018
-75 €/mois
Dont 0 € dus à la baisse de la taxe d'habitation et -75 € dus au basculement de cotisations sociales vers la CSG.
 En 2019
-75 €/mois
Dont 0 € dus à la baisse de la taxe d'habitation et -75 € dus au basculement de cotisations sociales vers la CSG.
 À la fin du quinquennat
-75 €/mois
soit -900 €/an
Dont 0 € dus à la suppression de la taxe d'habitation et -75 € dus au basculement de cotisations sociales vers la CSG.
Le signe " - " indique une perte du pouvoir d'achat

Pour l'instant ça fait à peine un plein de gasoil par mois en moins (avant la hausse du carburant !)
Ou encore un caddie de commissions... Un bon resto pour deux, mais comme on n'y allait déjà pas...
A moins qu'on rogne sur ce qu'on donne ici ou là aux restos du cœur, au téléthon, ou aux petits enfants pour les récompenser de temps en temps !

Aucun doute, la reconquête de la République passera par la reprise de la Bastille d'aujourd'hui, celle de la finance ! Et si ...

dimanche 10 décembre 2017

effet génération

75 616 180 € promis cette année.
80 319 213 € promis l'an dernier pour une collecte atteignant 92 000 000 € au final.

Les résultats du téléthon 2017 auraient été affectés par la mort de Johnny Hallyday !

La baisse des collectes depuis le début des années 2000 ne relève pas de cette conjoncture particulière, mais plus surement d'un "effet génération" qui s'applique à toutes les initiatives publiques de grande ampleur : entre deux et trois décennies la croissance d'un phénomène en durcit l'identité et renforce la mobilisation qui l'accompagne.
Et puis, passé ce temps, le phénomène aura tendance à péricliter, dans une courbe dont la décroissance s’accélérera d'autant plus que le phénomène n'appartiendra plus à la génération de ses auteurs.
Il en est de même de beaucoup de corps collectifs, associations ou autres, qui ne peuvent assurer leur pérennité autrement que dans l'institutionnalisation.
A la différence du téléthon dont les bénéfices sont plus difficilement à la portée des citoyens au quotidien, d'autres phénomènes peuvent plus facilement perdurer.
Les Restos du cœur et autres associations caritatives en sont encore l'exemple puisque la puissance publique les a consacrés en solution de substitution à la correction de ses carences, l'Etat créant d'autant plus de misère qu'il soigne la fortune ne peut plus guère assumer d'y porter remède.

Ces phénomènes illustrent d'ailleurs les faiblesses du modèle capitaliste réduisant l'Etat à la portion congrue de la protection de ses intérêts immédiats et laissant aux solutions caritatives la résolution des problèmes qui n'intéressent pas le marché à défaut de perspective assez profitables. Les maladies orphelines touchent trop peu de monde pour susciter l'appétit des marchands de remèdes. La misère du mal-logement et de la mal-vie en générale n'intéresse guère autrement qu'en entretenant les pénuries qui font grimper les prix des loyers ou des produits de première nécessité bien au-delà du raisonnable pour étriller le porte-monnaie des solvables en ne leur laissant que le minimum. Et c'est sur ce reste à vivre que leur humanité les conduira à donner aux quêtes d'une "solidarité" tant vantée par celles et ceux qui s'en affranchissent et qui, comme toutes leurs idoles vont planquer leur fortune en Suisse ou dans quelque autre paradis fiscal des Caraïbes. 

La puissance publique, dans un système démocratique doit être la garante de l'accès de tous aux fondamentaux de la vie commune,  au gite et au couvert avec l'eau, l'air et le feu de l'énergie, à la terre nourricière, à l'éducation et à la culture, à la santé et à la communication.

Aujourd'hui, dans sa logique du moins d’impôt, corollaire de la religion du "chacun pour soi", les plus fortunés ne se privent pas de mobilité pour mettre leur fortune à l'abri du partage qu'ils célèbrent si justement sur la scène des enfoirés ou plus régulièrement à la Une des médias.
Les généreux donateurs du téléthon bénéficient d'ailleurs des 66% de déduction fiscale ; ça ne représente pas grand chose en manque à gagner dans la recette fiscale du pays, juste une soixantaine de millions d'euros (ça financerait annuellement au moins 600 emplois d'enseignants chercheurs...) . Mais c'est autant d'argent public manquant et confié au privé, contribuant ainsi au mouvement d'ensemble de la privatisation des fonctions publiques.

