lundi 24 septembre 2018

La Régression En Marche

Le renversement du paradigme de notre République opéré par la clique Macron depuis ses tout débuts en fanfare électorale commence à devenir incontournable pour les observateurs jusqu'aux plus macron-compatibles de droite... comme de droite.
Les dernières phases législatives emballées avec l'assentiment bienveillant des troupes godillottes de Jupiter conduisent à un renversement des codes de la République construite en deux grands siècles avec une citoyenneté mise à mal dans les dernières décennies.
Pour s'en convaincre il suffit de recoller les morceaux d'un puzzle donné à reconstruire aux électeurs SANS LEUR FOURNIR L'IMAGE DU RÉSULTAT !
Un caillou blanc sur le chemin...
Le malaise des élus municipaux démissionnaires est symptomatique ; ce sont généralement des maires de petites communes, de ces villages qui n'existent plus guère et qui grelottent sous les vents mauvais des réformes accumulées ces trois dernières décennies, déshabillés de tout !
Plus d'activités ni de travail, plus de commerces, plus de services publics, plus guère d'associations... Et comme pour conjurer une évolution qu'on ne voulait pas comprendre comme l'effet d'une politique bien déterminée, on se laisse conduire en laisse vers les regroupements pédagogiques intercommunaux pour conserver une illusion d'école... On rachète la licence IV du bistrot qui ferme pour le refaire fonctionner... On rachète un ou deux bâtiments pour y réinstaller l'épicerie disparue... On rénove une ou deux vieilles bâtisses pour en faire des logements, histoire de remplacer ceux dont la vie s'achève par quelques familles qu'on exile à la campagne pour libérer LA VILLE de ses taches de misère en même temps que les bailleurs sociaux mettent du locatif en accession à la propriété, histoire de limiter encore un peu plus l'accès au logement des plus faibles... On contribue joyeusement à la construction de la Maison médicale de la Communauté de communes qui réussira peut-être à séduire un médecin étranger...
Ce n'est pas un petit caillou blanc, mais bien une carrière du granit dont on fait les tombes que certains maires découvrent, impuissant à faire vivre leurs illusions.
Ce ne sont pas les petits carriéristes qui démissionnent, ceux pour qui la République généreuse salarie une occupation qui a cessé depuis bien longtemps d'être un véritable engagement politique au vrai sens du terme. Ce sont généralement des gens de bonne volonté qui se réveillent tardivement d'une anesthésie au hochet. Ils ont été élus dans une commune dont ils amenuisent volontairement l'existence pour dépasser les obstacles de leur pauvreté en se confiant à des communautés d'autant plus grandes qu'elles ne sont pas générées par la volonté commune de coopérer mais par l'injonction institutionnelle. Et désormais les élus d'élus, petits sénateurs des champs gouvernent des espaces étrangers aux citoyens qui les composent. Le lien du maire et des élus municipaux avec leur communauté citoyenne a désormais disparu et se perd dans la brume des délégations de "compétences", chacun ne sachant plus guère qui fait quoi... Et cette ignorance organisée bien sûr indispensable pour que l'usage de l'argent public soit désormais orienté massivement au financement des activités privées, les missions de service public devenu malicieusement "service au public" pour être privatisées...
Il est bien rare que ce soient les présidents de communautés qui démissionnent, ou leur cortège des vice-présidents qui ont toujours leur hochets en mains en s'imaginant que ce qu'ils font est de leur ressort... Mais font-ils bien autre chose que ce que les préfets leur font faire ?

Le coup d'état transparent a déjà mis à mal la démocratie républicaine à sa base en effaçant les "territoires" communaux. Il accélère le processus à la tête de l'Etat avec la poursuite du "moins d'Etat", de la réduction de la dépense publique, qui ne se fait jamais qu'avec un recours plus massif à l'initiative privée et l'augmentation des coûts de service qui l'accompagnent, profit oblige, à la révision du cadre même de l'action publique, remise en cause des statuts des agents publics dont on voudrait désormais qu'ils soient alignés sur le droit privé.
C'est aussi tout le sens d'une réforme conduite sans assez de tapage dans l'Education nationale. Pour faire court, le modèle Macron Blanquer vise à transposer de l'école à l'université le modèle de start-up intégrées au marché, avec des "chefs d'établissement" dont la professionnalité passerait de la sphère pédagogique à celle de petit commis de Bercy, n'ayant de comptes à rendre qu'au "ministère des comptes publics" (une appellation qui n'est pas anodine!), petits chefs recruteurs d'individus détachés de leur collectif professionnel au profit d'un modèle de porteurs de projets contraints dans la tenaille des objectifs et des moyens qu'on leur donne. 
C'est le modèle dévastateur de la sous-traitance qui conduit à faire faire toujours plus avec moins... et qui au bout du compte fait mal faire par des travailleurs mal travaillant et mal vivant aux coûts élevés justifiés par le prélèvement des rapaces de la finance...
C'est le modèle qui sévit déjà dans le monde des maisons de retraite, des établissements de santé...

La où la chose est grave, c'est que l'école a aussi pour mission de former les citoyens de la République de demain... Elle est bien partie pour dessiner le portrait collectif d'un peuple d'esclaves de la finance par le biais de l'individualisation et du consumérisme conjugués. Avec une armée de métier histoire de garantir la tranquillité !

mercredi 19 septembre 2018

Valeurs

347 000 euros ramassés en trois jours par la boutique aux effigies de Macron à l'Elysée valent mieux que 500 000 citoyens réjouis de cultures, de débats, de musiques et de rencontres à la fête de l'Huma ! 
Des heures d'antenne et des pages d'encre pour les adorateurs du veau d'or...
Rien pour le peuple ordinaire !



lundi 17 septembre 2018

boutique éphémère...

Imaginez un instant Tante Yvonne derrière son étalage vantant le T-shirt barré d'un "Je vous ai compris !" ou le mug décoré à l'effigie du Grand Charles...
Pas possible ?
C'est effectivement peu réaliste de l'imaginer !
Le grand vent de la modernité soufflant de la droite et la page du Respect depuis longtemps déchirée du dictionnaire, aujourd'hui tout est possible, tout est réalisable...
Et il y a eu assez de benêts pour mettre 350000 euros dans les caisses de la boutique élyséenne...

Dans ces conditions le gouvernement peut considérer à juste titre qu'il reste encore des marges considérables pour ponctionner les tirelires !

En fait de produit dérivé, le plus pur est derrière le bureau présidentiel qui sert de présentoir aux banquiers qui l'ont propulsé là ; c'est le boutiquier de l'Elysée, homme de paille de la Haute Finance qui va privatisant jusqu'à l'esprit même de citoyens incapables de s'émouvoir de telles guignolades, du loto du patrimoine et de tant d'autres chef-d’œuvres...

Qui va se réveiller pour faire en sorte que la boutique élyséenne, arrière cuisine de la bourse, se ferme au plus vite ?

https://www.haute-garonne.fr/agenda/visite-objets-de-propagande-au-musee-de-la-resistance



 Le monde et les temps changent... ?









mardi 4 septembre 2018

Souvent

Celui qui travaille
Mange la paille.

Celui qui ne fait rien
Mange le foin...

Proverbe agennais

jeudi 30 août 2018

Au fait on en est où ?

Merci à Matthieu Van Niel
Dans cette représentation graphique d'une échelle de développement, Matthieu Van Niel représente au mieux les différents stades d'intégration active d'un individu dans la société...
En s'intéressant à la façon dont les gens construisent leur pensée, plutôt qu'en se focalisant sur ce qu'ils pensent ou font, on est nécessairement plus à même de les comprendre et surtout de les amener à évoluer dans leur comportement aussi bien que dans leur pensée.
... et à tous les stades on peut aussi repérer la tendance facilitatrice ou bloquante de l'individu selon qu'il sera emprisonné dans le miroir de son EGO,  être superficiel, Moi Je, isolement, critique, hostilité, ressentiment, orgueil, plainte, jalousie, colère, domination, matérialisme, froideur, intolérance, égoïsme, duplicité, passé et futur sans présent... ou ouvert au monde qui l'entoure avec de l'esprit, un Vrai Soi, altruisme, compréhension, pardon, amour, gratitude, tolérance, paix, humilité, sagesse, empathie, unicité, présent avec passé et avenir en perspective...
Sans oublier les cocktails qui associent quelques éléments antagonistes !

samedi 28 juillet 2018

vivement que la concurrence...

