mardi 30 septembre 2014

20 685,48 € contre 40

Des sénateurs viennent d'être élus... Ce sont aussi eux qui font les lois.

Ce qu'il en coûte :

Indemnité parlementaire (7 100,15 €)
Indemnité Représentative de Frais de Mandat (6 037,23 €)
plus
Moyens mis à la disposition des sénateurs
Equipement, communications, transport, hébergement,bureau &
Rémunération des collaborateurs (7 548,10 €)
+ 2 757,34 € d'indemnité maximale d'autres mandats locaux...

Quant aux retraités les plus pauvres, ils se verraient bientôt gratifiés d'une prime de 40 € pour l'année !

Chacun sait que la démocratie a un coût, mesuré au prix de nos chers élus.

6 ans après...

1er tour - Sénatoriales 2008
Voix
% exprimés
M. Bernard COULON (DVD)
183
19,47
M. Michel MABILON (RDG)
26
2,77
M. Gérard DERIOT (DVD)
349
37,13
M. Jean-Jacques ROZIER (DVD)
220
23,40
M. Abdou DIALLO (RDG)
36
3,83
M. Alain DENIZOT (SOC)
415
44,15
Mme Mireille SCHURCH (COM)
406
43,19
Mme Nicole ROUAIRE (VEC)
15
1,60
Mme Anne BABIAN-LHERMET (VEC)
15
1,60
M. Yves SIMON (DVD)
153
16,28
M. Louis DE CONDE (FN)
3
0,32



1er tour - Sénatoriales 2014
Voix
% Exprimés
M. Gérard DÉRIOT (UMP)
401
41,43
M. Claude MALHURET (UMP)
244
25,21
M. Bernard COULON (UDI)
224
23,14
M. Alain DENIZOT (SOC)
187
19,32
M. Pierre-André PÉRISSOL (UMP)
184
19,01
Mme Élisabeth BLANCHET (COM)
155
16,01
M. Dominique BIDET (COM)
145
14,98
M. Serge BOULADE (SOC)
103
10,64
Mme Marie-Claude LÉGUILLON (RDG)
39
4,03
M. Christian POUVIOT (DVD)
34
3,51
Mme Claudine LOPEZ (FN)
28
2,89
Mme Isabelle RÉCHARD (RDG)
21
2,17

L'élection sénatoriale est une affaire d'élus...
Ça s'appelle un résultat, littéralement, ce qui résulte...
Du latin resultatum, participe passé de resultare : sauter en arrière !

mercredi 24 septembre 2014

A-t-on jamais fait la paix avec la guerre ? ?

« On abat un rocher, on abat un chêne, on abat un chien ; le meurtre commence à l’homme ; l’homme peut seul être assassiné. L’idée de destruction ne prend un sens moral suprême qu’appliquée à l’humanité. »
Victor Hugo (Proses philosophiques)

Individuelle ou collective, l’abomination de la mort administrée par l’homme n’a pas plus de légitimité dans la mémoire des millions de victimes de 14-18 qu’elle n’en trouvera dans l’assassinat d’un français aujourd’hui en Algérie.   
Le criminel se condamne dans son propre geste. Le père Hugo le disait aussi par ailleurs.

« Le criminel croit que son crime est son complice ; erreur ; son crime est son punisseur ; toujours l'assassin se coupe à son couteau ; toujours la trahison trahit le traître ; les délinquants, sans qu'ils s'en doutent, sont tenus au collet par leur forfait, spectre invisible ; jamais une mauvaise action ne vous lâche ; et fatalement, par un itinéraire inexorable, aboutissant aux cloaques de sang pour la gloire et aux abîmes de boue pour la honte, sans rémission pour les coupables. »
Victor Hugo (Extrait ACTES ET PAROLES II - PENDANT L'EXIL 1852-1870)

C’est bien pour ça que la tranquille innocence indispose les esprits tordus qui ont parfois la prétention de les gouverner.
Rechercher l’arme et le mobile du crime renvoie parfois à l’image cruelle du miroir ; les américains l’ont expérimenté en Afghanistan ; combien d’autres au Moyen Orient, en Libye, et dans tant d’ailleurs.
Les pires extrémités dans lesquelles le monde se précipite au prétexte d’un rétablissement illusoire n’ont-elles pas les ressorts de la croyance et de l’aveuglement bien plus que ceux de la raison et de la conscience des esprits libres ?