Pour mémoire l'Etat Macron prévoit pour 2018 la création de zéro poste dans la recherche publique ; ceci n'est que le cache-misère d'une dégradation continue de la recherche universitaire derrière le paravent de l'autonomie des Universités auxquelles l'Etat attribue des budgets ne couvrant déjà pas la rémunération des postes existants.

Même la presse la plus "libérale" l'affiche :
la recherche médicale décline en France...





vendredi 8 décembre 2017

Idiolatrie

Des idoles* selon la Bible de Jérusalem :
"Elles* ont une bouche et ne parlent pas,
elles ont des yeux et ne voient pas, 
elles ont des oreilles et n'entendent pas."
Ancien Testament, Psaumes CXV, 5-6

L'idole n'est qu'image, représentation susceptible de capter l'attention et d'attacher les dévots à la divinité qu'elle représente pour mieux en propager la croyance ; et les ministres de tous les cultes consacrent les dévots en instruments de la croyance, spectateurs faisant pénitence. 

L'idole, dans toutes les croyances n'est que le subterfuge apparent de l’inexistence.

Flaubert en caractérisait fort bien la vanité :
"Il ne faut pas toucher aux idoles, la dorure en reste aux mains."
Cette image de pacotille, met la société en bal costumé pour mieux en scléroser la raison dans la prison de l'instant. 

Il n'est pas anodin de constater la concomitance d'une religiosité recrudescente dans la sphère publique quand la citoyenneté républicaine s'effiloche et quand la laïcité interroge... La tension s'exacerbe entre les dérives communautaristes et leurs manifestations en signes d'appartenance et la nécessité du respect de la différence qu'exige l'organisation d'une société civile et policée.

Sans remonter à la raison de Machiavel voyant s'effondrer la République, tromperie et déraison restent depuis des décennies les deux mamelles des politiques, l'important est dans l'image et ses mensonges, dans la communication et la promesse, dans le culte des personnalités, dans la mise en scène publique des faits et gestes dont on clame l'intime discrétion (voir Johnny et Laetitia Hallyday, Brigitte et Emmanuel Macron, Dany Boon et sa femme, avec Stéphane Bern autour du gâteau d'anniversaire de Line Renaud), dans la prison d'un présent qui, coupé du passé ne peut plus préjuger d'avenir autrement que dans un imaginaire fumeux à la merci de tous les charlatans qui passent (voir le discours sur nos jeunes qui n'auront pas de retraite ou le projet de loterie pour financer le budget de préservation du patrimoine...).

Pour s'être donné à des Trump, Poutine ou autre Macron, les peuples ont choisi des idoles.
Et à force de déraison leur idiolatrie devient mortifère pour l'humanité toute entière, une dérive suicidaire dans des sociétés de zombies, chair à canon de toutes les guerres, de la poudre, des ruines et du sang, des drones de guerre, guerres économiques ou guerre déclarée à la planète... Les hommes raisonnables fuient ces tumultes pour se jeter migrants dans la gueule de bourreaux qu'ils s'imaginaient sauveurs... 

Le spectacle de la France contribuera au grand spectacle du monde ce weekend dans la spectaculaire synchronisation du spectacle du Téléthon et de l'hommage populaire à l'Idole réunis pour occuper un "temps de cerveau humain disponible" (dixit l'ex patron de TF1) de télé-spectateurs de télé-réalité... Télé-tout, étymologiquement mis à distance d'un spectacle dont la proximité dévoilerait l'indécente imposture.
Banderole revendiquant le "vivre ensemble" ou les "services de proximité" à main gauche et pancarte réclamant de la télémédecine, du télétravail, du télétraitement, du télépéage ou de la télésurveillance... dans la main droite ! Vous comprenez.

D'un côté on consacrera l'oubli du désengagement de l'Etat dans le financement public de la recherche et de l'autre on déploiera un bel écran de fumée devant le triste spectacle de la misère de proximité qui  prospère aussi bien sous les ponts de Paris qu'ailleurs dans la France oubliée.

