mardi 14 juillet 2020

le modèle sarkozy

Darmanin épouse le modèle de son mentor... passage par Bercy aux finances puis par l'intérieur pour maîtriser le monde des élections, de l'ordre et du renseignement...
Si le nouveau premier ministre a rendu sa carte des Républicains pour prendre celle d'En Marche, Darmanin ne l'a pas fait... Une réserve pour 2022 au cas où le candidat de droite devrait en affronter un autre et son extrême...
Ces branquignols de la démocratie ont tellement oublié le peuple des citoyens, que ce peuple là les a aussi oubliés, oubliant tout simplement d'aller voter.

vendredi 19 juin 2020

Au courant ?

Dans cette période d'anniversaire de la Résistance, il n'est pas inintéressant de s'interroger sur les réalisations liées au programme du CNR à la libération pour voir ce qu'il en reste...
Le film documentaire de Gilles Balbastre consacré à la casse du service pulic de l'énergie est riche d'enseignements sur le sujet.

samedi 13 juin 2020

7 millions de smicards...

Ce qu'ils gagnent en une année représenterait la fortune de Bernard ARNAUD...
105 milliards d'euros... c'est à la fois l'estimation de la fortune de Bernard ARNAUD, richissime patron de LVMH, et le coût approximatif annuel du chômage en France...
Choc de civilisation autant que de fortune entre ces millions d'hommes et de femmes privés d'emplois pour qui la calculette n'a pas besoin d'afficher bien des caractères en écrivant en rouge dès le 10 du mois... et cet individu qui va devoir entretenir une armée mexicaine de comptables experts en optimisation fiscale pour que sa fortune grossisse d'autant plus vite qu'il se soustraiera à la contribution au financement de la chose publique.
Liberté - Egalité - Fraternité
Que valent ces trois termes de la devise républicaine pour l'un comme pour les autres ?
Pas étonnant que les forces dites "de l'ordre" ne donnent plus le sentiment au plus grand nombre d'être leur protection républicaine ; l'ordre qu'elles préservent est celui d'une société d'ordres, de castes, de classes, une société d'ancien régime puant de privilèges et d'inégalités, miné par un communautarisme bien propice aux divisions des plus faibles et où la liberté n'est pluis que celle du loup dans la bergerie.
Rêve d'évolution, c'est la Révolution.

mardi 2 juin 2020

l'après pire

2S2C : à lire dans l'expresso du Café Pédagogique...
Avec le pire ministre de l'éducation nationale que notre République ait connu depuis des lustres de droite la crise sanitaire offre une formidable oppportunité dans l'accélération du dépecage de notre système éducatif...
2S2C, le sigle barbare identifie une nouvelle barbarie : sortir éducation sportive, éducation à la santé, éducation artistique et éducation civique du champ scolaire pour en confier la mission aux collectivités locales dans un champ d'activité périscolaires.
Au prétexte d'occuper la part des jeunes privés d'école par un déconfinement sous protocole le ballon d'essai est lancé ! Et ne doutons pas que nombre d'élus vont se sentir pousser des ailes comme ce fut le cas avec les activités mises en place à l'occasion de la refonte des rythmes scolaires...
D'une éducation Nationale -certes très inégalitaires aussi bien dans l'espace social que dans l'espace territorial- va succéder une éducation locale livrée au hazard des opportunités et des incompétences locales... 
Côté sport, à Pau les gamins ne manqueront pas de faire du kayak avec le beau parcours du grand Stade des Eaux Vives... Mais au Theil ou à Deux-Chaises ?
Côté santé... il est assez difficile d'imaginer le service de santé scolaire dépouillé jusqu'à l'os faire oeuvre utile ; quant aux personnels de santé accaparés par des tâches qui les épuisent, peut-on imaginer qu'ils soient une ressource mobilisable ?
Côté culture, quand on sait que la plupart des gamins des quartiers hors du périphérique ne connaissent pas la couleur de la Tour Eiffel ou la pyramide du Louvre autrement qu'à travers la télé, il est assez probable que les gamins de nos térritoires ruraux abandonnés depuis des décennies aux seules ressources de la débrouillardise de survie ne sentent guère de changement à la nouvellle donne des panseurs du capital.
Côté civisme... Quelles ressources municipales vont bien pouvoir être mobilisées pour pourvoir à l'encadrement d'activités propres à l'éducation des jeunes générations quand on voit l'état des cohortes d'élus en place et la vie citoyenne qu'ils suscitent... Pire encore dans les municipalité de droite ou d'extrème droite, les dogmatiques de l'ordre vont pouvoir recycler quelques militaires à la retraite pour faire antonner "Président nous voilà !" ddans les cours de récréation.
Mais le pire n'est-il pas dans l'amputation du champ d'intervention des professionnels de l'éducation que sont les enseignants.
Grands laudateurs des neurosciences, les pontes de l'éduvcation nationale macronienne en oublient quelques fondamentaux en matière d'éducation ; la complexité des mécanismes d'apprentissage et l'infini des interactions sociales dans la construction des savoirs mettent l'école aux antipode des ateliers robotisables de l'industrie dans un monde ou la sous-traitance est devenue la règle pour optimiser les profits. Nombre de missions sont externalisées au point que la hiérarchie des tâches accentue celle qui morcelle déjà la société.
Le constat des difficultés accrues pour l'école avait déjà été fait avec le développement des activités périscolaires assurées sous la responsabilité des collectivités ; les enfants ne manquaient pas de jouer sur les ressorts d'une concurrence faussée entre les deux mondes, des activités ludiques avec de gentils animateurs prenant le pas sur les préoccupations plus exigentes de l'activité scolaire. Pour peu qu'un encadrement défaillant en formation exploite des ressources grapillées ici ou là sans maîtrise et le hiatus entre les activités pouvait rapidement tourner au désastre en matière d'apprentissage...
Les enseignants devenus professeurs des écoles sont d'abord des "instituteurs" et des "institutrices", celles et ceux qui posent les fondements préfigurant le développement des trois grands savoirs : savoir, savoir-faire et savoir être.
D'autres y contribuent évidemment : la famille en premier lieu dans l'ordre de la transmission intergénérationnelle et des interactions sociales de la microsociété familiale, et plus largement de façon pluis diffuse le cadre social dans lequel vont se transmettre les particularismes territoriaux  et s'expérimenter les pratiques citoyennes.
Mais l'école  reste le lieu incontournable où vont se fonder les bases d'une éducation commune dans des apprentissages partagés.
La singularité de l'enseignant de l'école maternelle ou primaire se charpente autour d'une pluridisciplinarité fort utile au service des interdépendances des apprentissages fondamentaux. Et cette singularité permet de mieux servir celle des élèves en les repérant pour mieux les exploiter.
Plus tard dans la solarité, les disciplines séparées dans les filières prennent  le pas pour spécialiser les formations ; mais au niveau de l'école le saucissonnage des apprentissages donnant à penser que les spécialistes servent mieux la généralité des apprentissages de base constitue une erreur préjudiciable aux plus fragiles.
Une telle pratique ne peut qu'exacerber les différences et encourager les plus jeunes à concentrer leurs efforts dans leurs domaines de prédilection, négligeant la nécessité de l'établissement d'un socle intégrant tous les champs de l'expression comme de l'appréhension  du monde.
Le sport ou la santé sont indissociable des sciences biologiques ou physiques. Le culture et l'éducation artistiques sont intimement liées au couple lire-écrire qui se nourrit de textes en littérature, de mélodies en musique ou d'harmonies colorées et de formes en arts plastiques. Ce sont tous ces liens que les enseignants établissent à l'école de la citoyenneté dans le collectif de leur classe.
Les objectifs ministériels poursuivi avec les 2S2C ne sont rien d'autre que de poursuivre dans la voie du "moins d'école", pendant du "moins d'Etat" dans le domaine éducatif.
L'appel au périscolaire en lieu et place des temps d'enseignement est ancré dans ses réflexions. L'avenir de l’École pourrait être moins d'école. Le 2S2C s'installe.
Nous ne devrions pas être étonnés de voir s'y ajouter un autre vestige du temps de la crise sanitaire avezc le travail à distance dont il est question qu'il prenne sa place dans le secondaire et le supérieur de façon plu ample et régulière.
Décharger les professeurs des écoles de l'enseignement des sports, de la santé, des arts et de la culture, de la citoyenneté va leur dégager du temps pour un enseignement distanciel qui pourrait utilement remplacer les remplacements de professeurs absents... Sans compter les bouleversements dans les conditions de travail d'enseignants soumis aux exigences des services extérieurs assurant les enseignements que l'institution leur retire...
Une telle perspective sonne le glas de l'institution de l'EDUCATION NATIONALE.

Sans compter que le défaut de compétences dans les collectivités sollicités pour assutrer les missions nouvelles devrait se croiser avec un  défaut des moyens matériels et financiers souvent avancé par les élus et qui laisse présager des solutions bricolées à la fortune du pôt territorial... 

"La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens..." (extrait de l'article premier de la constitution de notre République).

Qu'en reste-t-il ? une liberté très surveillée quand la loi d'exception devient l'ordinaire, des inégalités croissantes de Fauchon-Wuitton à Lidl-Tati, et une fraternité confinée dans les replis communautaires d'un archipel social éclaté par la montée des peurs.

Pour saisir un exemple concret de réponse favorable du local à la demande gouvernementale des 2S2C on peut se rendre par ICI . Cherchez les contenus de l'offre et l'affichage des moyens mis en oeuvres qui pourraient déterminer le choix des parents...

jeudi 14 mai 2020

Le monde d'après ?