A qui profite le crime ?

A-t-on jamais fait la paix avec la guerre ?

La vigilance suffit-elle ?

Recrudescence ou persistance mortifère de la nostalgie du fascisme, du nazisme et son valet pétainiste ? 
L'actualité ne manque pas d'exposer les signes de manifestations inquiétantes, tant il semblerait qu'elles soient tolérées par une opinion publique oublieuse de la barbarie qui ensanglanta l'Europe et le monde il y a 75 ans.
Que l'extrême-droite héritière des thèses racistes du passé cultive la xénophobie et la violence n'a rien de surprenant. Que son influence progresse dans de nombreux pays d'Europe en empruntant le canal démocratique de l'élection et de l'inscription de leurs groupuscules dans le paysage politique au point d'en banaliser la survivance n'est cependant pas sans poser question.
L'instrumentalisation de ces forces dangereuses pour la démocratie dans la compétition électorale sous prétexte d'en faire un repoussoir ou de les faire mordre sur la clientèle adverse pour l'affaiblir contribue largement à leur banalisation.
D'autres signes inquiétants se profilent en contrepoint de cette situation ; le prochain congrès de l'ANACR, le mois prochain à Brive devrait réfléchir à des mesures préservant l'association des Anciens Combattants de la Résistance de l'Infiltration d'éléments d'extrême droite dans ses rangs...
Les mesures administratives, de quelque forme qu'elles soient n'ont pas plus inefficacité contre ce fléau que  la ligne Maginot.
L'éradication des thèses révisionnistes, de la xénophobie et de toutes les formes de racisme, de violence et d'exclusion, passent d'abord par la requalification du débat politique sur les idées en débat plutôt que sur la frimousse médiatique des acteurs politiques en mal de gloire personnelle ; elles passent par une action politique résolument orientée vers le progrès social et la réduction des inégalités.
Le slogan du "vivre ensemble" passera vite de mode dès lors que la réalité du "vivre mieux" passera dans la vie de tous les "sans" d'aujourd'hui.

C'est bien à un projet de transformation sociale qu'il faut s'atteler en changeant de République c'est une évidence, pour se débarrasser de l'anomalie démocratique du présidentialisme.
... sans oublier la représentation proportionnelle à tous les étages pour redonner aux partis politiques leur prééminence dans l'organisation du débat public, et redonner aux convictions leur prééminence qur l'ambition dans le choix des personnels politiques.

Le guide, le chef, l'homme providentiel, de quelque couleur qu'il soit, si nécessaire aux régimes autoritaires  n'a pas sa place dans un véritable régime démocratique.

Celles et ceux qui glosent sur un 2ème tour des présidentielles de 2017 avec le FN face à la droite dure ou à une gauche molle contribuent largement à la promotion des Le Pen. Et la tâche leur rendue facile depuis que l'inversion du calendrier électoral range les députés au rang des accessoires  dans le placard à godillots de la République.

Si le débat public portait sur les idées et les effets relatifs des orientations portées par les élus, les citoyens seraient vraisemblablement moins portés à se laisser aller à l'abstention qui fait seule gonfler d'apparence le progrès du Front National... et crée ainsi les conditions de son inscription durable dans le paysage.

lundi 22 septembre 2014

La vie de tous les jours

... à écouter les médias la vie se jouerait, comme la valse, à trois temps.
Le temps d'avant, nous y sommes presque, c'est celui de la candidature, et il dure environ deux ans et demi...
Le temps d'après, nous y sommes encore, c'est celui de la renonciation, et il dure environ cinq ans...
Entre les deux il y a le temps de l'élection, celui de la jubilation, qui ne dure guère plus qu'un jour, celui où le citoyen zélé devient zélecteur de zélu.

Et ça s'arrose ! pour peu qu'il reste un bistrot au village !

Ce jour-là on oppose volontiers le verdict des zurnes aux zimages incertaines des zondages qui devaient pourtant guider le choix des croyants désolés de constater qu'il ne reste guère de pratiquants, abstention oblige.