Le spectacle éveille les sentiments, génère de l'émotion... il fait ré agir.
Les idées, la réflexion, l'organisation de la réalité en pensée, l'intelligence sont nourries de raison pour maîtriser l'action.

dimanche 3 décembre 2017

Passé les bornes, il n'y a plus de limite !

Ce communiqué de la FSU03 à propos d'une initiative de parlementaire laisse pantois...

... ça se passe à Vichy, faut-il y voir un signe ?

"Incroyable mais vrai !

Mme Bénédicte Peyrol, député LRM de la circonscription de Vichy, a envoyé ceci aux directeurs d’écoles, principaux de collèges et proviseurs de lycée de celle-ci :
Comme le font savoir nos camarades du SNUIPP-FSU 03, son attachée parlementaire a en outre envoyé la missive ci-dessous aux maires pour qu’ils fassent passer le message aux directeurs d’écoles :


On résume la chose :
1°) les personnels des écoles primaires ont ordre de faire faire un portrait de Mme la députée en bleu-blanc-rouge,
2°) ceux des établissements de l’enseignement secondaire sont censés dessiner des "forces en marche". Hé oui : en marche ...
3°) un jury choisira parmi ces chefs d’oeuvre la carte de voeux de Mme la députée, et les lauréats seront envoyés se faire photographier à ses côtés.


Faut-il en rire ou en pleurer ?
Les deux, mon capitaine !
Mais il faut surtout faire cesser immédiatement cette ridicule, mais scandaleuse, atteinte à la liberté de conscience des enfants, à la laïcité qui ne se limite pas aux questions religieuses, à cette tentative de manipulation visant à mettre des élèves "en marche".
Au cas où on viendrait nous dire que nous manifestons bien peu d’ "énergie positive" et de sens du "dialogue transpartisan", nous confirmons : à l’école publique, la "nouvelle façon de faire de la politique", pas plus que l’ancienne ou que de très anciennes auxquelles elle ressemble d’ailleurs beaucoup, ne sauraient franchir la porte des salles de classes.
Qu’on ne vienne pas non plus nous dire que chacun est libre : en République, ces pressions sur les responsables scolaires ne sauraient être simplement permises.

Et cela tombe bien, il y a un Conseil Départemental de l’Education Nationale ce mardi, 14h 30, à la Préfecture.
FSU Allier."

lundi 23 octobre 2017

Extrêmement à droite...

Non ! ... dans le caniveau de l'histoire. C'est là que pataugent les restes de la bête immonde ; et c'est là aussi que viennent frayer les proches cousins de la droite "un peu moins extrême" qui grimacent les mêmes aversions sous un masque prétendument républicains.
L'égalité Femmes-Hommes c'est d'abord l'ÉGALITÉ, l'oublier ou feindre de l'observer, c'est ruiner le triptyque Républicain.

Liberté - Egalité, Fraternité !

Jamais l'une ne vivra sans les deux autres... et quelques accessoires bien indispensables comme la justice ou la paix qui sont aussi consubstancielles des Droits de l'Homme quand les femmes sont des hommes comme les autres. 

vendredi 13 octobre 2017

Pas ça !

On ne dit pas d'une député LRM qu'elle est gentille et qu'on pourrait peut-être faire quelque chose ensemble...
Non ? Et pourquoi donc faudrait-il faire assaut de tant de sectarisme ?

A cause de ça, tout simplement.

Trois extrait de l'Humanité du 11 octobre 2017




Il n'y a pas de député LRM sans Macron, pas plus qu'il n'y a pas de Macron sans les députés LREM, l'un ne va pas sans les autres et les autres ne vont pas sans l'un.
Quand à ce qui pourrait être fait avec eux... ??? 
Le dessin de Besse dans l'Huma Dimanche datée du 12 octobre le dit bien.

... à ceci près qu'il participe de la stratégie de communication de la galaxie Macron ; en appelant une réponse vulgaire à l'expression de son mépris de classe il fait d'une forme de populisme l'ennemi qu'il se choisit, son petit "fou du roi".
C'est aussi ce qui fait parfois la faiblesse de Jean-Luc Mélenchon qui peut tomber dans ce piège.