... soit sur les rails !
Dans le cadre de la concurrence libre et non faussée chère aux adorateurs béats de Jupiter, les trains mettent désormais aussi longtemps que les cars Macron pour relier l'Auvergne à la capitale !
Avant-hier l'Intercité Clermont - Paris est arrivé avec 3 heures 45 de retard...
Hier l'Intercité Paris - Clermont n'est arrivé à Clermont qu'avec 2 heures 30 de retard !
Et dans le même temps un incendie dans une installation d'EDF a mis la pagaille gare Monparnasse en plein départ en vacances avec des milliers de voyageurs en galère pour partir comme pour arriver...

Attention un train peut en cacher un autre !
Il y a quelques jours le grand épicier Leclerc annonçait son entrée sur le marché de la distribution d'électricité...
Rien à voir ?
Et la trop fameuse réforme macronnienne de la SNCF prépare à l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de passagers...
Rien à voir ?

Alors, bon voyage En Marche arrière vers le futur !
Imaginez-vous avec une poignée d'opérateurs de transport ferroviaire de voyageurs au moment où la panne d'alimentation électrique intervient et qu'il faut réduire la circulation des trains... Quels sont ceux qu'on arrêtera d'abord ? ceux de l'opérateur "public" ou ceux des privés qui vont réclamer des compensations financières pour l'entrave à l'exercice de leur business ?
Quant aux client électriques de Leclerc... coupés comme les milliers de foyers parisiens depuis hier ? 
Ces deux seuls exemples des aléas de service rendu par d'ex Services Publics en mal d'existence depuis que les privatisations et la loi du marché les gangrène jusqu'à l'os suffiraient à faire comprendre l’imbécillité de la dérive libérale dont la communication embrume les consciences.
A quand le réveil citoyen et la reconquête du bien public ? 
C'est la Liberté et l'Egalité qui sont à ce prix. Quant à la fraternité ?

NB : le timbre va bientôt augmenter et désormais dépasser un euro pour un envoi "normal"...
Au moment des vacances il peut être intéressant de réfléchir à l'affranchissement des cartes postales ; des objets qui ont mobilisé photographe et services d'éditions, sans compter les distributeurs et les acheminements intermédiaires... et au bout du compte l'objet ne vaudra guère et au mieux que la moitié du prix de son acheminement par la Poste... La politique tarifaire de la Poste ne peut guère aboutir qu'à l'accélération de la désaffection des usagers pour le courrier "papier".
La fragilité et la volatilité des échanges numériques foisonnant aujourd'hui ne saurait rivaliser avec les traces conservées et parfois retrouvées après des décennies ou des siècles.
... En Marche arrière vers le futur.


vendredi 27 juillet 2018

Routes en déroutes

à lire dans l'Huma Dimanche du 26 juillet...

Ça va mieux en le disant... et en observant tout au long des trajets point n'est besoin de nouveaux panneaux de limitation à 80 km/h, la prudence invite à la modération, ne serait-ce que pour ménager aussi bien son dos que les suspensions de sa machine...
Pénurie de bitume...  Il n'en faut pas trop quand pour faire du neuf on badigeonne les bosses et les trous pour y coller les gravillons qui voudront bien rester en place quelques mois sous les pneus des attelages agricoles à 45 km/h sous le cagnard estival ; un maire voulant satisfaire ses administrés à l'économie disait "qu'un peu de pisse et trois pelles de gravillons suffisaient bien"...
A l'exception des autoroutes que l'usager devenu client paye au moins deux fois, le reste peut rester en friche pour desservir des territoires en friche économique et sociale.
Quand des élus locaux répondent à 94% que, face à l'état des routes dégradé ou très dégradé, leur principale préoccupation est d'ordre financier et d'assistance technique, il serait utile de leur rappeler que le "moins d'Etat" et la casse des Services Publics qui venaient en appui aux collectivités ne sont pas du fait des citoyens usagers d'un réseau dégradé, mais bien le fait de choix politiques que ces mêmes élus ont fait, du plus petit conseil municipal jusqu'au parlement.
Dans un budget, l'argent ne sert qu'une fois, et tout ce qui est consacré au service d'activités privées ou d'activités de substitution de services abandonnés par les collectivités qui en avaient la charge ne peut pas être investi dans l'entretien des routes par exemple... sans compter que des travaux d'entretien ajournés déclenchent des réfection toujours plus coûteuses et sont dommageables à la qualité du service.
Quant au service que rendait jadis les services de l'Etat aux collectivités en matière de maîtrise d'oeuvre, il est aujourd'hui remplacé par les services coûteux de cabinets d'architectes et bureaux d'études sollicités dès qu'il faut délimiter les contours compliqués d'un parterre... 
Partenariats public-privé, mise en concession, autant de solutions d'évitement contraintes par l'état des finances publiques qui par ce biais font basculer quelques milliards supplémentaires du bien public dans l'escarcelle du privé,  l'évidente nocivité de l'entretien de ce cercle vicieux échapperait-elle à celles et ceux qui, élus de la République, se réclament du progrès social ? 
D'aucuns croient peut-être que la fréquentation des riches les rendra moins misérables...





mercredi 25 juillet 2018

Affaire... Quelle affaire ?

Ça se passe le 1er mai, et l'éruption n'intervient qu'au beau milieu de l'été !
Le couvercle de la cocotte minute est bien serré. C'est juste un soupir de la soupape qui lâche une vapeur fétide sous le stylo trop curieux d'une presse encore "libre".
Alors là, grand chambardement, on va voir ce qu'on va voir, commissions d'enquêtes parlementaires, police, justice, médias directs à en faire oublier le Tour de France... jusqu'à la fuite présidentielle de ce matin : si on me cherche on va me trouver ! non mais des fois !
Le tout avec le sourire Signal rayé bleu blanc transfiguré en rictus de campagne électorale, d'un président brayant fort et sec que c'était lui le seul responsable !
Ça, on le savait déjà, depuis qu'il avait dit merci aux retraités après leur avoir piqué un supplément de CSG... Depuis qu'il va guerroyer de par le monde avec son joujou militaire professionnel pour vendre encore plus d'armes au pays dont les peuples crèvent de faim... Depuis que les groupes de pression du privé tirent de plus belle les ficelles d'un gouvernement de paille pour prendre la revanche tant espérée par le patronat sur les conquêtes de 36 ou de 45... Depuis que le mensonge institutionnalisé de la communication politique tient lieu d'argumentaire pour faire croire qu'on s'intéresse à l'école en déclarant les classes de CP dédoublées : le département de l'Allier doit être jumelé avec le 16ème arrondissement parisien puisque ses CP dédoublés se comptent sur les doigts d'une main dans la seule ville de Montluçon... 
A chacun son Trump.
Mépris et vulgarité sont les deux mamelles de la nouvelle donne, celle des amateurs friqués qui se croient tout permis, au point, et c'est peu dire, que jusque dans la presse chinoise il serait dit que les français sont désormais habitués aux violences policières !
La casse du Service Public, la casse de la Sécu, la casse des retraites, la casse des "territoires" comme ils disent, la casse... 
Non, c'est LE CASSE du siècle, qui arrache aux peuples d'ici et d'ailleurs leurs ressources aussi bien matérielles qu'intellectuelles pour les confisquer au seul profit d'une caste privilégiée qui s'imagine que la fortune est consubstantielle du pouvoir politique... et vice-versa.
Et malheureusement, les gesticulations politiciennes d'une opposition en miettes ne font qu'accompagner les explications aussi creuses qu'embarrassées d'une majorité dont les marionnettistes sont en vacances.La misère des uns faisant la richesse de l'autre, la récolte de la fortune passe nécessairement par la culture soignée de la pauvreté. La religion de l'individu et de la propriété qu'il s'accorde a de tous temps ruiné le collectif qui fait société... et ce n'est pas le slogan du "vivre ensemble" qui va ruiner la doctrine qu'il convient d'inculquer : hors du capitalisme point de salut !
C'est bien de s'insurger contre une réforme institutionnelle qui éloigne le peuple du pouvoir... mais on serait plus crédible si dans le même temps on ne se lamentait pas sur la mort des communes après s'être précipité goulûment sur les honneurs des communautés à la mode... mais on serait plus crédible pour défendre les Services Publics si on ne se réjouissait pas si bruyamment de la réalisation avec l'argent public d'une Maison de Service au Public qui met sur un agent les trente six casquettes d'un secrétaire de mairie dont on n'a plus besoin, d'un service de la préfecture réduit à l'Internet, d'un service de la Sécu ou des allocations familiales dont on n'a plus besoin, d'un agent de Pôle-Emploi dont on va pouvoir se débarrasser... Extraordinaire cette professionnalité hyper polyvalente qui renvoie à leurs chères études les professionnels des Services Publics, fonctionnaires sous statut, recrutés sur concours et naturellement soumis aux règles déontologiques qui vont avec !
Quand les collectivités se plaignent par ceux qui les gèrent d'une raréfaction dramatique des concours de la puissance publique au financement de leur fonctionnement et de leurs projets d'investissement, ne peut-on pas aussi s'interroger sur l'usage qui en est fait quand à défaut d'entretenir les chemins ou l'école, des budgets conséquents sont alloués au financement d'infrastructures dédiées à l'exercice privé des activités libérales, commerciales, artisanales ou industrielles...
Comment s'étonner ensuite que les missions de service public soient dévolues au privé dans de juteux contrats des "Partenariats Public-Privé" pour construire des routes, des prisons ou des écoles ? 
Tout se tient dans la dérive mortifère des institutions politiques ; du plus petit niveau jusqu'aux chargés de mission élyséens le pouvoir est d'autant plus "populiste" qu'il le dénonce, tout occupé à flatter sa cour béate, s'imaginant qu'une petite ceinture de courtisans bien agglutinés peut protéger des turbulences du peuple qui en viendra nécessairement à réclamer son dû.
Un jour viendra...