Pendant que tout ce petit monde s'agite, la vraie vie continue pour celles et ceux qui ont un vrai métier à chercher ou à exercer, et qui vont se heurter à tous les obstacles  qu'une journée ordinaire égrène sous leurs pas.

Ce ne sont plus les mêmes mondes.
Pour s'en convaincre il suffit de s'interroger sur le sort de la voie ferrée promise à la broussaille entre Souvigny et Moulins après des millions et des millions de travaux payés par la collectivité... à qui ? Pour quel résultat ?

La vie de tous les jours, elle n'a d'autre préoccupation que de voir l'artichaut passer de quelques centimes à quelques euros du champ breton à l'étal des marchands.
La vie de tous les jours, elle n'a d'autre préoccupation que de voir le dépassement d'honoraire réclamé opération faite.
La vie de tous les jours, elle n'a d'autre préoccupation que de voir le gamin d'ici accueilli dans une autre école qu'ailleurs.
La vie de tous les gens n'est pas celle de ceux dont l'entregent les a tant éloignés qu'ils réclament à grands cris du "vivre ensemble".

La vie de tous les jours mériterait aussi d'être citoyenne, chaque jour d'un quinquennat. Encore faudrait-il que le peuple ne soit pas souverain qu'un jour sur 1865.

Au théâtre ce soir

Du côté plan média c'est nickel ! 

  • Un chouia de "réseaux sociaux", ça fait branchouille auprès des millions d'"amis"...
  • Un chouia de presse écrite, ça agace le neurone du boursicoteur...
  • Un chouia de larbins sur les antennes périphériques, ça asticote l'ego... des fois qu'il redevienne pré-si-dent !!! il en est quelques uns qui pourront dire "puisque j'y étais, j'en serai, peut-être !"...

Et enfin après cette débauche de "générales" télescopiques voilà le lever de rideau sur la scène de la grande mise en scène...
40 minutes de service public télévisé pour servir les ambitions revanchardes et velléitaires du petit énervé, ça fait un peu cher payé pour le cotisant lambda à la redevance TV.
Surtout quand on réfléchit au contenu !!!
Parlant de référendum, le petit énervé a-t-il oublié qu'il s'était assis à quatre fesses sur le résultat d'un référendum en son temps ?
Parlant d'immigration et de la nécessité d'harmoniser les pratiques européennes, le petit énervé aurait-il oublié sa mansuétude pour les plombiers polonais de la grande braderie libérale du travail en Europe ?

Deux choses sont importantes dans ce petit spectacle pour enfants gâtés :

  • la première se limite à la course à l’échalote que le petit énervé livre à la justice ... "moi président, je serai à l'abri !" OUF !!!
  • la seconde, à la fois plus banale et insupportable à la fois porte sur cette prétention maladive à vouloir sauver des eaux le monde qu'on a noyé.

Et là, le petit velléitaire affublé de son super-flic pour reconquérir la citadelle en ruine de son parti singe à merveille tous ses semblables de droite comme de gauche ; il illustre à merveille la dichotomie d'un monde désormais partagé entre de prétendues "élites" qui ne jouent que dans leur petite cour des miracles et des peuples d'ici ou d'ailleurs qui cherchent encore maladroitement le chemin de leur émancipation.
Pour leur part, les groupies du petit énervé sont assurément à l'abri de toute collision neuronale, le seul qui leur reste est scotché à leur zappette, immunisé des souvenirs dévastateurs de son passage au pouvoir dans les cours d'écoles, dans les couloirs des hôpitaux ou les palais de justice. Les plus affûtés réclament à cor et à cri une réforme austéritaire de la sécu, des retraites et du smic !


  • Celles et ceux qui ont des yeux pour voir savent bien comme il facile aujourd'hui d'être bien soigné sans parler de gros sous...
  • Celles et ceux qui ont des yeux pour voir savent bien comme il facile aujourd'hui d'être retraité sans chercher à arrondir les fin de mois de pension...
  • Celles et ceux qui ont des yeux pour voir savent bien comme il facile aujourd'hui de faire les courses de la semaine avec le "reste-à-vire" d'un MOIS de SMIC...


Le pire dans tout ça... c'est bien la confirmation que les orientations politiques du petit énervé, même laborieusement assumées par l’ersatz de socialisme au pouvoir, conduisent au mêmes catastrophes économiques et sociales.