Derrière l'enfumage d'une communication sensée faire l'actualité, c'est un monde d'avant en pire qui se profile...
Déjà des pistes sont ouvertes pour que l'Etat d'urgence nourrisse de ses mesures d'exception l'état normal d'après... La chronique de Gérard Filoche dans l'HD de cette semaine est éclairante sur les perspectives d'une sortie de crise dure pour les travailleurs...

mercredi 13 mai 2020

L'archipel des solitudes

Les jours, les semaines, les mois passent dans l'air lourd de la norme anormale...
Le grand charivari étourdissant de la communication H24-7/7 donne le tournis...
Et nous sommes tous là, confinés déconfinés, masqués, distanciés, apeurés, à ne plus savoir très bien comment vivre et survivre à la calamité.
Presque honteux d'être épargné, ne faut-il pas à tout moment s'en assurer et considérer le péril chez les autres ? ... et encore pas si sûr qu'on ne soit pas soi-même pire péril pour les autres !
Tous les visages se fondent et se confondent ; tout juste la stature, l'allure d'une démarche vont trahir silencieusement la connaissance qui ne pourra pas lire pas sur les lèvres de l'autre le signe de la reconnaissance. Des visages dévisagés, des humains déshumanisés, des citoyens déresponsabilisés dans la contrainte obéissante à des règles aussi improbables que variables... La pandémie meurtrière a jeté sur le monde une chape de plomb.
Et les foules obéissantes se confinent, puis se déconfinent, ne se masquent pas hier quand l'épidémie se propage à toute allure... mais le font aujourd'hui quand la vague se calme...
Et les grandes consciences d'appeler à la rescousse au secours scientifique avec le vaccin miraculeux qui va faire la fortune de ses fabricants avant de se trouver honteusement impuissant face au prochain virus qui aura eu l'idée maligne d'être un peu différent du précédent... Tout à fait comme le pouvoir politique dégaine une loi nouvelle au lendemain de chaque fait-divers... c'est ainsi qu'on se donne de l'importance en réagissant bien plus qu'en agissant.

Au-delà de la maladie, de son origine comme de ses ravages mais aussi de son traitement par les autorités politiques, deux ou trois choses ne manquent pas de tracasser :
  1. Communication plutôt qu'information.
    Il a bien fallu constater la volatilité des discours tenus pour caractériser l'actualité ; ils ont sans cesse oscillé entre l'affirmation péremptoire masquant l'ignorance et démentie sitôt dite ou le mensonge calculé pour masquer l'incurie d'un système dans lequel la prévoyance et la précaution ont fait partie des cibles des chasseurs de coûts étalant à pleins carniers les économies budgétaires... et prompts à se dédouaner des difficultés qu'ils avaient eux-même engendrées...
  2. L'homme "animal social" disparait au profit de l'individu.
    Confinement et distanciation sociale sont venu encadrer des comportements dont le naturel était devenu coupable par nécessité : à défaut de pouvoir enrayer la contagion épidémique par une prise en charge sanitaire -hospitalisation et tests diagnostics- on arrête les gens plutôt que le virus. Et si des gestes barrière relèvent de l'hygiène de base, les mesures de distanciation dite "sociale" et le port du masque sont venus troubler l'ordre normal des choses dans les relations humaines de quelque type qu'elles soient. La proximité des êtres devient dangereuse, le nombre d'êtres rassemblés est désormais mesuré chichement par la loi. Insidieusement les mots qui créent les choses font qu'une prise de distance physique est dite "sociale", ce qui recouvre un tout autre champ conceptuel.
  3. "Le métier de surveiller rend stupide et ignorant ; cela est sans exception"
    Cette maxime du philosophe Alain n'a rien d'inquiétant pour les champions de la surveillance d'aujourd'hui, ils en étaient déjà frappés.
    Enfin, déjà banalisée après les périodes d'attentats passées de quelques années, la surveillance policière accrue et la présence militaire en surveillance de rue, sont entrées dans l'ordre normal des choses, et de la loi... Effet cliquet, la surveillance policière de l'observation rigoureuses des mesures édictées dans 'Etat d'urgence sanitaire", et ce n'est pas sous les balcons des hôtels particuliers du 16ème arrondissement, mais bien dans les "quartiers" turbulents que les forces dites "de l'ordre" viennent faire briller les gyrophares. La pauvreté et la misère sociale seraient-elles aussi contagieuses que le méchant virus ? S'y ajoutent aujourd'hui sans trop de réactions indignées quelques outils de fichage numérique... C'est un peu comme si la surveillance des citoyens était naturelle dans une démocratie citoyenne... Et dans un monde où des solutions techniques auraient la capacité de fournir une solution à tout problème,  aujourd'hui les systèmes de surveillance vidéo capables de détecter les infractions aux règles (port du masque, distanciation...) font recette dans les collectivités, dans les transports. 
Au bout du compte malades et soignants sont dans la même communauté des victimes de la pandémie et de sa gestion réunies, hier manifestants victimes du mépris du pouvoir et aujourd'hui noyés sous les larmes de crocodiles de la bienpensance gouvernementale...
Au bout du compte l'autoritarisme dont il est fait preuve et qui fait peu de cas de la conscience citoyenne et du civisme d'un peuple républicain, n'est qu'une manifestation de la faiblesse d'un pouvoir pris au piège de ses propres avanies, rattrapé par les effets directs ou indirects de sa politique dans les grands champs de l'action sociale, de la santé, de l'éducation, de la justice ou de la culture.

Dans cette espèce de "temps-mort" de la démocratie de l'Etat d'Urgence, le silence de l'importance devient d'autant plus insupportable que le bruit de l'insignifiance et du camouflage sont assourdissants.
Et les femmes, les hommes et leurs petits sont posés, là, les pieds joints sur les marques bleues, blanches ou rouges, comme autant d'îlots inaccessibles, 
Dans l'agonie du système capitaliste, submergé par les vagues successives de ses  dévastations, notre univers n'est plus qu'un immense archipel de solitudes.

NB :  Il fut un temps où les policiers de l'Etat Français raflaient sans trop d'état d'âme pour le compte de l'occupant... L'étoile jaune cousue au revers de la blouse suscitaient-elle l'inquiétude de tant d'autres... Maréchal nous voilà dans les cours d'écoles... Imaginez un seul instant ce dont seraient coupables les instruments d'aujourd'hui,,, Réalisez ce dont ils SONT capables.