Pour s'en convaincre faut-il ré-écouter Jean-Christophe Castaner justifier le propos insultant de son président en passant une deuxième couche de mépris avant que la première ait eu le temps de sécher ?

"Je crois qu'on peut être cultivé et parler comme les Français."

Ne pourrait-on pas suggérer la sortie pour le prochain Noël d'un nouveau jeu de carte qui égayerait les veillées populaires en famille ?
On appellerait ça "Les cent familles".

Et dans la famille des présidents je demande :
"Casse-toi pauv' con...", "... les sans-dents", "Les salariées de Gad sont pour beaucoup illettrées... "
... Non "la suite 2806 du Sofitel", ce n'est pas dans cette famille, c'est dans la même famille que "Dédé la saumure"  et Cahu pris la main dans le zac"...






dimanche 1 octobre 2017

Retraite de Macron



Retrait : action de retirer...
Retraite : c'est le temps de l'investissement volontaire... dans la limite des moyens qui leur sont consentis !

Sur les mesures concernant les retraités (et les autres) c'est le retrait qu'il faut exiger de Macron.

samedi 23 septembre 2017

épée de Damoclès ?

L'humanité serait-elle aujourd'hui condamnée à l’anéantissement sous les coups mortels des fous qui gouvernent aux destinées du monde ?
Les américains des Etats Unis se sont donné le plus dangereux président de toute leur histoire...
Les russes ne sont pas en reste ; et combien d'autres états du monde sur tous les continents ? Sans oublier le dirigeant nord-coréen qui joue avec le feu !
Depuis trois quarts de siècles notre planète a connu une soi-disant paix en guerre permanente. Quand un foyer faiblit un autre est ravivé ; et pour le plus grand malheur du monde la gouvernance d'inspiration capitaliste maintenant mondialisée ajoute la pression de la misère et de la faim au triste cortège des victimes des guerres.
Le spectacle affligeant des migrations de la misère et de la peur en témoigne chaque jour : le monde est aujourd'hui dans l'incapacité de faire le bonheur de ses peuples. Tout au plus quelques élites accélèrent le processus à l'abri de privilèges dont ils renforcent les défenses chaque jour un peu plus en mouillant leur ciment à la sueur, au sang et aux larmes des plus faibles d'ici ou d'ailleurs.
Dans un espace où la communication trahit la justesse de l'information, où l'endoctrinement imbécile ruine toute prise de conscience et libre arbitre, où les dérives autoritaires minent les démocraties, rien n'est plus dangereux que le passage de la fiction des violences quotidiennement affichées sur petit écran à l'affliction d'une réalité mortifère subie, supportée, engendrée... Fatalité ?
Non bien sûr. 

La lutte d'aujourd'hui n'est pas la finale de la chanson, l'aboutissement naturel des temps d'exploitation, l'issue à forcer pour sortir de l'impasse libérale, elle est primordiale, fondamentale en ce qu'elle établit les fondations d'une véritable perspective de changement progressiste dans tous les domaines minés par la crise sociale, économique, politique et morale,

La défense de la paix à l'échelle de la planète est indissociable de celle d'une démocratie citoyenne aux racines du pays.
Les totalitarismes nazis et fascistes avaient ruiné le bel idéal des nations du mondes unies dans la SDN... Il serait criminel de laisser faire ou pire, d'accompagner la même calamité qui voit aujourd'hui l'ONU asphyxiée par les ambitions impérialistes des Etats-Unis et de ses petits valets de l'OTAN.

Les mouvements, les rassemblements peuvent être décevants dans leur ampleur... qu'importe ! L'important est que la chose existe et c'est dans son existence que se conçoivent l'idée et l'envie, les matériaux et l'architecture du changement progressiste et du sursaut salutaire qu'il exige..