vendredi 15 juin 2018

Sécurité routière

Depuis le 1er janvier 2017 la législation européenne autorise les tracteurs agricoles à rouler à plus de 40 km/h, voire à plus de 60 km/h pour peu qu'ils soient équipés d'ABS...
Les législations nationales n'ont pas encore toutes intégré ces dispositions, mais comme les fournisseurs de matériel, et les banques qui en profitent pour capter les flux financiers des aides publiques, ne manquent pas de jouer d'influence ça ne saurait tarder...
Ça nous promet de belles rencontres sur nos routes des campagne entre ces gros bijoux rutilants et les bus du transport scolaire qui promènent 40 places vides dans leurs 13,5 m !
Les facilités déjà ouvertes par la loi Macron ne présagent pas de difficultés à l'inscription de ces mesures dans la loi française.
En voilà une belle contribution à la sécurité routière sur les routes des campagnes de France !
Encore un petit effort et la baisse de la vitesse autorisée des automobiles en fera des obstacles à la progression rapide des attelages agricoles conduits par des jeunes de 16 ans au boulot sans permis et des voiturettes sans permis des accros du goulot !

Puisqu'on sait faire aujourd'hui...
Un petit dispositif électronique, radar mesurant l'écart avec un véhicule précédent, permet de ralentir jusqu'à l'arrêt le véhicule suiveur...
Il suffit de l'asservir au clignotant manifestant l'intention du dépassement pour préserver de beaucoup de carambolages... et ce serait peut-être une bonne manière de faire respecter les distances de sécurité... en particulier dan les "trains de poids-lourds"...

La technologie du radar ne sauverait-elle pas plus de vies et n'épargnerait-elle pas plus de blessures qu'embarquée dans les tirelires ambulantes des chasseurs de PV privés ?

80 km/h

La polémique suit son petit bonhomme de chemin depuis l'annonce du 1er ministre concernant la limitation de vitesse sur les routes ne disposant pas de terre-plein central. Au prétexte de sécurité routière l'argumentation sent l'arnaque quand on constate l'état du réseau routier, et tout particulièrement celui des routes secondaires, départementales depuis que l'Etat s'est dessaisi de ses Routes Nationales.
Qu'elles soient inadaptées au trafic actuel ne fait aucun doute sur des axes très fréquentés et aux abords des villes. Mais comment en être surpris quand depuis des décennies c'est le tout routier qui a pris le pas sur le transport ferroviaire et les transports en commun, depuis que la priorité à la métropolisation s'est accentuée avec les mouvement pendulaires qui y sont associés dès lors qu'habiter en ville est interdit, faute de moyens, aux travailleurs urbains ?
De ce fait, rigueur budgétaire et dislocation des services de l'Etat s'y ajoutant, le réseau routier est dans un état pitoyable et l'infrastructure elle même devient accidentogène.
Il suffit de voyager un peu pour s'en convaincre et mesurer les véritables motivations de la mesure gouvernementale.
Le renchérissement constant des péages autoroutiers dissuade de plus en plus les usagers qui recherchent des solutions alternatives. Cette stratégie d'évitement est aussi courante chez les professionnels de la route qui, pour zapper un péage vont transiter la nuit sur des itinéraires de campagne qui ne les retardent guère.
Redonner bonne conscience aux élus départementaux qui n'ont pas les moyens d'entretenir convenablement leur réseau routier en abaissant la vitesse maximale autorisée ne coûte pas cher... et ça peut même rapporter gros avec l'arsenal répressif des contrôles radars automatiques ou confiés à des sociétés privées ! La police de la route devient milice maintenant que le gardiennage et la sécurité privée sont entrés dans les mœurs.
Sur la plan économique la mesure gouvernementale a surtout pour objectif de réorienter le trafic sur les itinéraires à péage.
L'expérience de la route montre deux choses tout aussi évidentes l'une que l'autre :

  • sur un trajet la différence en temps de parcours théorique est faible, moins de 5 minutes pour une cinquantaine de kilomètres.
  • la vitesse moyenne sur un même trajet en situation de circulation rend des résultats bien différents avec des effets de ralentissement accrus.

Les milieux urbains et sub-urbains d'ores et déjà engorgés et familiers des ralentissements et des bouchons grands pourvoyeurs de pollution ne seront pas impactés par la mesure et aucun des dégâts environnementaux ou des effets néfastes sur la vie des gens n'y sera corrigé.
Les milieu ruraux peu familiers des gens qui nous gouvernent vont par contre bénéficier de cette attention toute particulière à leur soit-disant sécurité.
Et dans tout ça la plupart des élus jasent depuis quelques temps sur la petite musique des limitations à la carte en fonction de la dangerosité des parcours... et on les comprends ! la pose de deux panneaux réduisant la vitesse à 80, 70, 50 ou 30 km/h va coûter bien moins cher que la rectification du tracé d'un virage, comme elle sera meilleur marché qu'un revêtement de qualité pour corriger creux et bosses... C'est aussi se donner de l'importance à bon marché.
Dans tous les cas, qu'il s'agisse du discours gouvernemental ou des propos d'accompagnement faussement contradictoires, ce sont les citoyens usager du réseau routier qui sont une nouvelle fois infantilisés et d'abord considérés comme délinquants potentiels.
Pour des gens qui prônent la "responsabilisation" à tous les carrefours de leurs propos, n'y aurait-il pas là un petit hiatus soulignant le côté faux-cul d'un discours politique masquant une dérive sécuritaire toujours plus axée sur le volet répressif, une dérive économique toujours plus orientée vers les péages aussi bien pour circuler que pour s'arrêter, une dérive sociétale de sur-encadrement réglementaire creusant de plus en plus le fossés entre une élite décisionnaire et un monde soumis à l'obéissance ?
L'abstentionnisme politique, la désaffection organisée des corps intermédiaires, le mépris institutionnalisé des élites stigmatisant un peuple résistant dans le mot et les maux du "populisme"... trop de choses aujourd'hui sonnent le glas d'une démocratie toute entière à reconstruire, d'une République à ré instituer, d'une devise à reconquérir dans les trois dimensions de son triptyque : Liberté, Egalité, Fraternité.
Les 80 km/heure ne sont qu'un piteux avatar de la dévastation politique, économique et sociale engagée par les puissances d'argent qui tirent les ficelles de notre macrionnette.
A chacun son Trump ?

mercredi 16 mai 2018

Merci Jean-Claude

Dans un récent message Jean-Claude Mairal nous fait porter un regard sur le Moyen Orient et la crise Israelo-palestinienne dans le rétroviseur de l'histoire.