lundi 20 avril 2020

Lazaret

La crise sanitaire que nous traversons, qui  est aussi mondiale (et dont le temps nous apprendra qu'elle n'était pas aussi imprévisible qu'il y parait dans sa nature comme dans ses conséquences), met à mal la vie de tous les peuples de la planète. A l'échelle mondiale comme à celle de notre pays ou dans notre proximité immédiate, tout montre à quel point ses effets délétères accroissent les inégalités du monde en ajoutant aux difficultés des plus vulnérables des tracas trop lourds à supporter.
Familiales, sociales, économiques, toutes les dimensions de la vie sont touchées ; la "distanciation sociale", les "mesures barrières", le "confinement" et un matraquage médiatique permanent font peser sur les personnes, des enfants jusqu'à nos aînés une chape de plomb sous laquelle les angoisses se cultivent sur un terreau mêlant l'incertitude à l'inconnu ; et ce malgré les éclosions régulières d'initiatives solidaires et bienveillantes qui sont autant de bouffées d'oxygène.
Les plus jeunes sont perturbés dans leur monde de l'éducation, les actifs bousculés dans leurs vie professionnelle désorganisée, les retraités écartés d'une vie sociale à l'utilité trop souvent négligée... Et on assiste à des éruptions d'attentions qui ne sont pas sans rappeler des élans citoyens post-attentats plus fugaces que les mesures d'exceptions qui s'en suivirent. Comment les consciences peuvent-elles ne pas être intriguées quand on voit personnels soignants ou pompiers noyés sous les lacrymogènes de la répression policière un jour passé pas si lointain quand ils revendiquaient des moyens qui font tant défaut aujourd'hui... maintenant qu'ils sont aussi bruyamment que justement congratulés !
La perspective du déconfinement à dater du 11 mai prochain ouverte à point pour faire patienter n'apporte guère de soulagement dès lors qu'on s'attarde sur les mesures envisagées. Il est question de tester... et d'isoler les cas positifs dans une nouvelle phase de confinement particulier au domicile ou à l'hôtel...
Voilà qu'on réinvente le lazaret ! à défaut de pouvoir soigner on isole le malade pour éviter qu'il ne contamine son entourage.
Ca parait logique !
Serions-nous attachés au temps de la peste et du choléra ?
Mais devrions nous oublier que nous sommes au 21ème siècle ? Quand des abrutis multi milliardaires sont capables de mettre en orbite autour de la terre une voiture de luxe... Après que la banque Rothschild ait placé un de ses commis à l'Elysée... Quand la démocratie vacille en bien des coins du monde sous les coups redoublés du monde de la finance nous ne serions plus à même de protéger la population en proie aux assauts d'un malheureux virus...
Et pourtant tant de "grands" cerveaux ne nous ont-ils pas préparé les scénarios macabres de quelques guerres des étoiles, concoctés les plans de quelques armes bactériologiques, expérimenté la pratique du massacre à distance du bout des doigts sur un joystick attaché par les ondes au drône meurtrier ?
Et Pourtant dans un temps déjà bien lointain, au milieu du siècle dernier, quand la pacification allait devenir la guerre d'Algérie je me souviens des oreilles attentives aux infos de la TSF... mais aussi d'une primo infection de la  tuberculose qui m'avait contraint à la fréquentation d'un dispensaire public dans ma ville préfecture pour m'en guérir. Aujourd'hui la tuberculose doit encore être la maladie la plus mortelle de la planète avec plus d'un million de morts par an. Elle n'est pas virale, c'est un bacille, petite bestiole bactérie, qui la cause. Il est vrai que concentrant ses victimes chez les plus malheureux, on y porte que bien peu d'intérêt...
Un demi million de morts sont à mettre au compte du paludisme, un autre fléau sanitaire frappant la ceinture intertropicale de la planète... Un enfant de moins de 5 ans en meurt toutes les deux minutes...
Les statistiques courantes attribuent aujourd'hui au Covid19 la responsabilité de près de 170 000 décès. C'est beaucoup, beaucoup trop ajouté aux près de 9000 victimes de la grippe de cet hiver...
Derrière tous les chiffres des statistiques et comme autant de drames, il y a toujours eu des vies, les unes brutalement interrompues et tant d'autres tourmentées à jamais pour ceux qui restent...
Mais dans notre beau pays l'attention portée aux disparitions est à géométrie variable ; plus de 3000 victimes des accidents de la route, c'est dramatique et insupportable. D'ailleurs les pouvoirs publics et quelques organismes porte voix se chargent de culpabiliser les fauteurs de morts sur les routes, inconscients chauffards confiés aux bons soins de la maréchaussée et des percepteurs automatiques... Quand dans le même temps les accidents de la vie courante vont faire sept fois plus de victimes, peu nombreux sont ceux qui s'en émeuvent. Il est vrai qu'un gamin qui s'ébouillante près de la gazinière bancale de quelque taudis, ou des vieux écrabouillés dans l'effondrement d'un immeuble insalubre, ça n'émeut guère.
Sans minimiser en rien la gravité de la situation actuelle, ne peut-on pas cependant se poser la question de savoir si, celles et ceux qui président à la destinée des peuples ne gesticulent pas d'autant plus que l'inconséquence de leurs orientations politiques a précipité les difficultés à faire face.
Comment le pouvoir politique en place aujourd'hui en France peut-il sans trembler évoquer le résultat  miraculeux de l'engagement des soignants dans un contexte où, de la droite sarkosyste à la gauche socialiste qui ont accouché de Philippe, de Macron et de beaucoup d'autres, ils sont comptable d'avoir pendant tant d'années sacrifié les besoins de santé publique à une rigueur budgétaire qui conduisait à fermer des lits, des services, des établissements...
Comment les mêmes qui envoyaient il y a quatre matins des légions policières en cuirasses gazer les manifestants des hôpitaux ou les pompiers qui réclamaient simplement les moyens de faire leur travail osent-ils aujourd'hui venir les félicitér et leur octroyer quelques centaines d'euros pour leur boucher le bec ?
Les nippons ou les coréens mettent des masques... Pas nous, puisque la porte parole du gouvernement en causait si bien... parce que c'est inutile, voire même dangereux... A aucun moment on a dit tout simplement que c'est parce qu'on n'en avait pas, tout simplement ! D'ailleurs en 2018 une usine bretonne qui en fabriquait avait fermé faute des commandes publiques abandonnées par le gouvernement... Et après ça, il faudrait donc entendre sans broncher nos politiques se féliciter du pont aérien  avec la Chine pour en apporter quelques uns quand les américains ne nous les subtilisent pas avec quelques poignées de dollars supplémentaires !
Il n'y a pas si longtemps que nos grands élus ont dû légiférer pour interdire de sortir manifester dans la rue en se dissimulant le visage, au risque de verbalisation à la clé... Les même gaziers ne vont-ils pas bientôt devoir nous verbaliser si nous déambulons sans masque ? Intellectuellement, ça doit être terrible de devoir sans cesse réviser ses modes d'emploi...

La crise sanitaire est un symptome supplémentaire de l'agonie du système capitaliste ; elle souligne les effets délétères des choix politiques qui conduisent la planète en réanimation et mettent les peuples en danger au seul prétexte d'un meilleur profit pour les tenants de la finance mondialisée. Le désastre écologique fragilise aussi les équilibres sanitaires dans tous les ordres du vivant. Qu'on soit plante, animal ou humain, aujourd'hui chacun peut signer de ses saignées : "le fric m'a tué !".

Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, dès que ce satané virus sera réduit à la raison c'est d'un grand changement dont le monde et les peuples ont besoin, un changement dont ils devront prendre en main la composition en renvoyant aux vestiaires les équipes qui les ont conduit au désastre.

mercredi 25 mars 2020

Cuba Si

C'est pas beau ça ? Attention aux risques d'apoplexie quand les médecins cubains vont se pencher sur le sort de ceux qui, porteurs malsains du virus de l'anticommunisme,  ont toujours rêvé de voir couler la grande Île Caribéenne de Castro ; il vaudrait mieux les ranger parmi les victimes suicidaires du capitalisme que dans celles du corona virus...

La coopération médicale internationale de Cuba en pointe contre le Covid-19
Publié le 25 mars 2020 par Front de Gauche Pierre Bénite


La coopération médicale internationale de Cuba en pointe contre le Covid-19
Jusqu'ici méconnue du grand public, la coopération médicale internationale cubaine se révèle, dans la lutte mondiale contre la pandémie du Covid-19, une actrice incontournable de la solidarité internationale.


Face aux replis nationaux et l'hétérogénéité de stratégies des pouvoirs publics qui caractérisent pour l'heure la situation et les actions des gouvernements des pays membres de l'Union européenne, plusieurs pays comme la Chine et Cuba font figure d'exception en s'engageant sur le plan international.

La coopération médicale internationale est un axe essentiel de la politique internationale de Cuba depuis les années 1960.

Elle a permis de former à La Havane des milliers de praticiens de nombreux pays, de porter assistance aux populations de pays ravagés par la guerre ou privés d'infrastructures sanitaires. En 2016, Cuba comptait plus de médecins et personnels médicaux en mission dans le monde que la seule Organisation mondiale de la santé (OMS).

Déployées au Brésil jusqu'à l'arrivée de Jaïr Bolsonaro qui les a expulsés, au Venezuela, au Nicaragua ou en Bolivie, là aussi jusqu'à la prise de pouvoir de l'extrême droite en novembre dernier, les missions médicales cubaines ont permis de renforcer la solidarité régionale latino-américaine sans pour autant délaisser les autres continents, l'Afrique notamment, et de sauver des millions de vie.

L'expertise médicale cubaine mais aussi ses équipes de recherche scientifique comptent aux premiers rangs internationaux et ont contribué à assurer au peuple cubain l'accès gratuit et universel à un système de soins performant. Cela a - au passage - permis à Cuba d'atteindre quelques-uns des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) énoncés par l'ONU dans la lutte mondiale contre les inégalités sociales et économiques entre les peuples.

Longtemps cet état de fait a été minimisé en Occident; à présent il s'avère que ce choix de la santé pour tous était le bon... pour tous.

« La solidarité internationale, la situation l'illustre avec force, est indispensable »

Aujourd'hui et malgré le blocus américain imposé par Washington depuis 1962 qui entrave Cuba dans son développement, c'est en Italie que se sont déployés, à la demande des autorités italiennes, les personnels médicaux de l'Île afin d'aider les Italiens qui vivent un cauchemar.

À Cuba même, dont les frontières n'ont pas été fermées par les autorités, la situation est maîtrisée malgré l'embargo économique et commercial, et 10 cas étaient recensés au 18 mars et suivis (pour l'essentiel, des touristes ou des Cubains revenant d'Espagne ou des États-Unis), le pays déplorant son premier mort, un touriste italien. Tout en maintenant la priorité de sa politique à la protection de sa population, Cuba répond aux demandes de solidarité et aide internationales.

À côté de l'Italie, c'est encore la Grande-Bretagne, dont la stratégie du Premier ministre Boris Johnson a livré à eux-mêmes ses concitoyens pendant des semaines, qui appelle elle aussi à l'aide la coopération médicale cubaine. Ainsi, c'est Cuba qui, il y a quelques jours, a autorisé l'entrée au port d'un bateau de croisière de plus de 1000 passagers, et plusieurs cas de contaminés, alors qu'il avait été refoulé par La Barbade et les Bahamas.

Alors, combien de temps, encore, faudra-t-il attendre, combien et quelles épreuves pour le peuple cubain et les peuples du monde entier pour décider de lever immédiatement et définitivement le blocus contre Cuba qui répond présent à toutes les demandes d'aide, y compris des pays industrialisés.

Dans cet esprit une vingtaine de parlementaires Français de tout bord rappellent «l'expertise» de l'île dans la gestion des crises d'épidémie sanitaire».

Dans un courrier envoyé samedi, ces députés s'adressent solennellement au premier ministre Édouard Philippe. Les signataires réclament «l'aide médicale» des Cubains pour faire face à la crise du coronavirus en France.

«Effectivement, Cuba a développé une expertise rare dans la gestion des crises d’épidémies sanitaires sur tous les continents. Cuba dispose de moyens humains experts prêts à partir», souligne François-Michel Lambert, député et président du groupe d'amitié entre les deux pays. Certains médecins caribéens étaient en effet déjà sur le terrain lors de la crise liée à Ebola en Afrique en 2013, et lors du choléra en Haïti au début des années 2010.

Le gouvernement de Cuba se déclare prêt
«Le gouvernement de Cuba se déclare prêt à envoyer une brigade médicale (en Franc) pour renforcer nos effectifs, notamment dans nos régions les plus affectées», assurent les signataires.

«Nous vous enjoignons de solliciter sans délai le gouvernement cubain pour disposer de ces moyens supplémentaires dans le cadre d'une collaboration internationale pour faire face à l'urgence», réclament-ils enfin.

La solidarité internationale, la situation l'illustre avec force, est indispensable pour aider ici à produire ou pour acheminer masques, tests, appareils respirateurs, denrées de première nécessité à toutes les populations touchées par la pandémie.