C'est bien pour jardiner ce changement qu'il va falloir retourner dans la rue le 28 septembre prochain, le 10 octobre ensuite, et bien d'autres fois encore !


dimanche 17 septembre 2017

Retraités & actifs, même combat



Il n'est pas inintéressant de relire le texte de la loi du 4 octobre 1941... cette charte du travail n'aurait-elle pas inspiré quelques "réformes" d'actualité ?

vendredi 1 septembre 2017

Par ici la rentrée


Prendre le temps de comprendre pour convaincre et mobiliser... Le besoin d'action devra dépasser le réflexe de la réaction et sortir de 6 mois de foutoir électoral et de son résultat cataclysmique pour la démocratie. Attendre la prochaine échéance en faisant ricocher quelques éclats d'activisme ne suffirait qu'à préparer le prochain tour de vis... Écourter l'expérience Macron : un impératif vital pour le peuple de France.

jeudi 27 juillet 2017

Jupi t’es rien ?

Un article bien tonique du camarade Jean ORTYZ...

à lire et faire lire sans modération sur son blog de l'Huma !

Merci Jean pour ton coup de plume toujours aussi affûté !

En marche... arrière !

Les annonces sont alléchantes ; plus de taxe d'habitation pour 80% des ménages !
Pourquoi pas 50%, 90%, 69,87%... ou même 100 % ?
Le chantre du traitement égal pour tous aux régimes de retraites, met à l'index 20% des plus moins pauvres désormais bien plus riches !
Retour avant 82 et les premières lois e décentralisation. .. les collectivités locales sont à la botte du président qui va décider de leurs ressources au sou près, décidant de supprimer quelques dizaines de milliers de postes de fonctionnaires territoriaux.
Pas utiles les fonctionnaires ? Mais non ? Mais si ! Mais il sera bien plus profitables pour les boîtes à malices de faire tinter la cloche de la machine à sous publique en proposant de tondre les pelouses à moindre coût, d'encadrer les activités périscolaires à meilleur marché, ou même de fermer un guichet au prétexte de la dématérialisation.
Quand à l'autonomie de gestion, on n'en a plus besoin depuis que les cabinets de conseil et d'architecture viennent siphonner les trésoreries pour fournir des idées à des élus qui n'en n'ont plus. Projet un tantinet flatteur, doré sur tranche à la livraison, petites gentillesses au passage, et tous les aménagements de bourgs se ressemblent dans les alignements de pavés, de potelets, les plate bandes de graminées et autres surfaces de béton désactivé ou de sablette qui se fait la malle au premier orage...
A l'ouverture de l'ère Macron, derrière la façade reluisante d'une brochette de bobos dorés, se planquent les turpitudes bien banales depuis des décennies de ces petits arrangements avec la morale et l'éthique pour qui prétend s'occuper de la chose publique histoire de s'en mettre plein les fouilles.
D'un micron élu inéligible à Cahuzac, DSK, les plus petits se croient grands en en partageant les turpitudes, et tant d'autres confondus ou en voie de l'être font qu'un monde politique dégoûtant a dégoûté plus de la moitié des citoyens électeurs lors des dernières échéances électorales.
Et ceux qui sont élus, sitôt installés ont vite oublié l'étroitesse de leur assise et la fragilité de la légitimité de leur mandat.
Alors qu'à quelques jours d'intervalle on annonce la réduction des APL de 5 € par mois en même temps qu'on aligne les biftons pour financer les OPEX à coup de milliards avec une belle mise en scène d'un changement de dieu de la guerre en chef... La guerre, ça coûte cher... et il arrive même que des hommes en meurent.
... Qu'on révèle que la bien mal nommée ministre du travail voit révélée son beau coup de bourse chez Danone quand on les statistiques du chômage sont présentée tronquées pour planquer la hausse constante du travail précaire et des situations de misère.
... Qu'on assiste au spectacle affligeant offert par les nouveaux parlementaires "en marche" qui ne disent rien sinon Amen à leur demi-dieu et qui se prétendent en apprentissage, découvrant des déficits laissés traîtreusement par un précédent gouvernement qui avait quand même vu un certain Macron ministre de l'économie à Bercy, et tant d'autres bien placés pour savoir puisqu'ils creusaient en marchant...
Tous autant qu'ils sont, ils nous prennent pour des cons.
Qu'ils se rassurent, nous ne jouons pas dans la même cour et leurs parties de poker menteur n'intéressent plus personne.
C'est dans la rue qu'il va falloir leur apprendre la marche arrière, et la porte de la sortie. La démocratie est à regagner, la République à refonder, et ça passera nécessairement par la mise au pas des puissances d'argent et des marionnettes qui les servent.