Le changement, c'est pour quand ?

Cause pas trop fort, les sénatoriales c'est pour bientôt, et, on ne sait jamais, sous les ors des préfectures le sort de quelques chasseurs de rente va se jouer bien loin des préoccupations de citoyens ordinaires.
Il est vrai qu'en cette occasion les électeurs sont "grands" !!!

Le nec plus ultra de la démocratie, non ?

mercredi 17 septembre 2014

Tiens, des sous !

Du soutien scolaire apporté à domicile par des professeurs de l'Education Nationale, un marché en plein développement s'affiche avec les enseignes de grandes maisons d'éditions qui se font entremetteuses pour une clientèle apeurée par l'échec scolaire et surtout friande de réussite dans un monde où la concurrence fait rage jusque sur les bancs de l'école.

Question 1 : les promoteurs de cette offre lucrative ont-ils gémi quand les gouvernements successifs ont mis à mal l'école de la République depuis plusieurs décennies de réformes d'économies budgétaires ?

Question 2 : les enseignants si mal payés qu'ils s'obligent à vendre leurs services à des usagers qu'ils ne satisfont pas dans leur service ordinaire ont-ils manifesté quand les gouvernements successifs ont mis à mal l'école de la République depuis plusieurs décennies de réformes d'économies budgétaires ?

Question 3 : Comment des enseignants dont les conditions de travail n'ont cessé de se dégrader depuis plusieurs années, -effectifs des classes, services partagés, changement de programmes, etc.- trouvent-ils le temps de distribuer leur bienfaits en marge d'une activité professionnelle à temps plein ?

Question 4 : les parents prescripteurs de ces suppléments d'enseignement pour leurs enfants ont-ils tant trop d'argent à dispenser quand ils se plaignent habituellement du coût exorbitant d'une rentrée scolaire ? Et comment font-ils donc pour accorder plus de confiance à un enseignant qui dégage de son temps d'activité professionnelle à des fins lucratives, affichant de la sorte leur insatisfaction du travail prodigué par les professeurs de leur progéniture à l'école, au collège ou au lycée ?
Que voilà un bel exemple d'apprentissage du chacun pour soi sur le dos des autres.
Sans compter que ces pratiques ont à peu près autant d'effet que le redoublement...

La République a déjà l'école bien malade dans l'inégalité de traitement de ses citoyens dès leur plus jeune âge. Il suffit pour s'en convaincre de mettre en regard les moyens qu'elle consacre à la reproduction de ses élites en classe prépa avec ceux qu'elle accorde aux bougres des quartiers ou des campagnes...

Question subsidiaire : les pouvoirs publics observateurs de cette situation consécutive aux effets des politiques publiques en matière éducative n'ont-ils pas raison de s'en amuser puisque le désengagement de l'Etat et l'explosion inégalitaire des différentes formes de relocalisation transfère la charge sur le "client final" pour peu qu'il en ait les moyens financiers et qu'il comprenne le vrai sens de l'école.

L'école fait société, et la société délabrée d'aujourd'hui ne fait qu'aggraver le délabrement de son école.
Fallait-il ajouter la réforme des rythmes scolaires pour chahuter un peu plus le Radeau de la Méduse ?

En l'espace de quelques décennies ce sont des siècles d'efforts accomplis pour ouvrir l'école au peuple qui partent en poussière de craie.
L'école est devenue école des marchands pressés de confiner les jeunes et leurs parents dans la logique lucrative de la consommation.

AR MOR ICA

jeudi 28 août 2014

L'urgence du capital

Nommé avant-hier, le nouveau ministre de l'économie n'attendit pas plus tard qu'hier pour annoncer qu'il ne serait pas opposé à la remise en cause des 35 heures pour peu que patrons et syndicats s'entendent !
Pas de souci, la CFDT est là pour ça ; et ça paye à en voir les carrières post-syndicales de Notat, Chérèque et plus récemment le Martin sidérurgiste lorrain...
Après la déclaration d'amour de Valls à l'université d'été du patronat, allez chercher la différence avec les options de Fillon étalées sur les petits écrans du même soir...
Le drapeau de la république n'a pas supporté ses passages répétés à la lessive électoraliste du régime présidentiel ; blanc, bleu ou bleu marine, ce n'est plus la France.