La solidarité internationale est un engagement réciproque et c'est le moment de mettre fin au blocus de Cuba dont le rôle dans l'éradication du virus s'avère crucial.

Il en est de même, dès aujourd'hui, quant aux sanctions économiques et embargos qui frappent des populations d'Iran ou du Venezuela comme pour les territoires palestiniens.

Comme à l'échelle nationale, on ne sort pas d'une épidémie en sacrifiant froidement une part de la population. Nous ne sortirons pas de cette pandémie mondiale si des peuples entiers subissent la double peine des sanctions et du Covid-19.

mercredi 4 mars 2020

L'imposture

49.3
La république en marche est prise d'une grosse fièvre en pleine épidémie sociale. Largement majoritaire en soutien parlementaire, le gouvernement utilise le verrou constitutionnel du débat pour passer une réforme dont l'impopularité est largement majoritaire dans le pays.
Cet épisode illustre au mieux l'imposture de l'OPA lancée sur le pays en 2017 par les maîtres de la finance pour qui la droite ordinaire et la gauche ramollie n'étaient plus d'aucun secours pour passer les turbulences d'une mondialisation sauvage. L'opération en France, dans un pays au passé encore assez présent pour retarder l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir comme dans nombre d'autres états européens, visait à discréditer les deux versants concurrents traditionnels du jeu politique hérité de la Révolution Française. Macron, biberonné au cabinet de Hollande, élevé dans les couloirs de Bercy avec Valls à Matignon, arrive à point nommé en sortant de chez Rothschild pour brandir l'étendard d'un "en même temps", "ni de droite ni de gauche", qui va vite se révéler, dès les lampions de l'élection éteints sur le parvis du Louvre comme un "à droite en même temps".
Cet "ailleurs" séduisant pour nombre de nouveaux venus en politique tout comme pour quelques escouades d'opportunistes recyclables de droite comme de gauche a fait le reste pour enclencher le starter de la "start-up nation" du banquier des riches.
La faiblesse de la base électorale du "nouveau monde" emportant un duel bien millimétré avec l'extrême droite, ne corrige en rien l'extrême faiblesse de la base électorale des battus dans une joute électorale qui tient plus d'une course à handicap que de la démocratie directe.
Mais cette faiblesse, masquée derrière une armée de députés idolâtres soumis qui sont en marche au pas, refait surface à chaque passage de gros temps.
Les Gilets Jaunes, l'interminable chapelet des affaires, de la saga Benalla à la litanie des ministres exfiltrés du gouvernement, Ferrand, Bayrou, Goulard, De Sarnez, Flessel, Nyssen, De Rugy ou Delevoye, tout porte à croire que le "nouveau monde" perfectionne furieusement les travers de l'ancien...
L'autoritarisme, manifesté par un accroissement d'une instrumentalisation policière au service d'un Etat fébrile face à l'hostilité populaire à l'égard de ses orientations, ne fait que s'affirmer de jour en jour au point que quelques macronistes commencent à décrocher.
Jupiter obéit à ses commanditaire.
Et la démocratie républicaine souffre à en mourir sous les coups de l'imposture.

jeudi 13 février 2020

Longtemps après

Il est tout à fait possible aujourd'hui de démonter pour en mieux comprendre les rouages la machine de l'histoire qui a conduit Hitler au pouvoir en Allemagne...
Aucune fatalité, ni génération spontanée dans cette abominable aventure.
Comme la grenouille mise à cuire à l'eau froide, les consciences embrumées par les crises, encombrées d'amertumes, secouées dans la tourmente des tensions internationales de quinze années d'après-guerre, se sont laissé séduire dans l'embellie des années 30 en "marchant avec le courant"... ils sont devenus les "mitläufer", disciples panurgistes dans la descente aux enfers...
De la même façon, le même rouleau compresseur du capitalisme dont la dictature fasciste n'est qu'un avatar, s'est relancé dans les dernières décennies du dernier siècles. Les atermoiements et les reniements des socio-démocrates d'ici comme d'ailleurs ont fait le lit de la droite, et banalisé une extrême droite rendue fréquentable dès lors qu'on l'instrumentalise en adversaire repoussoir...
La dictature de la finance, balayant sur son passage un siècle de conquêtes sociales s'installe tranquillement malgré quelques soubresauts de la bête humaine, gilets jaunes et autres luttes...
Le moindre mal n'a toujours conduit qu'au pire.
Et dans quelques décennies, après qu'un nouveau cataclysme aura résolu la fièvre capitaliste comme à plusieurs reprises au siècle dernier, on se dira : "s'ils avaient su..."
Or nous devrions savoir, c'est la leçon élémentaire de l'histoire.

mardi 28 janvier 2020

Start-up du nouveau monde


Dans la période de grande mutation engendrée par la crise d’un système à bout de souffle, ce n’est pas de solution alternative que l’ancien monde accouche, mais de sa survivance maquillée.
La « start-up nation » de Macron n’échappe pas à la logique qui l’a fait naître, et, contrairement à ce que beaucoup auraient tendance à penser, il ne s’agit pas là d’un prototype encore mal réglé de la nouvelle machine politique. Ce n’est que le triste avatar de l’interminable agonie du capitalisme, une figure qui rejoue bien maladroitement la petite musique du petit chaperon rouge.
Pour s’en convaincre, rien ne vaut l’usage de la réflexion qui anime cette démarche : un cabinet de conseil en stratégie d’entreprise la ferait sienne, mais elle vaut aussi bien pour une formation politique, une association, ou toute formation en équipe.
Le propos d’appuie sur une situation dans laquelle chaque stade de développement d’un projet se construit sur la base d’un précédent incontournable : les 5 doigts de la main.
Premier temps : le rassemblement.
C’est la confiance qui va sceller la formation d’un ensemble, le lien primordial qui doit s’établir dans un collectif susceptible de produire.
2ème temps : la tension
Dans les débuts d’une formation de groupe, l’observation réciproque des parties fait osciller entre confiance et défiance sur la seule base de l’interrogation sur la motivation du rapprochement et de la préfiguration de l’étape suivante qui va susciter l’établissement du leadership.
3ème temps : l’engagement
C’est le moment où le « faire » va catalyser les énergies, nécessiter naturellement l’organisation, la détermination des rôles, et donner à voir une forme d’équipe en action. Le choix d’un chef n’a rien d’anodin entre la satisfaction d’une ambition et le choix d’un homme de paille…
4ème temps : la responsabilité
Dans sa phase de maturité l’équipe renvoie chaque acteur à son positionnement dans le collectif. C’est le moment où peut se dessiner le bénéfice individuel des interactions dans l’action : faire ensemble accroît la capacité de chacun (cf. la dialectique de l’école et du préceptorat).
5ème temps : le résultat
Ce dernier temps de la marche n’est pas une fin en soi, mais plutôt un aboutissement d’étape qui en se partageant va constituer la base d’un nouveau cycle basé sur la confiance.
Si on s’accorde sur cette grille de lecture du fonctionnement collectif, deux cas de figure peuvent se profiler, celui d’un cercle vertueux conduisant à la réussite, et celui du cercle vicieux de l’échec.
Si l’échec pour finir peut intervenir après un dysfonctionnement intervenant à n’importe quel temps du cycle, la réussite n’est possible qu’au terme d’un parcours sans accroc.
Au premier temps du processus de la formation du groupe, si la confiance ne s’installe pas durablement la vulnérabilité est assurée et le second stade ne produira qu’une harmonie artificielle pour masquer les tensions plutôt que les résoudre en communiquant.
Au second stade, l’affichage d’une entente artificielle ne fera qu’exposer des ambiguïtés qui seront autant de freins à l’action. Pourquoi faire quelque chose si on n’a pas d’objectifs clairement partagés ?
Au troisième stade, la résolution des ambiguïtés s’opère dans la fuite ou dans la composition de postures de complaisance. A défaut de faire, on fait semblant, et personne n’est redevable à personne de quoi que ce soit, aucune responsabilité n’est prise.
Au quatrième temps la situation se fige sur des résultats le plus souvent maquillés et que personne ne voudra assumer et partager en se réfugiant derrière son statut. C’est le temps du repli sur l’ego.
Quand on observe la macronie, le premier temps de la confiance a occupé toute la campagne présidentielle avec une teinte d’acceptation qui caractérise l’adhésion aux tribuns populistes. Venus de nulle part à défaut de savoir d’où l’ensemble se forme en donnant une existence à chacun avec une forme de revanche pour ceux qui désertent un autre camp moins reconnaissant…
Depuis, le fonctionnement jupitérien du président a fait basculer la start-up politique dans le cercle vicieux de l’harmonie artificielle de « l’en même temps carpe et lapin ». Cette culture assumée de l’ambiguïté affichée cache de plus en plus mal une orientation à droite désormais aussi bien assumée qu’elle s’impose à des troupes de « godillots » obligés
Fuite ou complaisance sont les deux mamelles du pouvoir dans les périodes pré-électorales avec dissidences et ralliements qui obscurcissent le paysage et qui réduisent la perception des enjeux à la seule dimension des ego et à l’artificialité d’une légitimité élective contestable.
Se croire invulnérable et se prévaloir d’une image, cultiver l’ambiguïté en étant faible et flou sur l’organisation au seul bénéfice d’une figure tutélaire d’apparence auto-proclamée, mais le plus souvent promue par les forces occultes qui l’exploitent, tous les ingrédients de l’échec.