vendredi 30 juin 2017

écrits vains

L'épisode de la turbulence électorale s'achève...
Les cartes rebattues, les jeux sont faits, et la mise est raflée.
Au petit casino des politiques, les machines à sous et les tables de jeu ont changé, ou tout au moins leur apparence. 
Les uns sont devenus les autres, mais comme un peu de prudence ne nuit pas pour qui veut garder sa place, certains jouent à la fois gagnant et placé !
C'est ainsi qu'en macronie, les républicains sont bifaces, les uns "macron compatibles" sont majoritairement dans l'opposition et opposants  majoritaires ; quant aux autres, en charge du viager sarkoziste, ils vont faire le bruit qu'il faut pour laver plus blanc que blanc dès qu'il va être question de dépecer le code du travail ou d'incinérer l’impôt sur la fortune.
En macronie toujours les socialistes ont fait naufrage et le peu qui reste a embarqué dans trois chaloupes de sauvetage promises au sort du radeau de la Méduse. Les plus "macron compatibles" qui n'ont pas pu se faire une place dans la belle aventure clament haut et fort qu'il font confiance au président... précaution pour le coup d'après ! certains entretiennent l'illusion de leur existence en cultivant la friche de l'arrangement consensuel, il faut s'abstenir pour l'instant et attendre pour voir... Quant à la troisième escouade, ses baroudeurs de salons moulinent à gauche comme autant de Don Quichotte guerroyant contre les moulins à vent.
Du côté des plus rebelles à la dérive monarchique et libérale du fric au pouvoir le modèle ne diffère guère, tout semble joué pour que soit consommée la fin d'un régime démocratique dans lequel le pouvoir émane du peuple et de ses débats pour s'abandonner aux adorations concurrentes du grand bal des égos.
Le paysage politique n'est plus fait que de personnages convaincus que leur personne les a faits ce qu'ils deviennent perchés sur leur piédestal. 
Plus d'organisations ni de militants, plus de camarades, mais des amis... Les  réseaux dits "sociaux" alimentent des cohortes de zombis parmi lesquels, prétention et ambition aidant, les prétendants n'ont plus qu'à se présenter au casting des investitures. Le modèle funeste de l'entreprise et de ses job-datings fonctionne à plein. Les candidatures viennent des individus en quête d'aura dans des mouvements de foule portés par les envolées des prophètes ou de leurs apôtres, Serions nous revenus aux temps moyenâgeux des religions ? 
La démocratie représentative avait d'autre fondements que le service des ambitions personnelles ; elle faisait émaner les candidatures des débats dans des organisations qui en faisaient les porte-parole, porte-drapeau, porte-voix d'un corpus idéologique bien identifié et sur lequel l'action politique était sensée mobiliser les électeurs.
Aujourd'hui la vie politique se réduit à des phénomènes de courtisanerie et, revenus au temps des privilèges, il est glorieux d'être invité au petit lever ou au coucher du prince, selphy à la clé et identification glorieuse dans la liste des amis sur facebook, sans que l'on sache jamais sur quelles idées se retrouver, découpage territorial ou concession autoroutière.
Macron préexistait à sa présidence, du petit municipal jusqu'à la rue Saint Honoré.
Pas de surprise.
En vérité je vous le dis... Macron président devant les parlementaires (bien mal nommés lorsqu'ils sont muets par principe en Congrès sous les ors de Versailles) leur délivre ses évangiles sans qu'aucun n'en dise mot en auditeurs captifs. Sortis de là ils devront dire amen au premier thuriféraire dès demain.
Dans sa constitution de l'an VIII Napoléon Bonaparte avait donné au Tribunat la mission de la discussion des lois sans les voter... et au Corps Législatif celle de les voter, sans les discuter.
Seront nous dans une configuration bien différente sous l'ère Macron quand trente douzaines d'obligés ayant fait vœu d'obéissance vont approuver des textes rédigés par l'exécutif ?
La République dans tout ça ? Elle existe encore, mais ailleurs, dans les catacombes de l'abstention, où la foule se presse de plus en plus nombreuse pour échapper au vacarme indécent d'une politique spectacle qui ne fait que rejouer sans cesse la même tragi-comédie du pouvoir, changeant de casting de temps en temps, et ne faisant relâche que pour un mondial de foot ou des JO...