  • Plus celle de 1792 qui faisait sa République campée sur ses deux pieds de la liberté et de l'égalité avant de tomber dans les bras de la bourgeoisie souveraine qui ajouta une fraternité universelle bien nécessaire à l'absolution de sa fortune...
  • Plus celle de 1830 ou 1848 nourrie au sang du peuple pour chasser un aristocrate par la porte et en voir un autre rentrer par la fenêtre...
  • Plus la Commune de Paris et ses ambitions d'école publique...
  • Plus celle de la libération sur les accents progressistes du Programme du Conseil National de la Résistance...


L'histoire de France est aussi marquée des pierres noires du reniement. 

  • A trois quarts de siècle d'intervalle, Adolphe Thiers et Jules Moch ont bien déclenché le feu des soldats pour faire couler le sang du peuple...
  • Raoul Vilain a bien assassiné Jean Jaurès défenseur de la paix et fondateur de l'Humanité, les fusillés pour l'exemple sont bien morts de l'inhumanité de la guerre...
  • Le gouvernement du Front Populaire n'a pas tergiversé bien longtemps pour laisser tomber les Républicains espagnols sous les balles de Franco et une petite vingtaine d'années plus tard Guy Mollet rappellera bien les réservistes pour continuer de faire la guerre en Algérie...


Les promesses électorales n'engagent que celles et ceux qui veulent bien les croire.
Cette maxime vaut toujours aujourd'hui et à défaut d'avoir des ministres communistes à évacuer comme Ramadier le fit en son temps ou Mitterrand plus tard, les socialistes au pouvoir aujourd'hui font leur mue en se débarrassant des lambeaux d'une carapace rose qui les classaient dans les espèces de gauche le temps des élections.

Avec l'invention récente des primaires, ce ne sont même pas les vraies élections qui vont porter les prochains enjeux politiques, mais bien plutôt le casting des marionnettes que le capital réclame sur scène pour le prochain acte de sa tragédie.

Resteraient-il encore quelques intellectuels de gauche en capacité de penser l'émancipation des hommes et des femmes en France, en Europe et tout autour de la planète pour écrire un autre scénario que celui de l'interminable descente aux enfers que vit le monde le la misère et de la guerre ?


mercredi 27 août 2014

Re(ma)niement


Il n'existe plus guère de journalistes dans les médias télévisés...
Personne aujourd'hui pour interroger le sens du remaniement ministériel à la lumière de la publication des chiffres du chômage ou des effets délétères de la politique d'austérité sur l'économie touristique par exemple...
Pas plus qu'on rapproche la prestation du premier ministre devant le patronat qui lui fait l'honneur d'une standing-ovation du discours du Bourget d'un Hollande candidat Don Quichotte parti guerroyer les moulins à vent de la haute finance... et qui prend dans son gouvernement d'aujourd'hui l'un de ses serviteurs  talentueux.

Passé les bornes, il n'y a plus de limite.

Qui parlait d'inverser la courbe du chômage ? 

A force d'argent public dans le tonneau des danaïdes des "entreprises" sans AUCUN effet, le rendez-vous avec "l'emploi et la croissance" est repoussé à la Saint Glinglin.
25% des jeunes au chômage, ça ne suffit pas ?
Des retraités pauvres obligés de recourir à des emplois "alimentaires" ça ne suffit pas ?
Des femmes toujours moins bien payées que les hommes à qualification et emploi équivalent, ça ne suffit pas ?
Des aînés spoliés du peu qu'ils ont pu gagner en travaillant pour une fin de vie sans apaisement, ça ne suffit pas ?
Des étudiants au travail plus souvent que sur les bancs des facs, ça ne suffit pas ?
De l'argent pour la guerre, et la paix oubliée ça ne suffit pas ?
Le marché, toujours marchands et marchandises...

Va-t-il venir enfin le temps où il sera enfin plus glorieux de conjuguer l'être que l'avoir ?

Comment ne pas désespérer les plus coriaces de nos citoyens ballotés entre les reniement d'une gauche impuissante et les frasques d'une droite empêtrée dans les affaires et les guerres de chefs...