vendredi 24 janvier 2020

Pour ou contre

De la réforme des retraites à l’installation d’une porcherie, ou la réforme du Bac… Les sujets de polémique ne manquent pas dans l’actualité !
L’observation des faits et comportements conduit assez systématiquement au constat que les commentateurs décrivent comme un processus de radicalisation. Et les plus "radicaux" ne sont pas nécessairement les opposants qui tentent de se défaire des pièges qui leur sont tendus !
Et tout aussi systématiquement on a l’impression que l’expression du désaccord éclot à retardement, alors qu'il serait trop tard, après un temps de flou ou d’occultation qui éloignait la préoccupation du champ d’une réflexion concertée.
La divergence des opinions n’a rien d’inquiétant, bien au contraire ! C’est bien dans la confrontation des idées que s’affûtent les arguments et que se solidifient les convictions qui sont les moteurs de l’engagement et de l’action.
Alors, comment se fait-il qu’il faille aujourd’hui, dans nombre de conflits, en arriver à un constat de désaccord indépassable ?
L’éveil de l’opposition à un projet conduit d’autant plus à cette situation qu’il survient brutalement dans le paysage, un peu comme un vice caché. Ce fut le cas de phénomène Macron qui a défié la marche ordinaire d’une alternance centre gauche-centre droit et qui s’est imposé dans la logique du moindre mal du « tout sauf Le Pen » tout en affichant l’image d’une nouveauté balayant un vieux monde politicien déconsidéré par ses errements.
A vouloir bousculer le vieux monde des acquis sociaux bâti à force de luttes récurrentes depuis des siècles, et qui toutes peuvent s’inscrire dans une volonté d’émancipation des peuples des oppressions qui les corsètent, le pouvoir se heurte à des oppositions de plus en plus larges et fortes tout en durcissant la protection policière de ses projets. C’est une forme de repli derrière les remparts du château ou des institutions, laissant au peuple l’occupation des faubourgs, comme ronds-points aux Gilets Jaunes.
L’expression de l’opposition ne s'inscrit plus dans l’équité du débat démocratique, mais dans un affrontement existentiel qui met en péril la nature même du lien social. Sur la petite musique de l’individualisme et du communautarisme qui l’accompagne si bien, la légitimité de toute opposition se heurterait désormais aux exigences nouvelles d’une liberté circonscrite à soi-même.
Ce phénomène se double d’une recrudescence de l’instrumentalisation des masses par des groupes de pression qui masquent leurs véritables commanditaires et leurs intentions aux yeux de ceux qu’ils circonviennent pour aboutir à leurs fins.
C’est ainsi que les peuples européens élisent des députés siégeant dans leurs parlements…  Mais ce sont des milliers de lobbyistes au service des grandes puissances économiques qui font la loi en dictant aux parlementaires la plupart des termes de la loi.
L’actualité, de Davos à Versailles, n’est pas avare d’exemples du lien indéfectible du monde politique et des intérêts économiques particuliers qui s'accaparent les richesses de la nature et le fruit du travail des hommes.
A une autre échelle, mais sur le même modèles, les marchands du temple de la consommation aujourd’hui se paient le service d’armées d’influenceurs actifs sur les réseaux sociaux pour conformer les comportements des consommateurs aux appétits de leur marché.
Par ailleurs, les travailleurs, celles et ceux qui vont le devenir, ou ceux qui n’en sont plus pour une raison ou pour une autre, ne disposent d’aucun de ces conseils utiles au développement de leur cause pour mieux vivre, ou tout simplement exister.
Les lois inspirées par les lobbys ne conduisent pas seulement à faire parcourir les mers du monde aux containers de pacotilles chinoises vers l’Europe ou des poubelles de plastiques européennes vers la Malaisie… elles ne conduisent pas seulement à augmenter de plus de 20% la consommation agricole de pesticides en 2018 quand on aurait dû la réduire drastiquement depuis 20 ans… elles ne conduisent pas seulement à faire travailler les gamins d’Inde ou d’Afrique orientale pour fringuer les gamins français à bon marché… Elles ne conduisent pas seulement les normes européennes à s’assouplir pour autoriser l’élevage des cochons bio sur caillebottis ou pour tolérer la présence de pesticide en label Bio avec une diminution des contrôles quand la société attend mieux…
Elles conduisent parfois à l’engrenage d’un cercle vicieux où les acteurs directement concernés sont conduits à contribuer activement aux dégradations qui les touchent. C’est ainsi qu’avec une des manifestations du réchauffement climatique, les agriculteurs ont été amenés à réclamer l’assouplissement de règles communautaires fixant les dates limites de semis l'été dernier… tout ça à cause du manque d’eau dans des parcelles drainées à grands coups de subventions… Favoriser l’écoulement de l’eau, et se plaindre qu’elle ne soit plus là… Ne  devrait-on pas supprimer l'ENA agricole ?
Et il arrive un jour que les puissances économiques gravitant autour du monde agricole arrivent à leurs fins en asservissant l’ensemble du processus de production ; la terre et les hommes qui la travaillent ne sont plus alors que les accessoires d’objectifs qui les dépassent, réduit à l’état de ressources dans un dispositif dont ils ne maîtrisent plus la conduite. Les contrats liant agriculteurs et groupes de l’agro-alimentaire leur laissent généralement la charge des investissements dont l’amortissement est calculé au plus juste pour limiter la part de profit revenant au producteur.
Le terme même de « ressources » humaines » n’a rien d’anodin, il signe l’exploitation des uns par les autres dans une relation sociale de domination attribuant aux uns les devoirs et aux autres les droits.

C’est dans le chaos d’un tel paysage que les tensions s’exacerbent et qu’à défaut de réflexion on mobilise à l’affect en suscitant des émotions faciles à partager. Les réseaux dits « sociaux » sont les vecteurs privilégiés de ces emballements sollicités pour tenir lieu d’argumentaire.
C’est ainsi que des salves d’applaudissements vont souligner tel ou tel propos ou déclencher une bronca désapprobatrice… Dans un cas comme dans l’autre la seule certitude porte sur l’incapacité des uns à écouter les autres qui au mieux les auraient entendus.
Et, dès lors que l’effort de tout échange est condamné à l’échec, ce ne sont alors qu’expression de postures et recherche pressante du prétexte à la dérobade en déplaçant le sujet : information trop tardive, absence de contact, cible inappropriée, respect de normes, attentes sociétales, choix d’un moindre mal, responsabilités extérieures…
Au bout du compte il se dégage une masse d’approbateurs béats faite de ceux qui « marchent avec le courant ».
En d’autres temps ce sont aussi ces « Mitläufer » dont les rangs s’étaient grossis dans les années 30 pour accompagner la montée du nazisme qui confortèrent la position d’Hitler au pouvoir jusque dans ses pires agissements.
Cette forme de panurgisme insupporte toute opposition aux évolutions contestables, c’est la base d’un « populisme » mortifère pour la démocratie.
Face à la force qui impose et s’impose comme une évidence incontestable, c’est la résistance qui doit s’organiser et prendre la responsabilité d’agir.
Cette dialectique de l’autorité et de son opposition a toujours suscité des vocations de collaborations face à l’émergence de la résistance. L’histoire en est aussi pleine que les bribes de l’actualité conflictuelle du moment, qu’il s’agisse de la réforme des retraites, un projet de grande porcherie, de la réforme du bac...
Le confort paresseux de la collaboration expose malgré tout au désagrément du désaveu quand la force du nombre en prise avec l’intérêt général vient à bout des mercenaires des intérêts particuliers.
Les nostalgiques de la monarchie, comme ceux du pétainisme ou du temps des colonies en sont encore les preuves vivantes.
Des « grands » projets comme Europa City, le Center Parc de Roybon, l’aéroport de Notre Dame des Landes, la ferme des mille vaches ont suscité des résistances… Beaucoup d’autres l’auraient dû pour le bien de l’humanité et de la planète qui la porte dans le microcosme local comme à l’échelle de la planète.
Le bon sens suffit : il suffit de dire NON à la démesure et à l'accaparement particulier, de s’assurer de l’innocuité de l’action dans son environnement pour l'intérêt commun, c'est le prix du bien public porté par toutes les révolutions populaires comme en avait accouché la Résistance...
Il ne faut pas désespérer de la jeunesse, et les vieux grisons pourfendeurs de Greta Thunberg feraient bien de soigner leur ankylose intellectuelle dans les coulisses des chaines d'info qui les nourrissent.