Conflit Israelo-Palestinien
Les conséquences de la 1ère guerre mondiale et la responsabilité engagée de la France et de la Grande Bretagne

Revenons 100 ans en arrière.En 1916, Un Britannique (Mark Sykes) et un français (François-Georges Picot) vont conclure un accord, sur fond de rivalités entre les 2 puissances, l'accord Sykes-Picot qui se partage le Moyen-Orient.Les Britanniques doivent hériter à la fin de la guerre de la Palestine. En 1917, Lord Balfour s'engage auprès des associations sionistes à créer un foyer national juif en Palestine. 
Au lendemain de la 1ère guerre mondiale,le traité de Sèvres du 10 août 1920 entraîne le démantèlement de l'empire Ottoman, la reconnaissance de l'autonomie du Kurdistan, l'indépendance de l'Arménie, le protectorat de la France sur le Liban et la Syrie et de la Grande Bretagne sur l'Irak, la Jordanie et la Palestine, l'annexion de la thrace orientale et la région de Smyrne par la Grèce et une forte présence militaire italienne. 
Suite à la révolte des turcs sous la conduite de Mustafa Kemal Atatürk, un nouveau traité, le traité de Lausanne le 24 juillet 1923, révise le traité de Sèvres. Les grecs et les italiens évacuent la Turquie. L'autonomie du Kurdistan et l'indépendance de l'Arménie sont abandonnées. Mais les français et le britanniques gardent leurs zones d'influence. Mandatés par la Conférence de San Remo d’avril 1920, les Britanniques administrent la Palestine et peuvent mettre en application la déclaration Balfour de 1917 qui prévoyait l'implantation d'un foyer national juif. Les prémices du conflit israélo-palestiniens et les tensions nationalistes sont déjà là. Il suffit de lire les reportages à l'époque d'Albert Londres de fin 1919 à 1920 où il va parcourir Le Levant (le Liban), la Syrie, la Palestine, l'Egypte pour saisir à quel point la situation est explosive.Il retournera en Syrie et au Levant de novembre 1925 à janvier 1926.En 1929 il parcours l'Europe et la Palestine, et publie 27 articles dans "Le petit parisien" sous le titre "Le drame de la race juive: des ghettos d'Europe à la terre promise" Ces articles seront repris dans "le juif errant est arrivé" qu'il publie en 1930.Il touche du doigt ce que représente, tant pour les arabes que pour les juifs, la Palestine. 
Britanniques et Français vont être aux prises  dans les territoires qu'ils administrent, à des tensions nationalistes de grande ampleur, avec des troubles et des soulèvements. Mais celles-ci ne vont pas faire disparaître les tensions entre les deux pays. Elles vont perdurer.
Toujours sur fond de rivalités entre Français et Britanniques dans cette partie du monde, les français qui ont perdu le contrôle du Liban et en font porter la responsabilité sur les Britanniques,vont prendre leur revanche en soutenant secrètement, au lendemain de la seconde guerre mondiale,y compris en fournissant des armes,les forces sionistes qui luttent contre les Britanniques, pour obtenir l'indépendance. La France  joue donc un rôle clé dans la création d'Israël en 1948 et dans le soutien du pays dans les années 50. Et ce afin de freiner le mouvement nationaliste arabe auquel la France doit faire face au Maghreb                                          
Telle est la réalité historique à ne pas oublier! Les choix faits il y a 1 siècle par les Britanniques et les Français, englués dans leurs rivalités de puissance, se font toujours sentir de manière dramatique.
Jean Claude Mairal
15/5/2018

samedi 5 mai 2018

Grenouillage, mitraillage, bafouillage et... maquillage

La perruque poudrée, c'est pour quand ?

Mon camarade Jean Claude faisait une petite erreur en relayant l'info sur les chiffres des frais de maquillage de Macron : 26000 euros pour trois mois (et non par mois)... près de 9000 euros par mois. A ce prix là Monsieur peut avoir le teint frais et le sourire émaillé !
Et pour poudrer la maman de la République ? et pour lisser la raie des courtisans du petit lever ou du coucher du roi ? Combien ça coûte ?

FRANCETVINFO.FR

mercredi 2 mai 2018

Le "Premier de cordée" ramasse ses dents


Les médias français n'ont guère fait état du cadeau reçu par notre Jupiter d'opérette au Parlement Européen à la mi avril... Le député du Royaume de Belgique qui l'apostrophe mérite bien notre reconnaissance en défendant la devise d'une République Française vampirisée par le petit commis de banque qui la gouverne.

mercredi 25 avril 2018

Rien n'est jamais perdu

Rien n'est jamais gagné contre les forces de l'accaparement capitaliste qui sans cessent se remettent à l'ouvrage pour arracher aux peuples qui les ont conquis les quelques droits de vivre dignes, libres, et égaux... Citoyens en République, tout simplement à qui on prêche désormais la charité en lieu et place de la fraternité.
Sous couvert de modernité les forces aujourd'hui au pouvoir sont bien en marche, mais en marche arrière pour poursuivre la triste besogne des gouvernements précédents purgeant la République de son bien public et de ses fonctionnaires pour finir d'asphyxier des services publics structurant la société et les territoires exsangues à force de purges.

Fermetures de classes jusque dans les campagnes déjà durement frappées par la perte de substance publique, les communes ne sont-elles pas à la veille d'avoir à créer leur "Agence scolaire" pour préserver un service scolaire comme elles ont créé leur "Agence Postale" pour donner l'illusion de la pérennité du service des Postes ? 

Les services hospitaliers sont au bord du gouffre et de la maltraitance des soignants comme des soignés... 

Les EHPAD sont au bord du précipice avec des personnels désespérés de ne plus pas pouvoir faire leur travail en conscience pour des résidents considérés comme des marchandises dont il faut faire payer le stockage au prix fort...
Au bord de l'abîme, la justice est en ruine, s'éloignant des citoyens justiciers des jury populaires comme des justiciables avec les juridictions vidées de leur substance pendant qu'on remplit des prisons qui débordent...
A qui veut-on faire croire qu'il n'y a pas d'argent dans ce pays pour l'éducation, la santé, la justice, la culture, les salaires, les retraites quand le PDG de Peugeot vient de se voir attribuer une prime d'un million d'euros pour le récompenser d'avoir racheté Opel en prévoyant de supprimer 6000 emplois... Il ne gagne que 18000 euros par 24 heures.
 Il n'y a plus de sous puisqu'on vous le dit ; mais le PDG de LVMH Bernard Arnault voit sa fortune passer en un an de 41 à plus de 70 milliards de dollars. La seule fortune de cet homme équivaut à ce que l'Etat Français consacre à l'éducation scolaire en un an !
La petite quarantaine de milliardaires français affiche  270 milliards au compteur et a vu cette fortune accumulée  augmenter de 33% en un an !

Quand donc va-t-on enfin se décider à renvoyer à leurs chères études en mocassins à pompons et louboutin sur les velours des couloirs des banques ces zombies qui nous gouvernent au prétexte qu'ils ont été élus... avec au mieux l'assentiment de moins d'un citoyen sur cinq ? Quand les quatre autres, fourvoyés sur les chemins de traverse ou égarés dans les culs-de-sac  auront-ils compris les véritables ressorts de leur sort ?
Rien n'est jamais perdu ! De tous les temps de l'humanité la lutte, quand bien même est-elle parfois dure et coûteuse, a toujours permis de faire droit au droit légitime des peuples. Et la France a été un creuset fertile de ces conquêtes dès avant la première de sa grande Révolution. Un absolutisme accouchant d'un autre, il est aujourd'hui nécessaire de mettre à bas celui de la finance mondialisée qui ruine tous les progrès de l'humanité et nourrit les fauteurs de guerre au quatre coins de la planète.
Les belles causes de l'humanité, de la Paix dans le monde, de l'éradication des ravages de la faim, grandes causes universelles, jusqu'aux mobilisations locales pour la sauvegarde de l'école ou la garantie d'un traitement digne des anciens, toutes les causes sont grandes et bonnes à défendre.
Rien n'est jamais perdu... Hormis peut-être les combats qu'on ne mène pas !
Alors MO-BI-LI-SA-TION ! et bravo aux Buxiérois qui luttent pour préserver l'école de leurs enfants. Que toutes ces luttes se rejoignent !

jeudi 19 avril 2018

SOS école en danger

Un reportage de la chaîne parlementaire Public-Sénat traite bien des difficultés liées à la carte scolaire dans un département rural comme l'Allier ; et le choix des écoles en lutte pour leur préservation montre bien à quelle extrémité on en est rendu dans le massacre des service publics qui en vient à réveiller des élus... jusqu'au sénateur de droite qui s'inquiète aujourd'hui d'une politique en tous points semblable dans le saccage de la ruralité à celle que Sarkozy menait et qui fut poursuivie par la suite.
à voir par ici :
https://www.publicsenat.fr/emission/senat-en-action/touche-pas-a-mon-ecole-rurale-83871