L'abstention n'est-elle pas une manifestation citoyenne ?

mardi 20 juin 2017

10 de der.

Retraité(e) ou personne âgée ?
… chronique de la mort de la SECU.

Il ne s’agit pas d’ergoter sur les mots, et la question n’est pas celle d’un marchand de virgule ; elle pointe un choix idéologique de grande importance dans une orientation politique en marche héritée des dernières décennies pour en parachever le désastre.

« De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » ou « Chacun pour soi », telle est la question !

La retraite fait référence à un passé de vie au travail et fait le lien entre celui qui travaille et celui qui a travaillé, le premier contribuant à la subsistance du second. C’est tout le sens de la solidarité intergénérationnelle des conquêtes sociales héritée de l’après-guerre. La pension de retraite financée sur les cotisations salariales employés et employeurs n’est autre qu’un salaire socialisé (plutôt que différé) qui, comme toutes les cotisations sociales, doit supporter le renouvellement de la force de travail fournie à l’employeur.

Quant à elle, la « personne âgée », elle n’est autre que celle qui naquit trois générations plus tôt avant de passer par le temps de sa jeunesse puis de sa « force de l’âge » au travail, ou désormais, d’emploi précaire en galères, ou assigné à résidence chez Pôle Emploi...

Là il n’est question que de la situation de la personne sur la frise chronologique de son temps et de sa position au vu de la logique économique du marché.
·         Le jeune coûte par l’attention qu’il demande à ses parents adultes et qui pour un temps les détourne d’une activité productrice directe. Il coûte aussi beaucoup par la formation qu’on lui consent pour qu’il devienne force de production.
·         L’adulte coûte par la rémunération de sa force de travail dès lors qu’on la sollicite dans la durée pour exploiter son expertise (l’esclavage évacuait cette contrainte de l’employeur qui faisait du travailleur jetable renouvelé dans une économie de cueillette). L’adulte coûte aussi du fait de ses « pannes » d’accident, de maladie ou d’inaptitude.
·         La personne âgée représente un coût encore plus important dès lors qu’on la considère comme sortie de la sphère utile à la production mais que sa vie devenant parfois plus difficile exige plus de moyens pour faire face à la perte de son potentiel.

D’où la création depuis quelques temps d’une catégorie supplémentaire qui n’est pas sortie du chapeau des démographes constatant l’augmentation du vieillissement des populations, celui d’un quatrième âge avec le temps de la perte d’autonomie. Les personnes âgées dépendantes existaient aussi par le passé. Leur prise en charge était différente dans une société dont le fonctionnement intergénérationnel était différent.
Dans le modèle actuel qui confine l’action publique dans la parenthèse du présent, les plus jeunes, comme les personnes âgées, et à fortiori encore plus celles qui ont perdu de leur autonomie, deviennent des charges pour la société qui doit financer leur subsistance à minima.
De la même façon, dans la sphère des activités productives, la rémunération du travail est désormais largement déconnectée de la valeur des produits qu’elle génère comme de la qualification de ses producteurs. Dans ce modèle économique, ce n’est qu’après que les activités productives de biens ou de services aient rémunéré grassement les actionnaires que, s’il en reste, on va devoir arbitrer les choix budgétaires des dépenses sociales sur des recettes fiscales de plus en plus inégalement perçues et en évacuant peu à peu la part des recettes de cotisations sociales.
Dès lors l’âge et le grand âge représentent des fardeaux pour la société. Au prétexte de les responsabiliser, les vieux sont désormais invités à contribuer à la charge qu’ils représentent. Ils ne sont plus que des parts de marché où vont se cultiver les profits des résidences seniors, des produits et activités spécifiques ou des services à la personne… Ce glissement vers la marchandisation de la vieillesse accompagne la dérive de la protection sociale dans le système assuranciel, éclatant la société solidaire en collections d’individus catégorisés en fonction de leurs ressources… aux unes les « sénioriales », à d’autres le dépaysement au Portugal ou au Maroc, et pour la grande majorité la galère de campagnes désertées par les services publics (et les services tout court) et les quartiers urbains tout aussi abandonnés.