Résister, c'est créer... Résister c'est exister...

jeudi 16 janvier 2020

Compromis

Retraite à points ?
NON, NON et NON !
Depuis longtemps la CFDT est embauchée pour servir dans l’arrière cuisine de l'Elysée et de Matignon...
Dans compromis, il y a aussi promis !

samedi 4 janvier 2020

Bonne ânée en état policier

C'était l'année dernière, le lundi 30 décembre, l'Humanité publiait en page 10 un article sous la rubrique des libertés publiques qui annonçait la chose : "Le gouvernement veut pister les voyageurs".
Il aura fallu attendre toute la semaine pour que d'autres média s'en emparent et que la télé publique l'évoque timidement.
Depuis longtemps il est de bon ton macronien de fustiger les insupportables atteintes aux libertés commises en Chine par le truchement des progrès technologiques de la reconnaissance faciale...
Mais dans le "en même temps" macronien, le secrétaire d'Etat Cédric O qui avait travaillé avant d'être au gouvernement, pour le groupe SAFRAN qui développait les technologies de reconnaissance faciale, met en place une expérimentation de la reconnaissance faciale sur des systèmes de vidéosurveillance...
Et donc désormais un service de collecte des données de voyage sera à la disposition de la police (et de la gendarmerie ?)... Le miracle du numérique et l'évolution des services qui exigent maintenant la réservation ouvrent la voie à cette intrusion policière dans la vie privée de tout un chacun. La puissance des machines peut aujourd'hui permettre d'exploiter des données massives pour en extraire l'aiguille dans la botte de foin. Et derrière le prétexte de la lutte anti-terroriste se profile l'habituation sournoise à l'amputation progressive des libertés individuelles.
C'est l'histoire de la grenouille qu'on a mise dans l'eau fraîche de la marmite, quand l'eau tiédit elle se régale de bien-être, puis c'est trop chaud ! mais aussi TROP TARD.
Avec les mesures envisagées, la police n'est plus l'organe de sécurité dont un peuple libre est en droit de se doter pour assurer sa sécurité intérieure. Les scarabées noirs caparaçonnés d'aujourd'hui sont d'abord des garde-chiourmes plus enclins à réprimer les soubresauts populaires qu'à protéger des citoyens qui en ont désormais plus peur qu'ils ne sont confiants.
Ordinateurs, téléphones, carte de paiement et autres objets connectés mettent aujourd'hui les citoyens en résidence surveillée sous le bracelet électronique qu'ils se sont "librement" procuré... et tout ça en leur donnant le sentiment de se "libérer" d'une foultitude de pesanteurs de "l'ancien monde"...
Comme beaucoup d'autres concepts, la liberté n'est invoquée que pour masquer son agonie.
Imaginez un instant, 80 ans en arrière, qu'une telle panoplie eut été à la portée de la milice de Pétain ou des sbires de la gestapo...
Les flics d'aujourd'hui n'auraient même pas eu l'occasion d'accrocher quelques éborgnés à leur tableau de chasse dans une société conduite au pas de l'oie.
La liberté n'est pas une idée abstraite, c'est une quête permanente et indissociable de l'humanité. Et dans la supercherie macronienne de l' "en même temps esclave et maître" institue la violence comme monnaie d'échange "en même temps" qu'il claironne le dialogue...
Nelson Mandela ne manquait pas d'expérience en la matière pour en dire ceci :
"Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur."

L'opposition radicale de la liberté et de l'oppression n'a rien d'un mythe, c'est le passage obligé de l'intelligence dialectique de ceux qui ne se résolvent pas à subir.

vendredi 13 décembre 2019

Usagers ou clients ?

Les codes langagiers des chroniqueurs des médias servent bien l'orientation que leur message doit susciter chez les auditeurs ou téléspectateurs...
En période de grève, les gens qui veulent prendre le train sont des "usagers" pénalisés par les défaillances du service... voire même parfois "pris en otages" !
En période "normale", ce sont les clients de la SNCF ou de la RATP qui se pressent sur des quais bondés ou qui s'acharnent sur l'écran d'une borne récalcitrante...
Alors ? Clients ou usagers ?
La présentation à géométrie lexicale variable n'a rien d'anodin, elle renverse le sens des choses en associant la défaillance du service public aux mouvements revendicatifs dont le premier objectif est de les défendre.
En être dupe, c'est consentir à en être victime.
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jeudi 12 décembre 2019

Rigolo

Les commentateurs, pour beaucoup "embeded" dans l'armée des communicants élyséens, évoquent les tentatives du gouvernement pour désamorcer la grève en flattant la CFDT, l'UNSA ou la CGC, toutes trois organisations affublées du bel adjectif de "réformistes"...
Comment ces organisations qui ne sont pour rien ou pas grand chose dans la mobilisation qui fait battre le pavé à des centaines de milliers de français pourraient-elles faire arrêter le mouvement ? Ce mouvement n'est pas que le leur, et si jamais il le devenait, ce n'est guère que parce que leur base est moins attachée au pouvoir que leurs directions.
Que la CFDT retourne bavarder dans les salons de Matignon ne change rien à l'affaire, sinon que l'organisation risquerait d'y laisser des plumes comme tant de fois par le passé !
Parler de dialogue social quand on choisit les interlocuteurs flatteurs pour dénier le droit à la parole aux autres est une bien singulière conception de la démocratie.

Quant aux révélations qui surgissent de jour en jours sur les pratiques du maître de cérémonie de la réforme des retraites, ancien de l'UMP bien à l'aise en macronie, elle ne font qu'alimenter le dégoût légitime d'un peuple méprisé par ceux qui s'en prétendent le gouverner.

arnaque En Marche

L'humanité dévoile l'enfumage gouvernemental sur la belle machine de la "réforme des retraites".
Le modèle américain, une universalité de misère pour conduire à la recherche de solutions individuelles dans l'assurance et les fonds de pensions -pour ceux qui en auront les moyens-, c'est l'objectif des ministres de droite (Lemaire, Darmanin, Philippe...) du petit commis de Rothschild locataire de l'Elysée...
La capitalisation sera la conséquence immédiate et obligatoire de la réforme Macron.
Quant aux gesticulation de vierge éconduite de la CFDT... les adhérents de la dite "première centrale syndicale de France" vont peut-être enfin, et une fois de plus, comprendre qu'ils ne sont que la chair à canon des complices bienveillants du pouvoir. Le "Réformisme" n'a jamais dans l'histoire servi la classe ouvrière, il a toujours nourri les traîtres à sa cause qui pantouflent du côté gouvernemental et/ou patronal.

mardi 10 décembre 2019

pauvres riches

Rien à voir ? et encore...
Le monde est ainsi fait que les riches vivent de la mort des pauvres.
Et encore beaucoup de ceux qui nous gouvernent n'en sont pas satisfaits, considérant que moins de plus riches doivent être en capacité de faire crever plus de plus pauvres ! et en cela, ils ont une solution imparable : le "progrès" du commerce de la mort.
La télé nous a cassé les oreilles avec les résultats récents de l'enquête PISA sur la réussite scolaire des enfants des 79 pays de l'OCDE... et voilà que la France a un système éducatif toujours aussi déplorable avec tant d'enseignants feignants grévistes malades en vacances qu'un ministre divin et sa politique aussi divine ne parvient pas à mettre au travail pour une meilleure réussite de notre jeunesse... 
L'OCDE, née de la volonté des USA de suvre les investissements du plan Marshall dans les pays capitalistes au soir de la seconde guerre Mondiale, trois douzaines d'Etats trustant 80% de la richesse mondiale, n'est guère qu'un accessoire de l'ultralibéralisme qui donne son avis sur tout ce qui peut servir l'intérêt des marionnettistes qui tirent ses ficelles.
On nous a donc infligé le jugement sans appel de l'état déplorable de notre jeunesse passée par une école publique dont il est bon de souligner l'incurie quand on sort de l'école privée qui vit des deniers publics.

MAIS !
MAIS ?
MAIS...
... à côté de ça, avez-vous entendu les média s'épancher sur l'industrie et le commerce florissants de l'armement ?
Et pourtant, là, la France avait de quoi s'afficher en cocorico majuscule : notre pays arrive au 5ème rang mondial !
Belle réussite de la République EM (En Marche ou Emmanuel Macron au choix) !
Avec (,5% de part de marché la France arrive malgré tout derrière les Anglais (8,4%), les Russes (8,6%) et les USA (59%...).
Pour la France, les 6 grands groupes industriels de l'armement, Thalès (9,5 milliards de dollars), Safran (3,2 milliards de dollars), Naval Group (2,2 milliards de dollars), Dassault (2,9 milliards de dollars), CEA (2,3 milliards de dollars) et Nexter (1,1 milliard de dollars) comptabilisent 23,2 milliards de dollars... la moitié du budget de l'Education Nationale §
Dans le même temps on apprend qu'un grand groupe pharmaceutique abandonne des productions  consacrées à des maladie chroniques pour ce recentrer sur des traitements du cancer et autres pathologies plus "rentables" pour le résultat capitaliste des investissements.
Ce que le monde dit "développé" consacre à l'industrie de l'armement chaque année représente ce qu'il faudrait dépenser dans les dix années à venir pour éradiquer la faim dans le monde...

Heureux les écoliers français qui ne sauront pas assez bien lire ou compter... Macron compte sur leur ignorance pour qu'ils oublient de comprendre les causes de leur mort prématurée, qu'ils produisent des armes, qu'ils en commercialisent, ou qu'ils s'en servent.
Et pendant ce temps-là, le manège continue de tourner et les marchands de canons tirent la queue du mickey pour gagner le droit d'en faire encore un tour en marchant sur les cendres de leurs victimes.

vendredi 6 décembre 2019

retraithon, usine à cochons, téléthon,

Même combat !
Hier, enfin,  le réveil a sonné !
Le rendez-vous revendicatif du 5 décembre a sonné, un peu comme le glas du vieux monde de Macron ! 2500 manifestants à Moulins, autant à Vichy et mille de plus à Montluçon... Plus de deux millions de talons sur la route des manifestations, des rails qui rouille, des "bus Macron" briseurs de grève qui ne roulent pas, quasiment vides et coincés dans les embouteillages... Tant d'écoles fermées, tant de compréhension, ça se mérite et ça impose un devoir de suite à celles et ceux qui ont entamé la longue marche de la résistance.
Mais rien n'est gagné tant que les thuriféraires du capital branleront l'encensoir du MEDEF et dégoupilleront le goupillon policier.
La porte est juste entrebâillée, elle s'ouvre sur demain, sur mardi, sur l'avenir.
La cause de la mobilisation populaire contre les projets gouvernementaux est comprise et elle rassemble des gens d'horizons bien divers ; cela faisait bien longtemps qu'on n'avait pas pu mesurer une telle ambiance.
Bien sûr, les quelques "gilets jaunes" qui marchaient hier pouvaient considérer que "ce n'est pas avec ça qu'on va gagner" -en faisant référence à la tranquillité de la manifestation-... Peut-être n'avaient-ils pas saisi qu'il s'agissait plus de la détermination et de la sérénité des causes justes que de résignation.
Les paroles du pouvoir en place sont éblouissantes de leur culture hors-sol, gavées des tics de langage et des recettes de mauvaise communication qui en trahissent l'artificialité.
L'enjeu de la lutte engagée contre la réforme des retraites couvre bien plus largement la contestation d'un régime tout entier orienté vers la satisfaction de l'appétit des requins de la finances au mépris de la faim de justice sociale de notre peuple parmi tous les autres fatigués sur une planète épuisée. La résistance s'organise...