dimanche 15 avril 2018

Des marionnettes

Un sourire de casting promo pub, une mine aussi fermée qu'un sourire de mafieu, toutes les mimiques d'un Macron qui veut "faire Président" respirent l'insincérité, la composition... à côté de la plaque de circonstance. Au moins chez Sarkozy la grimace était plus naturelle...
Et quand il s'agit d'évoquer une douzaine de lancements de missiles sur la Syrie, ce jeu de scène confine à l'indécence.
Le sérieux n'est pas l'affliction et le bonheur n'a pas qu'une frimousse de milliardaire en croisière ; quand un dirigeant se veut dirigeant, au moins faut-il qu'il en ait l'air. Et aujourd'hui,       Les grandes dames d'Angleterre et d'Allemagne affichent autant de charisme qu'un Hollande en scooter et Macron tout comme Trump tente d'occulter ses mauvais coups derrière une rideau de communication tapageuse. Il faudrait leur apprendre que l'autorité n'est pas autoritaire. Pendant ce temps Poutine, une autre créature du système reste empreint du cynisme froid qui peut glacer tous les espoirs.
Et ce sont ces zombis qui gouvernent le monde en allumant le feu des guerres sur tous les continents pendant que par millions des peuples crèvent de faim.
Et ce sont ces zombis qui ouvrent les robinets de la fortune remplissant à en déborder les gavés du Top 10 des milliardaires en étranglant des plus faibles.
Tout le petit monde des "grands" fait aujourd'hui la fête sur les ruines de la démocratie.
Que Facebook et quelques cabinets de consultants aient construit la victoire de Trump ne signifie en rien que la gangrène soit confinée aux frontières des Etats-Unis.
Que ce soient avec quelques vestiges du "vieux monde" qui restent aux affaires ou avec les "jeunes pousses" qui prétendent qu'avec elles la modernité est en marche, la République héritée de nos révolutions et remise sur pieds avec le programme du CNR en 1945 est aujourd'hui en grand danger.
Et face au réveil des vieux démons du fascisme dans toute l'Europe, ce n'est pas d'un moindre mal dont nos peuples ont besoin, mais bien d'un bien, et du meilleur des biens : l'humanité faite de paix,  de justice, de liberté, d'égalité, de fraternité...
... de Notre Dame des Landes jusqu'à Damas, de Gaza à la Sorbonne, de la Gare de Lyon jusqu'au Mali, des ruines de Kaboul jusqu'à la salle à manger de toutes nos maisons de retraite !

vendredi 13 avril 2018

Evasion ou désertion ? Trahison !

Le thème de l'évasion fiscale revient régulièrement sur le devant de la scène ; et, quand il est question de "retenue à la source" pour faire que les contributions ne soient plus sortie du geste volontaire du paiement, mais de la soustraction opérée automatiquement par l'Etat créditeur, la véritable question du sens de l'impôt n'est pas posée au prétexte d'un débat stérile sur les aspects techniques du dispositif.
Les mots ont leur importance et lorsqu'il est question de l'attitude de ceux qui échappent volontairement à l'impôt, peut-être faudrait-il réviser l'usage du vocabulaire.
Le terme d'évasion renvoie à la libération frauduleuse d'un prisonnier qui met ses gardiens en défaut.
En quoi la contribution fiscale pourrait-elle être assimilée à la punition d'un emprisonnement ?
Le fait que des individus dans une société consacre une part de leur bien à soutenir l'action publique devrait être valorisé comme le geste fondateur de la citoyenneté. De la même façon que la cotisation scelle le geste d'appartenance à une organisation, l'impôt est une marque d'appartenance à la société dans laquelle on s'inscrit. Et en démocratie, la contribution volontaire s'impose dans une logique de consentement.
Ceux qui pratiquent "l'évasion" fiscale ne sont-ils pas plus coupables de trahison puisqu'en échappant à leur devoir de contribution ils préservent leur confort dans l'usage des biens communs assis sur la contribution des autres et en s'en exonérant.
Les "évadés fiscaux" roulent bien sur les mêmes routes, profitent bien du système éducatif ou des services de soin au même titre que les citoyens contribuables réguliers. Ce qu'ils n'acceptent pas, c'est l'inégalité de la contribution qu'une démocratie républicaine devrait s'imposer :
"De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins".
Ce slogan de la CGT en 1913 puisait ses racines dans les réflexions émancipatrices qui avaient jalonné les grands soubresauts révolutionnaires du XIXème siècle.

Aujourd'hui, même les pouvoirs publics balisent les chemins de traverse par où des milliards d'euros de contribution échappent à leur destination commune pour grossir les fortunes particulières. Ce sont les "niches fiscales, les processus dits "d'optimisation fiscale", qui n'ont d'autre but que d'échapper à l'impôt.

La politique fiscale du gouvernement prévoyant le passage au prélèvement à la source dès janvier 2019 va toucher très directement les citoyens "ordinaires" ; celles et ceux qui nageaient dans les eaux troubles des combines auront tout loisir de continuer !

lundi 9 avril 2018

Ruissellement ou vases communicants ?

1% des français, les plus riches ont obtenu à eux seuls 22% de toute la richesse produite en 2017. Il y a 10 ans, ils n'en possédaient que 17%.
Au cours des 20 dernières années la richesse des plus grandes fortunes de France a été multipliée par 12.
Dans le même temps le nombre de personnes pauvres a augmenté de un million deux cent mille...
Les mesures gouvernementales, tout comme les politiques menées précédemment ne font qu'amplifier le phénomène.
Plus les riches sont riches et plus la pauvreté gagne du terrain.

Bricoles

A l'intention de celles et ceux qui étaient tout contents de se faire enjôler au printemps dernier, et qui vont se faire endormir au 13H de TF1 jeudi prochain...




Quelqu'un qui prendrait ça à la légère serait capable de dire que la grande nouveauté de Macron c'est qu'il fait la même chose que ses prédécesseurs depuis des décennies : prendre un peu au plus grand nombre (et c'est "un peu" qui fait beaucoup !) pour gaver les quelques uns qui sont déjà pleins aux as.

dimanche 18 mars 2018

Souffrance

La République en Marge fêtera son premier anniversaire dans une France beaucoup plus riche pour quelques uns, et beaucoup plus pauvres pour beaucoup. Il n'aura pas fallu bien du temps dans la friche politique investie par la start-up de Macron à très bon marché pour que les faits soulignent le discours.
Plus d'ISF et la racaille friquée peut parader à bon compte.
Allègement des charges... Pas pour celles et ceux qui paient loyers, carburant, électricité ou gaz, transports en commun ou péages d'autoroute !
Explosion des profits au CAC 40 ! ah bon ? Du coup le plus gros milliardaire français bondit à la quatrième place du palmarès mondial avec plus de 70% de progression de sa fortune en un an... qui dit mieux chez les retraités ou les caissières de supérettes ?
Mais attention, le chômage baisse ! ... dans les statistiques à chaque fois que les entreprises dégraissent quelques centaines par-ci, quelques milliers par-là...
Le capital, à force de malbouffe boursière, avait amassé une couche de gras prolétaire par trop handicapante pour courir plus vite, valises bien pleines, planquer ses profits dans les paradis fiscaux.
Il faut alléger les charges de ces athlètes du profit, soulager les stars de la finance du fardeau du travail, le fric suffit à leur bonheur.
La première réussite de Macron et de sa cour aura bien été de faire le tri et de reconduire à la frontière de la Sous-France celles et ceux que la souffrance afflige.
Quand on meurt sur les brancards des Urgences avant d'avoir été examiné, c'est peut-être parce que les urgences sont saturées et leurs formidables personnels épuisés, mais c'est peut-être aussi parce que l'hôpital -comme tous les services publics-, est désormais bien plus loin... Et c'est aussi peut-être parce que les soins précoces et la prévention ne sont plus assurés avec une médecine de ville en mode oasis dans les grands déserts ruraux comme urbains où la misère et les économies parallèles prospèrent aussi vite que les valeurs République s'évaporent sur la braise des "réformes".

Martin Niemöller disait :
«  Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  »

Diviser pour mieux régner, les soit-disant jeunes novices de la République en marche n'ont pas d'autres recettes que celles des plus vieux réactionnaires que les ordres d'anciens régimes aient connu.

Quand ils ont cassé le statut des postiers, vous avez été nombreux à ne rien dire, vous qui n'étiez pas postiers... Aujourd'hui le courrier arrive moins souvent à l'heure que la publicité, et votre facteur fait passer le permis de conduire, règle la télé et va visiter vos vieux parents...
Quand ils s'attaquent au statut des cheminots, vous êtes encore nombreux à ne vouloir rien dire, vous qui n'êtes pas cheminots... et qui ne prenez plus le train puisque votre gare est déjà fermée... Ni le car Macron qui passe trop loin...
Quand ils vont s'attaquer au statut des enseignants, en recrutant à tour de bras des contractuels bouche-trous sans formation, vous êtes encore nombreux qui ne bougerez ni pieds ni pattes, parce que vous êtes désormais bien loin de ces privilégiés d'enseignants qui vivent à la ville pour préserver la scolarité de leur progéniture...
Quand ils s'attaqueront au statut des personnels hospitaliers, si vous n'êtes pas trop malades, il faudra que vous pensiez de prendre rendez-vous avec votre conseiller financier pour négocier l'emprunt utile au financement des soins, dépassements d'honoraires compris... si vous ne succombez pas avant votre rendez-vous dans deux ans !