Les années d’activité et de luttes syndicales des adhérents de la FGRFP ont été plus souvent jalonnées d’action pour la « défense d’acquis sociaux » que pour la conquête de nouveaux droits.
Aujourd’hui la priorité syndicale reste malheureusement aussi calée sur la défense d’acquis malmenés dans une situation qui ne cesse de se dégrader. De ce fait la communauté d’intérêt des actifs et des retraités rend primordiale l’établissement d’une plateforme revendicative globale pour déjouer tous les pièges de réformes d’emplâtres sur jambes de bois masquant l’amputation des droits. La détermination de nouveaux droits dans un monde qui change (et qui ne doit pas changer qu’au profit de quelques-uns !) n’en reste pas moins le premier pilier de l’action syndicale et qui justifie tout autant la liaison entre actifs et retraités pour discuter, temps et conditions de travail, rémunération et protection sociale, etc. face à des pouvoirs successifs qui n’ont de cesse de se plier aux règles de l’économie de marché qui fonde le profit de quelques-uns aujourd’hui sur la misère du plus grand nombre demain.


Et surtout avant tout faudra-t-il déjouer le piège d’une participation consensuelle à l’établissement d’un cadre institutionnel qui détermine des orientations contraires à nos mandats, à nos principes comme à nos convictions.


Le cadre de la FGRFP, de par la diversité de ses composantes, peut être le lieu d’une approche fédérative dans la riposte aux mesures qui se profilent pour les retraités comme pour les actifs.

Mais il est vrai que pour beaucoup mieux vaut voir les vieux au thé dansant ou au concours de belote que manifestant dans la rue.

jeudi 4 mai 2017

Avant le jour d'après

Un débat ?
Pas vraiment, plutôt un affrontement confus et parfois violent entre deux rictus mis en scène...
L'arbitrage journalistique étant presque absent, un peu dépassé, réduit à l'annonce de thèmes sitôt abandonnés dans des digressions accessoires, les deux personnages en scène se sont affrontés en personnes, un peu comme deux petites frappes dans un coin de cour de récréation avec quelques saillies verbales sensées déclencher les hourras de leurs partisans respectifs.
A ce petit jeu l'un et l'autre sont restés calés dans le rôle que les sondages leur ont assigné : l'un tranquille, confiant et déterminé, l'autre fébrile et déjà dans son costume d'opposante.

Dans tout ça les contenus des projets étaient bien accessoires, et bien malin qui peut en détailler les grands traits après qu'on en ait juste aperçu quelques titres au passage - un peu comme à travers la vitre du TGV-, images fugaces en pièces de puzzle éparpillées sur le flou d'un fond indistinct.

Les postures, à défaut d'argumentaires de fond, ne rassurent pas sur la capacité présidentielle, la présidentialité comme ils disent. Et de ce fait l'affiche de second tour signe aussi la vanité d'une fonction dont l'exercice sera, malgré tout contraint pas le résultat de l'élection législative à venir.
Marine Le Pen ne s'est pas départie de tous les stigmates de l'extrême droite ancestrale qui l'a faite et du coup elle a mis en valeur son concurrent du jour qui n'en demandait pas tant et qui a plus souvent réagi à l'invective que véritablement déployé son projet resté flou. Emmanuel Macron en sort gagnant.

Mais le respect du peuple des électeurs n'était guère de mise, chacun enfermé dans un "je" aussi étriqué que leur capacité à convaincre pour faire l'alchimie du rassemblement et passer de 20 à 50% plus une voix dimanche prochain !

Le mirage "démocratique" des élections dites "primaires" s'est bien vite évanoui pour que s'organise en urgence la maîtrise difficile du chaos qui en résulte.

Et si, de la même façon l'élection présidentielle de cette année présageait de la fin d'une République malmenée, accaparée, amputée et qui n'en peut plus de survivre au profit d'intérêts particuliers dynamitant sa devise... Et si les prochaines législatives faisaient avancer en scène la perspective d'une nouvelle République qui remette des choses derrière les mots, la liberté et non le libéralisme, l'égalité et non pas celle des chances, la fraternité et non la charité, la justice et la paix...

La 6ème République, une belle utopie à mettre en musique dans le concert des urnes en empruntant la rue.