Du macrocosme planétaire au microcosme local, il n' y a qu'un pas, c'est celui de projets déraisonnables comme celui de l'installation d'une porcherie industrielle de 3000 cochons dans le bocage bourbonnais...
S'en inquiéter aujourd'hui serait coupable d'entrave à la modernité, d’imbécillité ignorante d'une marche du monde que quelques aveugles prétendent montrer en exemple à l'instar des réussites "agricoles" des USA ou du Brésil...
Et pourtant les autorités publiques qui ont dégraissé la réglementation pour faire passer des dossiers de la catégorie "à autoriser" à celle qu'il suffit de "déclarer" ne manquent pas de prétendre que la république est en marche... effectivement en marche vers plus de sujétion aux appétits des financiers, et au plus grand mépris des populations de citoyens consommateurs sur une planète asphyxiée.
Si l'activité humaine engendre parfois son lot de produits profitables à la vie alentours... elle enfante aussi, assez systématiquement pour qu'on y soit attentif, quelques désagréments... Certains évoqueraient ici la belle couleur jaune orangée des champs glyphosatés (qui n'est pas sans rappeler les expériences vietnamiennes des Etats Unis avec l'Agent Orange) avant que de nouvelles semailles s'accompagnent des apports d'intrants exigés par les plantes qui ne passent plus sur terre que comme les jeunes pousses des start-up en bureaux partagés. Là ou ailleurs, ça n'a pas d'importance, pourvu que la  puissance publique ait installé les réseaux, les conditions d'exploitations. Là ou ailleurs, pas d'importance, pourvu que la banque flaire la bonne occase avec un marché chinois porteur aujourd'hui, et un "trou du cul du monde" où il serait curieux qu'un peu d'intelligence ait survécu après tant d'années de mise en jachère des services publics et de la citoyenneté.
Une règle simple pourrait pourtant s'appliquer : élève des cochons tant que tu veux, des hannetons ou des poissons rouges, c'est ta liberté, tant que tu es en capacité d'en "digérer les effluents"...  Ce serait le rétablissement du simple équilibre dont la nature  a besoin et qui est mis à mal par les prétentions profitables du capital. Ce n'est pas un hasard si, aujourd'hui, des pays d'Extrême Orient ou d’Afrique s'émeuvent d'être devenus la poubelle de l'Europe ou des Etats-Unis qui les gavent de containers de déchets... Le fumier des cochons n'est en rien différent, et n'a pas vocation à voyager par nos chemins pour fumer à bon marché des cultures d'ailleurs dont les récoltes se négocieront à la bourse, sans jamais faire le pain de nos boulangeries... ni le jambon d'une charcuterie euthanasiée. Il reste des résistances...

Les fonds rassemblés par le Téléthon ont permis l'avancée, et parfois l'aboutissement, de merveilleuses recherches... Que d'espoirs pour les malades atteints de tant de maladies dites "rares", orphelines"... de celles dont le marché de la guérison n'est pas considéré comme assez rentable par l'industrie pharmaceutique pour y consacrer les crédits de recherche indispensables...
Dans la rue d'à coté c'est l'EHPAD qui gémit, les Urgences en embolies, le désert médical...
A quoi ça sert d'avoir une République en marche si elle n'est capable que de servir un meilleur CICE aux firmes industrielles de la santé en même temps qu'elle saigne la santé publique en court-circuitant l'hôpital public des Urgences à la morgue ?
La réussite du Téléthon, souffrant de la stagnation des résultats de sa collecte et de l’épuisement des équipes locales d'animation qui le portent, témoigne de la persistance du bien dans des esprits citoyens qui ne se résolvent pas à supporter indéfiniment l'occupation de notre république par les garde-chiourmes de la finance. La solidarité, l'ouverture aux autres n'est pas un vain mot (et souvent pour les plus modestes), et ces postures généreuses, riches d'humanité, persistent dans les difficultés du moment. Et c'est tant mieux ! Secours Pop, ou secours catho, Restos du Coeur ou Sidaction... La mobilisation citoyenne résiste au rouleau compresseur de l'individualisme forcené porté par les politiques publiques depuis des décennies. C'est un beau geste de résistance...

Sans confusion aucune, toutes ces causes, et bien d'autres, relèvent d'une même contestation, celle du régime mortifère de l'argent-roi ;  des nuisances du capitalisme pour l'humanité, de l'entre-soi local jusqu'à l'échelle planétaire, la pression de l'exploitation capitaliste des richesses de la terre et du vivant qu'elle porte atteint le seuil de l'insupportable, il est tout naturellement juste et louable que la Résistance s'active...

Jadis au siècle dernier, le CNR, enfanté avec Jean Moulin dans le cataclysme de la guerre, avait fait le bel enfant d'un programme mis en oeuvre en partie à la Libération et qui avait permis à notre peuple de sortir dignement de ses ruines : nationalisation des banques, de l'assurance, du transport aérien, de l'énergie, gaz, électricité, charbonnages...
L'enjeu reste aujourd'hui du même ordre : redonner aux peuples la maîtrise de leur destinée en les émancipant de la dictature des marchés financiers.

De  la même façon que les ambitions de la Résistance victorieuse à la libération ont été très tôt écornées par les survivances revanchardes des 100 familles d'avant-guerre, toute avancée n'est jamais acquise et mérite d'être défendue, y compris et surtout quand notre pays vient de décrocher le triste privilège d'héberger la troisième fortune mondiale passée de 73 à 92 milliards d'euros l'an dernier...
Quand on vous dit qu'il n'y a plus d'argent...


samedi 23 novembre 2019

Le rare est cher

Producteurs de "terres rares" et "métaux rares" et pollution
Il y a 90 matières premières indispensables au développement d'un pays moderne. Or Pékin produit 44% de l'Indium, 55% du vanadium, 65% du spath fluor et du graphite, 71%  du germanium, 77% de l'antimoine, 61% du silicium,  67% du germanium, 84 % du tungstène et  95 % des terres rares, consommés dans le Monde. Le Congo produit 64% du cobalt. L'Afrique du Sud produit 83% du platine, de l'iridium et du ruthénium. Le Brésil fournit 90% du niobium. Enfin, les USA fournissent 90% du béryllium. La Russie contrôle 46% du palladium et la Turquie 38% du borate. Enfin, l'Argentine pourra bientôt produire jusqu'à 165 000 tonnes/an de  lithium (soit 45 % de la production mondiale). On voit bien qu'il n'est jamais question de nos pays européens comme potentiellement producteurs? Cela signifie que nous sommes, à la fois des furieux défenseur de l'environnement, parmi les champions de technologie "propres" et totalement dépendants politiquement et économiquement dans toutes les techniques innovantes.
Il faut aussi parler des consommateurs qui, avec les producteurs, font les prix de ces matières rares et, ainsi, déterminent les mines à ouvrir. Et si nous revenons à la pollution engendrée par les activités minières, voici des exemples:  au Kazakhstan Sud (14 % du chrome),  le Syr-Daria, le plus long fleuve d'Asie centrale (2 212km de long) est tellement pollué qu'il est devenu impropre à la consommation humaine et animale sur plus de 70 % de son parcours. Pour les puits, c'est pareil. Et ces eaux sont, souvent, même impropres à la simple irrigation agricole. Les Chinois, dans leur course effrénée au développement industriel et technique, ont pollué tant et plus. La Chine: 1er émetteur mondial de CO² (28%), avec 10% de ses terres agricoles contaminée par les métaux lourds, 80% de ses puits contaminés par la chimie et 5/500 seulement des plus grandes ville de Chine ayant une atmosphère conforme aux normes internationales.  On estime que 3 millions de Chinois meurent chaque année à cause (directe) de la pollution de l'air et de l'eau. Attention si des Congolais meurent, eux aussi, de la pollution imposée par l'exploitation minière du cobalts, c'est aussi pour nous permettre d'installer des batteries sur nos voitures électriques. Nous refilons les sales boulots aux peuples en voie de développement. "But not in my back-yard" comme disent et comme font les Américains. 
"Avant même leur mise en service, un panneau solaire, une éolienne, une voiture électrique ou une lampe à basse consommation, portent tous le "péché originel" de leur déplorable bilan énergétique et environnemental. C'est bien le coût écologique exorbitant de l'ensemble du cycle de vie des "green tech" qu'il nous faut mesurer- un coût qui a été  calculé avec une incontestable précision" (G. Pitron). 
Infos en provenance du Québec...

Et si c'était vrai !


Les « Terres Rares" désignent 17 métaux : le scandium, l’yttrium, et les quinze lanthanides. Alors que les" métaux rares" concernent d'autres métaux rares. Jusqu'à la renaissance (1515 François 1er) les hommes utilisaient 7 métaux. En 1970 : 20 métaux différents. Aujourd'hui 86 métaux sont utilisés (tableau de Mendeleïev). Et l'explosion de l'extraction de ces métaux rares vient essentiellement de leurs caractéristique thermiques, magnétiques, conductrices, mécaniques, catalytiques, optique... Les progrès scientifiques et techniques des domaines comme ordinateurs, téléphones portables, avions, voitures électriques, domotique... font appel à de plus en plus de terres rares et métaux rares. Nous y reviendrons.