Aujourd'hui, hausse de plus de 25% de la CSG pour les retraités et privatisation des aéroports e Paris...
Hier, (heureusement que Rocard avait déjà inventé la CSG !) Les socialistes avaient instauré la CASA en 2013, (du temps où Cahuzac s'occupait du budget !), une taxe prélevant dans la bourse de deux-tiers des retraités près de 750 millions d'euros par an... Et n'ont pas rechigné à la privatisation des autoroutes et Emmanuel Valls, petit joueur, n'avait bien vendu que les aéroports de Toulouse, Nice et Lyon...

Et si vous n'avez pas compris, en les suivant dans les magazines people à travers le plafond de verre de la Sous-France vous pourrez quand même vous apitoyer sur les misères des privilégiés, les sangsues qui vous sont prescrites par le docteur Macron.

vendredi 9 mars 2018

80 km / h

L'actualité fait se télescoper deux sujets intéressants : les 80 km/h sur routes secondaires et les démélées du groupe TF1 avec les diffuseurs Canal+, Orange, etc. Rien à voir ? Qoi que, pas si sûr !

Concernant le premier point il faudrait ressusciter Jean Yanne et passer en boucle son sketch du Permis de conduire...
Le prétexte de la sécurité routière a bon dos pour justifier des coups de menton d'un premier ministre en mal de gloire ; à 80 km / h plus besoin de boucher les nids de poule ou de corriger les accotements défoncés... Et si ça devient trop dangereux de rouler à tombeau ouvert à 80, il n'y aura qu'à passer à 70.
L'important est ailleurs. Il faut impérativement regonfler le rendement des radars, qu'ils soient fixes, gendarmesques, ou, et c'est quand même un progrès considérable sous l’œil gourmand des sociétés privées qui vont faire rouler les pièges ambulants des voitures banalisées... Les automobilistes cotisent à l'arrêt et en mouvement, et encore plus s'ils s'arrêtent trop longtemps ou s'ils sont pressés de bouger.
L'autre objectif vise tout simplement à blinder la fréquentation des autoroutes qui vont devenir, quitte à faire un grand détour pour y avoir accès, le seul moyen pour rallier une destination dans un délais raisonnable. Et au passage il va falloir cotiser pour les bonnes œuvres actionnaires des sociétés d'autoroute...

Concernant le second point la diffusion de la télévision par voie hertzienne perd du terrain de jour en jour depuis le passage au numérique... La grande majorité des foyers alimentent leur petite lucarne par le biais de leur "box", l'opérateur téléphonique étant devenu distributeur de contenus avant de devenir banquier (cf. orange dans la dernière période)... mais tout ça se paye, même si c'est traîtreusement inclus dans les forfait...
L'antenne rateau captait les ondes portant les contenus diffusés par les différentes chaînes... Ces dernières vivaient de la redevance pour les chaînes publiques, et de la publicité pour toutes... Hors des chaînes à péage, la perspective qui s'ouvre avec les tickets d'entrée réclamés aux diffuseurs est bien de faire porter sur l'utilisateur final la charge de l'accès au contenus.
Comme sur la route on dessine le paysage d'une société à deux vitesse, tout pour le fric, et les miettes quand il en tombe pour la piétaille.

Les images du départ en congés payés après 1936 en tandem ou en 4cv... l'accès à la culture pour tous via les ondes... c'est bon pour le musée.
T'as pas un cal... casse-toi pauv !

mercredi 7 mars 2018

For tunes

Pour des tunes qu'est-ce qu'on ne ferait pas...
Primo.
Quand je pense que le PSG avait "investi" 400 millions d'euros l'été dernier pour ne pas gagner hier soir face à une équipe espagnole entraînée par un marseillais ! Quelle honte ! Mais ça va continuer encore longtemps avec des tribunes mieux remplies que les boulevards jours de manif pour les retraites, les salaires d'Air France, le statut des cheminots ou les employés des EHPAD. Il y a bien ancore quelques pauvres à plumer pour faire briller les étoiles des jeux du cirque.
Les décervelés ont bien été assez nombreux pour élire Macron en faisant en sorte qu'au deuxième tour des présidentielles le choix soit réduit entre la peste et le choléra. Ils n'ont pas disparu depuis, et mieux encore, certains en redemande en s'imaginant que la casse du statut des cheminots va les rendre moins bougres !
... à la louche, cet "investissement" du PSG payerait la moitié de la mise à deux fois deux voies de la RCEA entre Montmarault et Digoin.
On a la République qu'on mérite. L'argent public a déjà financé une bonne part des travaux, et c'est la société d'autoroutes concessionnaire qui empochera péages et bénéfices... 

Secondo.
Quand je pense qu'il échoue à la quatrième place, la pire de toute au pied du podium...
Et pourtant il avait fait le nécessaire jusque dans la dernière ligne droite (à droite c'est naturel) avec une augmentation de plus de 70 % de sa fortune en un an ! Las rien n'y fit ; et il reste au vestiaire, sans médaille !
C'est d'autant plus rageant qu'il est devancé par un vieux monstre de la spéculation... au moins si le nouveau monde de Macron n'était pas atteint du syndrome du PSG Quatari il aurait pu faire flotter le drapeau bleu-blanc-rouge sous le plafond étoilé de la finance...
Quant aux deux premiers... Le mec qui vend n'importe quoi sans vendeurs en respirant l'air pur loin au dessus de la canopée de son Amazon,  ne connait pas plus ses clients que ses fournisseurs, quand les bataillons de ses serviteurs -qu'il ne connait pas mieux d'ailleurs- peinent à sortir la tête de l'eau des marécages de la misère des peuples ordinaires de la planète. L'autre grand détrôné surfait sur l'onde grise du numérique, tous ces machins qui ne connaissent que le zéro et le un, mais qui savent faire la différence entre l'UN milliardaire et les milliards de zéros sociaux qui font sa fortune.
Avec Bernard, nous sommes nés la même année, au siècle dernier... C'était à une époque où on sortait des restrictions héritées de la seconde guerre mondiale... une époque aussi où se construisait non sans peine les bonnes pratiques héritées du programme du Conseil National de la Résistance, la Sécu, un meilleur statut du fermage, les nationalisations dans le secteur bancaire ou de l'énergie, etc. et même de Renault pour punir sa collaboration !
Il a vécu si vite qu'aujourd'hui il est grosso-modo quatre cent mille fois plus riche que moi ! Ça donne le tourni ! Ça doit faire beaucoup, non ? Et personne ne se hasarde à dire "TROP" au risque de se trouver jaloux...

Quand la fortune d'un seul homme dépasse la recette de l'Etat avec l'impôt sur le revenu, n'est-il pas temps de dire STOP ?
La CSG des retraités "aisés" qui touchent plus de 1200 euros par mois augmentée de 25%, ça ne heurte pas plus  les commentateurs que d'annoncer le palmarès des milliardaires...
C'est le symptôme banal d'une société en mille morceaux dans laquelle la banalité des écarts de fortune est telle qu'il est facile d'obtenir que chacun se résolve à croupir dans son sort sans jamais réclamer justice.
Avec la République dite "en marche", la seule certitude jusqu'à présent assurée est bien que la devise est orpheline de l'égalité comme principe ou tout au moins comme espoir ; et ne parlons pas de la liberté, assurée pour le renard dans le poulailler, et de la fraternité désormais réduite au confinement communautaire : la république des banquiers est installée.


Les statistiques sont plus froides que la vie ; mais elles aident parfois à analyser et comprendre des situations et les travaux de l'INSEE y contribuent largement (un exemple parmi beaucoup d'autres)

vendredi 23 février 2018

Panurge n'est pas mort

Le temps s'accélère et les différents projets gouvernementaux se mettent en place en ne soulevant que des oppositions bien modérées...

Qui n'a pas remarqué que les choses se mettent en place dans le plus grand désordre, morcelant les éléments  pour ne laisser en vue que le petit morceau susceptible d'opposer le plus grand nombre aux victimes du moment.
Le cas de la SNCF est un modèle du genre. En mettant en avant l'abandon du statut des cheminots, le pouvoir les affublant du calicot des "privilégiés" qui n'ont pas encore été punis comme le plus grand nombre, le gouvernement table sur une passivité de jaloux...