Le problème environnemental que crée l'extraction de ces métaux est le suivant : ils sont le plus souvent en quantités très réduites dans les roches.

Des exemples :
  • 1 kg de vanadium = 8,5 tonnes de roches extraites
  • 1 kg de césium = 156 tonnes de roches extraites
  • 1 kg de gallium = 50 tonnes de roches extraites
  • 1 kg de lutécium = 1200 tonnes de roches extraites

Voilà qui est pire que le charbon et que le pétrole. Et, pour des raisons un peu longues à développer ici, ces déchets minéraux et ces mines elles-mêmes deviennent radios actifs au fur et à mesure de l'extraction.   Vous imaginez bien les dégâts sur l'environnement, dans le secteur de ces gigantesques mines. Rajoutez à cela que pour extraire ces métaux de la roche il faut d'énormes quantités de produits chimiques comme les acides sulfurique, chlorhydrique ou fluorhydrique ou encore du mercure. Et où partent ces produits hautement toxiques ? Dans les fleuves les plus proches ou dans les nappes phréatiques. C'est ce qui se passe en Chine devenue le producteur n°1 de ces métaux. Et les Chinois rachètent des gisements de terres rares, à tour de bras et notamment en Afrique (mines de Cobalt au Katanga).

Et, soit dit en passant, les américains qui sont en train de concevoir l'avion furtif de toute dernière génération, le F-35 ont un fort besoin de métaux rares et notamment pour des micro-aimants d'une efficacité ahurissante. On n’en fabrique pas aux USA, non plus qu'en Europe. Alors d'où viennent-ils ? De Chine qui produit 90 % des métaux rares. Donc la puissance militaire américaine est dépendante, en grande partie tout au moins, de la Chine. Du reste le gouvernement chinois a décidé de n'en exporter pas plus de 60%. Le reste doit, maintenant, venir d'Afrique, d'Australie, de Russie...Et voilà pourquoi, aussi, Donald Trump a proposé de racheter le Groenland : il serait assez riche en terres rares (7 à 10 % des réserves mondiales).  Et la Chine, championne de la batterie électriques et des panneaux solaires (silicium, lithium, cobalt), fabrique déjà 4 batteries sur 5 et va probablement fabriquer la majorité des futures voitures électriques dans le Monde.

Voilà la clef du "capitalisme vert": nous remplaçons des ressources qui rejettent  des milliards de tonnes de gaz carbonique par d'autres qui ne brûlent pas.  Mais les conséquences de l'extraction des métaux lourds (en quantité de réserves beaucoup plus limité que pétrole et charbon) pour les moteurs, l'informatique, les alliages conducteurs... d'une part vont vite se raréfier et d'autre part, si l'on explore ta totalité de la chaîne de production, plus raffinage et mise en œuvre, s'avèrent très polluants. Le bilan "pollution" d'une voiture électrique apte à parcourir 600 km (Tesla = Elon Musk) sera tout à fait comparable à celui d’une voiture diesel de la même puissance. Enfin la récupération de ces métaux rares dans les objets modernes est très compliquée et très coûteuse car ils sont utilisés, le plus souvent, en alliages.

Le bouquin dont j'ai extrait ces informations : "La guerre des métaux rares" de Guillaume Pitron chez "LLL Les liens qui libèrent, " collection "Poche". 
...& des Infos en provenance du Québec...                 

lundi 28 octobre 2019

Défense d'ivoire

Autant il est glorieux dans les allées du pouvoir et sur les tapis des beaux quartiers de s'insurger contre le coût exorbitant de la fonction publique et des services publics en général en soulignant leur incurie et leur inefficacité, autant la grande muette reste muette, et on n'en parle pas.
Jadis la gloire de la guerre étincelait sur les poitrines maréchalesques. Et l'accusation de traîtrise n'était pas loin pour qui prônait la "victoire par la paix" plutôt que "la paix par la victoire"... Alex Blanc, Raffin-Dugens et Pierre Brizon en savait quelque chose en votant contre les crédits militaires après leur retour de Kienthal en avril 1916, réhabilitent l'élan pacifiste brisé par l'assassinat de Jaurès et l'asphyxie de l'Union Sacrée.
Aujourd'hui, ne doit-on pas toujours s'interroger en rapprochant le refus obstiné du pouvoir de réhabiliter dans la mémoire collective de notre nation les "fusillés pour l'exemple" de 14-18 et les efforts budgétaires consentis à l'armée dans la loi de programmation militaire 2019-2023 ?
Et pour densifier l'interrogation, ne doit-on pas y ajouter la volonté toujours présente de la confusion de toutes les mémoires de guerre dans une sorte de "memorial-day" qui scelle la gloire militaire au cortège de ses morts.
Ainsi la commémoration des horreurs du passé servirait bien opportunément à masquer l’indifférence à celles du présent dans un consensus lénifiant d'union sacrée. 
Et pendant ce temps là, l'armée de notre République, sans que notre République n'ait déclaré la guerre à qui que ce soit, se projette sur tous les continents au prétexte que faire la guerre ailleurs préserve notre sécurité intérieure. 
L'engrenage mortifère des attentats terroristes et des ripostes alliant engagements extérieurs et renforcement de la surveillance intérieure crée une ambiance bien peu propice à la tranquillité et à la co-existence pacifique entre les peuples comme à l'intérieur des peuples : l'insupportable déchirement de notre nation dans l'enchevêtrement imbécile de la religion et du politique en est un triste exemple aujourd'hui.
La professionnalisation des armées, faisant un corps étranger à la nation des civils, éloigne le danger pour le pouvoir d'une contestation populaire des engagements militaires comme les guerres coloniales avaient pu en susciter en leur temps au siècle dernier autour des soldats conscrits du contingent.
De la même façon le phénomène guerre, en un siècle, a tant évolué qu'il ne fait désormais guère plus que des victimes civiles très loin des nations des militaires projetés en opérations extérieures. Les actualités ne présentent-elle pas un ou deux soldats victimes des "rebelles" qu'ils pourchassaient au même titre que la masse indifférenciée des centaines de civils victimes d'écarts de bombardements ?

"Si vis pacem, para bellum."
Préserver la paix en se préparant à la guerre... Si, de l'histoire millénaire des peuples, cet adage avait pu être vérifié, peut-être aujourd'hui n'en serions nous pas à compter plus de 15 crise majeures dans les dix dernières années ensanglantant tous les continents.
Dans les cinq ans qui viennent la France envisage de faire progresser ses crédits militaires d'une vingtaine de pour cents (8 milliards d'euros) et d'un peu plus encore (+250 millions)pour ce qui concerne le financement des opérations extérieures...

Anatole France ne disait-il pas :
"On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels !".

A force de fabriquer et de vendre des armes au prétexte de la défense, aurait-on  oublié que l'arme est aussi l'instrument de l'attaque dans une dialectique impitoyable qui ne fait guère de victimes que dans le ballon-prisonnier des cours de récréation.
Est-on bien regardant sur les clients de nos marchands d'armes ? Qu'en font-ils ? Où les oublieront-ils pour que d'autres s'en servent ? N'auraient-ils pas mieux à faire de la richesse de leurs peuples trop souvent miséreux ?
Ajoutant à cela le décervelage obstiné des jeux guerriers -soit-disant virtuels- banalisant la mort et instituant la nécessité d'identifier l'autre dans son rôle de méchant pour s'assurer l'illusion de celui du bon... Triste civilisation de l’exacerbation des différences dans la religion de l'individualisme, de l'ostracisme, du repli communautaire, de la violence sous toutes ses formes, de la méfiance instituée en vertu... Une société de premiers de cordée seuls perchés pour mieux tirer la couverture à eux ! ... à vomir.

Ne serait-il pas temps de déclarer la PAIX en osant éradiquer la guerre, et ses outils et ses carnages ?

Sinon, quel nouveau Jaurès va devoir succomber à la folie des hommes en armes comme on en voit désormais partout, pour notre sécurité ! pour le maintien de l'ordre, de quel ordre ? De quel ordre des choses quand on voit resurgir de partout les nostalgiques de l'ordre vert de gris en Allemagne et bien ailleurs ?

mercredi 23 octobre 2019

La bourse ou la vie ?

Depuis le début de l'année la bourse de Paris a progressé de plus de 20% comme celle de Francfort ou de New-York...
Michelin a vu sa valeur en bourse progresser de 21% depuis le début de l'année, et l'entreprise ferme des sites de production en France au prétexte d'une "compétitivité" insuffisante...
Les maisons de retraite ORPEA progressent de 20%... et les pensions des résidents ?

Du côté du luxe et de la mode, LVMH gagne 45%; Dior ou Hermès progressent de 30%... Et ce ne sont pas les bénéficiaires des Restos du cœur  ou du Secours Pop qui forment leur clientèle...
Dans la maison France sous la coupe du majordome Macron, les maîtres de la finance sont aux anges, plus la misère et la précarité progressent pour le plus grand nombre et plus la fortune de la petite caste de privilégiés enfle et s'exagère.
Le président des riches ne préside rien, garde chiourme de la prison du peuple, petit valet au château de ses maîtres argentiers, il ne fait que régler le ballet des opulences.

Tout ça n'a-t-il pas déjà trop duré... le temps ne serait-il pas venu d'en changer ?

Quant à l’épouvantail de l'extrême droite, comme tout épouvantail qu'il est, n'épouvante-t-il pas que celles et ceux qui alimentent la peur ?
Hier c'était le rital ou le juif... Aujourd'hui c'est le musulman ou le noir...
Plus facile de s'en prendre à eux qu'aux boursicoteurs ! Non ?