Et des députés nigauds s'empressent de mettre en avant la grande transformation de la Poste pour justifier d'embarquer la SNCF dans la même galère.
Les usagers de la Poste peuvent mesurer la pertinence et l'intérêt de la comparaison !
La dégradation du service et la progression des profits écartés de l'escarcelle des travailleurs peut en témoigner... Comme à Air France... Comme ailleurs.
La perspective de la privatisation et de de la mise en concurrence c'est l'assurance de la fin du service public.
Et la foule des badauds qui ne s'en inquiètent pas s'en plaindront d'ici peu !
... comme on voit se plaindre des élus de la mauvaise couverture territoriale des réseaux téléphoniques et des services numériques ! Qui donc avait décidé de la "libéralisation" du secteur, de l'ouverture à la concurrence ? Peut-être sont-ils adeptes de la montagne en hiver, de la mer en été et des palais de la République le reste du temps, tous espaces garantis accessible en très haut débit.
Pour le peu de population des campagnes reculées, les pigeons voyageurs suffiront bien  pour aller dire à Nevers ou Auxerre que le patient est mort en arrivant devant la porte des Urgences à Clamecy.
...pour cause de fermeture !
Tout se passe comme si les gens s'échinaient à vouloir reconstituer le puzzle, perdus devant des pièces qui se ressemblent toutes, en charivari dans le couvercle renversé de la boîte...
S'ils avaient la bonne idée de retourner le couvercle ils y découvriraient la belle image terrifiante du la société que le pouvoir en place tricote, une maille à l'envers, une maille à l'envers, en détricotant les trois emblèmes de notre devise républicaine, la liberté, l'égalité et la fraternité.

A l'image des cohortes de petits macrons de province, le souverain du moment n'a d'intérêt que pour sa cour à l'abri des regards du peuple aveuglé par l'écran de fumée des discours.

Dans son ouvrage Pantagruel, Rabelais illustre le caractère imitateur des brebis... Histoire : sur un bateau, le marchand de moutons Dindeneau se querelle avec un certain Panurge... Pour se venger Panurge rachète un mouton et le jette à l’eau. Les bêlements du mouton font que tous les autres se lancent à la mer à la suite du premier ! Dindeneau voulant rattraper son dernier mouton tombe à l’eau et se noie avec son troupeau.
D’où l’expression : les moutons de Panurge...

Macron Panurge n'avait-il pas racheté une clé de la République à son Président mentor...

vendredi 5 janvier 2018

Scandaleux

La liberté a ceci d'extraordinaire qu'elle peut nourrir au sein son assassin.
Au prétexte qu'un auteur a écrit, des éditeurs en mal de matière peuvent rééditer des œuvres anciennes et c'est ainsi que la culture vient irriguer le jardin des songes de multiples générations au fil des siècles.
Il est heureux que nous puissions lire et relire François Villon, Rabelais, Molière ou les encyclopédistes au même titre qu'Hugo, Marx ou Verlaine... ou même Antoine de Saint Exupéry avec la citation "d'En Marche" extraite de Vol de Nuit.
L'art littéraire est oeuvre de l'esprit et peut en revendiquer toute la liberté !

MAIS...
... et c'est bien sur le premier MAIS que la liberté trébuche.

Le projet de la maison d'édition Gallimard de ré-éditer les œuvres antisémites et pro-nazi de Louis Ferdinand Céline ne peut qu'encourager à redéfinir un peu plus précisément la Liberté, à lui donner du corps pour que ce ne soit pas sa main qui noue la corde qui va l'étrangler.

Comment, dans le monde tel que nous le connaissons aujourd'hui et qui voit les foyers d'extrême droite néo fascistes s'enflammer au point d'arriver au pouvoir dans plusieurs pays d'Europe (... et jusqu'en Allemagne), comment peut-on tolérer qu'en France un tel scandale soit possible ? La prochaine étape verra peut-être la réédition de Mein Kampf en bande dessinée et traduction abrégée à l'intention des école, préfacée en bleu marine et vert de gris...

NON, cette liberté là n'est plus la liberté, elle en signe l'assassinat, précipitant les tenants de la haine et de la discrimination au pouvoir avec la litanie des poncifs populistes fustigeant aujourd'hui les migrants comme jadis les bohémiens, les musulmans comme hier les juifs, les pauvres, tous ceux que la société aussi moderne qu'inhumaine évacue dans ses caniveaux...
S'il existait un pouvoir politique soucieux des valeurs de la République et garant de celles qui animèrent les combattants de la Résistance libérant la France du joug nazi et rétablissant la démocratie il y a trois quart de siècle, de telles dérives seraient restées à croupir dans l'ombre des  esprits tordus qui les conçoivent.
La France a déjà payé sa dîme au thèses de Céline, et de tous les collabos de Pétain, elle a donné la vie de trop de ses enfants pour que des marchands de papier prétendument éditeurs se fassent aujourd'hui les promoteurs de ces thèses liberticides.

De toutes leurs forces les démocrates, les républicains, les citoyens libres se doivent d'élever la plus vive protestation et d'empêcher tel scandale.

"La liberté, c'est savoir reconnaître ce qui est nécessaire." -  Friedrich Engels

jeudi 28 décembre 2017

La bonne année !

Heu ?
Curieux ?
Mystérieux ?
Que tous nos vœux
Soient contagieux,
Merveilleux,
Mélodieux,
Joyeux !
… pour une Bonne Année 2022 !


Nb : et d’ici là on ne sait jamais… tenez bien le feu pour mijoter bonheur, santé et réussite pour les 365 jours 2018 !

mardi 26 décembre 2017

Ces nains qui nous gouvernent

... à l'ombre des géants.
Pour mesurer il faut des références.
Albert JACQUARD a disparu depuis plus de quatre ans... Dommage, il aurait fait un bon président de la République !

S'il était toujours là, son regard sur l'état du pays et ce qui s'y passe serait certainement d'une grande tristesse, las de n'avoir jamais été entendu en voyant catéchiser la jeunesse dans le culte de la concurrence et de la compétition, imposer les rites de la différenciation et des codes hiérarchiques, le système éducatif créant les catastrophes dont ses inspirateurs clament à longueur d'antenne qu'il faudrait "réformer" dans l'urgence... Ce ne sont que pompiers pyromanes dont les discours lénifiants cachent de plus en plus mal des intentions mortifères pour la démocratie qu'il avait toujours dénoncées.

Au moment où le gouvernement veut faire de l'université le petit tamis trieur des prochaines élites dociles et obéissantes de la "Républican' marche" il est salutaire de ré-écouter le propos que tenait Albert JACQUARD dans une interview donnée en 1994 sur la RTBF.

... et pour celles et ceux que les questions d'éducation intéressent, l'émission est visible dans son entier en suivant ce lien.

Une autre occasion pour réfléchir avant d'agir, et pour comprendre et mieux donner.
Son propos sur l'intelligence ne laisse guère de doute sur l'état de ceux qui nous gouvernent...

vendredi 22 décembre 2017

Stimulation


Les service du Ministère de l'économie sont formidables ! Ils ont même du temps de reste pour programmer des petits jeux en ligne...
Le dernier en date est le "simulateur de pouvoir d'achat".

C'est un bien bel objet, rigolo comme tout ; mais dès l'accueil on sent bien l'arnaque :
dans le discours macronique il est toujours question de la distribution de pouvoir d'achat aux travailleurs, de gain de pouvoir d'achat... 
Le titre du simulateur est plus sobre, il calcule le pouvoir d'achat sans préjuger du gain puisqu'il compte aussi dans l'espace des négatifs.
Le jeu subtil qui consiste à donner l'aumône à quelques uns en prenant plus à d'autres montre bien là la vanité du discours.
Pour les vaillants marcheurs qui, députés, se plaignent de la modestie de leurs revenus par rapport à leur situation dans le privé, quand ils émargent à l'indemnité parlementaire de plus de 5300 euros net... Eux au moins, en gagnant moins vont casquer moins ! à moins que...
Pour les multimillionnaires du gouvernement, c'est du masochisme que de vouloir prendre à ceux qui ne sont pas trop pauvres pour soulager la misère des plus faibles : ça va leur coûter cher ! à moins que...
En fait en y regardant de plus près, les vases communiquant ne fonctionnent pas sur tout l'éventail des fortunes. L'ISF est supprimé (près de 4 milliards d'économiser pour eux) et l'impôt sur les sociétés ratatiné (de 15 à 17 milliards perdus pour les finances publiques)...
Avec le budget macron les 10% les plus riches vont constater un gain de 1200 € quand les 10% les plus pauvres perdront plus de 300 €.
Les plus fortunés sont bien soignés par ceux qu'ils ont mis au pouvoir, logique !
Quant aux bannis de cette société des paillettes et du velours des banques, ils n'ont qu'à s'organiser dans leur société de la basse-cour et des faubourgs avec les Restos du cœur, le Secours Pop et le Téléthon... et la hausse de la CSG des retraités pour donner 10 balles aux plus faibles...
Pendant ce temps la racaille dorée fait la fête au logis du château, fortune à l'abri du donjon.

Le signe " - " indique une perte du pouvoir d'achat
Résultats de la simulation
En 2018
-75 €/mois
Dont 0 € dus à la baisse de la taxe d'habitation et -75 € dus au basculement de cotisations sociales vers la CSG.
 En 2019
-75 €/mois
Dont 0 € dus à la baisse de la taxe d'habitation et -75 € dus au basculement de cotisations sociales vers la CSG.
 À la fin du quinquennat
-75 €/mois
soit -900 €/an
Dont 0 € dus à la suppression de la taxe d'habitation et -75 € dus au basculement de cotisations sociales vers la CSG.
Le signe " - " indique une perte du pouvoir d'achat

Pour l'instant ça fait à peine un plein de gasoil par mois en moins (avant la hausse du carburant !)
Ou encore un caddie de commissions... Un bon resto pour deux, mais comme on n'y allait déjà pas...
A moins qu'on rogne sur ce qu'on donne ici ou là aux restos du cœur, au téléthon, ou aux petits enfants pour les récompenser de temps en temps !

Aucun doute, la reconquête de la République passera par la reprise de la Bastille d'aujourd'hui, celle de la finance ! Et si ...

dimanche 10 décembre 2017

effet génération

75 616 180 € promis cette année.
80 319 213 € promis l'an dernier pour une collecte atteignant 92 000 000 € au final.

Les résultats du téléthon 2017 auraient été affectés par la mort de Johnny Hallyday !

La baisse des collectes depuis le début des années 2000 ne relève pas de cette conjoncture particulière, mais plus surement d'un "effet génération" qui s'applique à toutes les initiatives publiques de grande ampleur : entre deux et trois décennies la croissance d'un phénomène en durcit l'identité et renforce la mobilisation qui l'accompagne.
Et puis, passé ce temps, le phénomène aura tendance à péricliter, dans une courbe dont la décroissance s’accélérera d'autant plus que le phénomène n'appartiendra plus à la génération de ses auteurs.
Il en est de même de beaucoup de corps collectifs, associations ou autres, qui ne peuvent assurer leur pérennité autrement que dans l'institutionnalisation.
A la différence du téléthon dont les bénéfices sont plus difficilement à la portée des citoyens au quotidien, d'autres phénomènes peuvent plus facilement perdurer.
Les Restos du cœur et autres associations caritatives en sont encore l'exemple puisque la puissance publique les a consacrés en solution de substitution à la correction de ses carences, l'Etat créant d'autant plus de misère qu'il soigne la fortune ne peut plus guère assumer d'y porter remède.

Ces phénomènes illustrent d'ailleurs les faiblesses du modèle capitaliste réduisant l'Etat à la portion congrue de la protection de ses intérêts immédiats et laissant aux solutions caritatives la résolution des problèmes qui n'intéressent pas le marché à défaut de perspective assez profitables. Les maladies orphelines touchent trop peu de monde pour susciter l'appétit des marchands de remèdes. La misère du mal-logement et de la mal-vie en générale n'intéresse guère autrement qu'en entretenant les pénuries qui font grimper les prix des loyers ou des produits de première nécessité bien au-delà du raisonnable pour étriller le porte-monnaie des solvables en ne leur laissant que le minimum. Et c'est sur ce reste à vivre que leur humanité les conduira à donner aux quêtes d'une "solidarité" tant vantée par celles et ceux qui s'en affranchissent et qui, comme toutes leurs idoles vont planquer leur fortune en Suisse ou dans quelque autre paradis fiscal des Caraïbes. 

La puissance publique, dans un système démocratique doit être la garante de l'accès de tous aux fondamentaux de la vie commune,  au gite et au couvert avec l'eau, l'air et le feu de l'énergie, à la terre nourricière, à l'éducation et à la culture, à la santé et à la communication.

Aujourd'hui, dans sa logique du moins d’impôt, corollaire de la religion du "chacun pour soi", les plus fortunés ne se privent pas de mobilité pour mettre leur fortune à l'abri du partage qu'ils célèbrent si justement sur la scène des enfoirés ou plus régulièrement à la Une des médias.
Les généreux donateurs du téléthon bénéficient d'ailleurs des 66% de déduction fiscale ; ça ne représente pas grand chose en manque à gagner dans la recette fiscale du pays, juste une soixantaine de millions d'euros (ça financerait annuellement au moins 600 emplois d'enseignants chercheurs...) . Mais c'est autant d'argent public manquant et confié au privé, contribuant ainsi au mouvement d'ensemble de la privatisation des fonctions publiques.

Pour mémoire l'Etat Macron prévoit pour 2018 la création de zéro poste dans la recherche publique ; ceci n'est que le cache-misère d'une dégradation continue de la recherche universitaire derrière le paravent de l'autonomie des Universités auxquelles l'Etat attribue des budgets ne couvrant déjà pas la rémunération des postes existants.

Même la presse la plus "libérale" l'affiche :
la recherche médicale décline en France...





vendredi 8 décembre 2017

Idiolatrie

Des idoles* selon la Bible de Jérusalem :
"Elles* ont une bouche et ne parlent pas,
elles ont des yeux et ne voient pas, 
elles ont des oreilles et n'entendent pas."
Ancien Testament, Psaumes CXV, 5-6

L'idole n'est qu'image, représentation susceptible de capter l'attention et d'attacher les dévots à la divinité qu'elle représente pour mieux en propager la croyance ; et les ministres de tous les cultes consacrent les dévots en instruments de la croyance, spectateurs faisant pénitence. 

L'idole, dans toutes les croyances n'est que le subterfuge apparent de l’inexistence.

Flaubert en caractérisait fort bien la vanité :
"Il ne faut pas toucher aux idoles, la dorure en reste aux mains."
Cette image de pacotille, met la société en bal costumé pour mieux en scléroser la raison dans la prison de l'instant. 

Il n'est pas anodin de constater la concomitance d'une religiosité recrudescente dans la sphère publique quand la citoyenneté républicaine s'effiloche et quand la laïcité interroge... La tension s'exacerbe entre les dérives communautaristes et leurs manifestations en signes d'appartenance et la nécessité du respect de la différence qu'exige l'organisation d'une société civile et policée.

Sans remonter à la raison de Machiavel voyant s'effondrer la République, tromperie et déraison restent depuis des décennies les deux mamelles des politiques, l'important est dans l'image et ses mensonges, dans la communication et la promesse, dans le culte des personnalités, dans la mise en scène publique des faits et gestes dont on clame l'intime discrétion (voir Johnny et Laetitia Hallyday, Brigitte et Emmanuel Macron, Dany Boon et sa femme, avec Stéphane Bern autour du gâteau d'anniversaire de Line Renaud), dans la prison d'un présent qui, coupé du passé ne peut plus préjuger d'avenir autrement que dans un imaginaire fumeux à la merci de tous les charlatans qui passent (voir le discours sur nos jeunes qui n'auront pas de retraite ou le projet de loterie pour financer le budget de préservation du patrimoine...).

Pour s'être donné à des Trump, Poutine ou autre Macron, les peuples ont choisi des idoles.
Et à force de déraison leur idiolatrie devient mortifère pour l'humanité toute entière, une dérive suicidaire dans des sociétés de zombies, chair à canon de toutes les guerres, de la poudre, des ruines et du sang, des drones de guerre, guerres économiques ou guerre déclarée à la planète... Les hommes raisonnables fuient ces tumultes pour se jeter migrants dans la gueule de bourreaux qu'ils s'imaginaient sauveurs... 

Le spectacle de la France contribuera au grand spectacle du monde ce weekend dans la spectaculaire synchronisation du spectacle du Téléthon et de l'hommage populaire à l'Idole réunis pour occuper un "temps de cerveau humain disponible" (dixit l'ex patron de TF1) de télé-spectateurs de télé-réalité... Télé-tout, étymologiquement mis à distance d'un spectacle dont la proximité dévoilerait l'indécente imposture.
Banderole revendiquant le "vivre ensemble" ou les "services de proximité" à main gauche et pancarte réclamant de la télémédecine, du télétravail, du télétraitement, du télépéage ou de la télésurveillance... dans la main droite ! Vous comprenez.

D'un côté on consacrera l'oubli du désengagement de l'Etat dans le financement public de la recherche et de l'autre on déploiera un bel écran de fumée devant le triste spectacle de la misère de proximité qui  prospère aussi bien sous les ponts de Paris qu'ailleurs dans la France oubliée.

Le spectacle éveille les sentiments, génère de l'émotion... il fait ré agir.
Les idées, la réflexion, l'organisation de la réalité en pensée, l'intelligence sont nourries de raison pour maîtriser l'action.