Et pendant ce temps, qui attend son petit chaperon rose derrière le rideau des isoloirs ?


mardi 26 août 2014

Nouveau gouvernement

Pour en arriver là, il semblerait que les radicaux de gauche aient négocié la conservation des départements ruraux dans la "réforme territoriale"...

16 ministres (huit femmes, huit hommes) et 17 secrétaires d'État.

Ministères :
  1. Affaires étrangères et Développement international : Laurent Fabius
  2. Écologie, Développement durable et Énergie : Ségolène Royal
  3. Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche : Najat Vallaud-Belkacem
  4. Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Christiane Taubira
  5. Finances et Comptes publics : Michel Sapin
  6. Défense : Jean-Yves Le Drian
  7. Affaires sociales, Santé et Droits des femmes : Marisol Touraine
  8. Travail, Emploi, formation professionnelle et Dialogue social : François Rebsamen
  9. Intérieur : Bernard Cazeneuve
  10. Agriculture, Agroalimentaire, Forêt, Porte-parole du gouvernement : Stéphane Le Foll
  11. Économie, Industrie et Numérique : Emmanuel Macron
  12. Logement, Égalité des territoires et Ruralité : Sylvia Pinel
  13. Décentralisation et Fonction publique : Marylise Lebranchu
  14. Culture et Communication : Fleur Pellerin
  15. Ville, Jeunesse et Sports : Patrick Kanner
  16. Outre-Mer : George Pau-Langevin
Secrétariats d’État
  1. Relations avec le Parlement : Jean-Marie Le Guen
  2. réforme de l'État et simplification : Thierry Mandon
  3. Affaires européennes : Harlem Désir
  4. Développement et Francophonie : Annick Girardin
  5. du Com. ext., Tourisme et Français de l'étranger : Thomas Thévenoud
  6. Transports, Mer et Pêche : Alain Vidalies
  7. Enseignement supérieur et Recherche : Geneviève Fioraso
  8. Budget : Christian Eckert
  9. Anciens combattants et Mémoire : Kader Arif
  10. Famille, Personnes âgées et Autonomie : Laurence Rossignol
  11. ds Personnes handicapées et Lutte contre l’exclusion : Ségolène Neuville
  12. Droits des femmes : Pascale Boistard
  13. Commerce, Artisanat, Consommation, et ESS : Carole Delga
  14. Numérique : Axelle Lemaire
  15. Réforme territoriale : André Vallini
  16. Politique de la ville : Myriam El Khomri
  17. Sports : Thierry Braillard

Déclaration de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF


Paris, le 26 août 2014

La démission du gouvernement Valls, cinq mois après son entrée en fonction était un premier et terrible constat d'échec. La liste du gouvernement Valls II en est un second, tout aussi éclatant. Avec une équipe toujours plus étroite politiquement et une politique annoncée plus droitière que jamais, symbolisée par l'arrivée d'Emmanuel Macron, homme-clé des banques et de la finance, l'exécutif s'enfonce dans une impasse dangereuse pour la France.
La politique Hollande-Valls n'obtient aucun résultat. Les causes sont connues : une austérité draconienne, une dépression de la demande par la baisse des salaires et du pouvoir d'achat, des libertés et des cadeaux accrus pour la finance et et le capital, une offre productive saignée par la rémunération des dividendes. Le nouveau gouvernement va amplifier cette politique, l'échec est programmé d'avance. La France peut gravement dévisser. L'autoritarisme et la brutalité comme méthode de gouvernement ne feront qu’accélérer cette grave crise politique.
Ce gouvernement sera incapable de rassembler les Français, la gauche et même les socialistes, pour renouer avec les exigences d'une politique de redressement national. Nous ne pouvons pas laisser faire car le prix à payer est déjà et sera plus lourd encore pour la France et les Français. Notre colère est d'autant plus grande que des solutions et des forces existent pour une autre politique. Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d'entrer en action, de débattre et d'agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique. Des fronts larges d'actions et de solutions doivent maintenant se constituer partout dans le pays pour la relance sociale, la justice fiscale, la lutte contre les gâchis de la finance, les créations d'emplois utiles aux services publics, au logement, à l'industrie et à la transition écologique, et pour la refondation démocratique de la République. Je donne rendez-vous à la fête de l'Humanité à toutes celles et ceux qui y sont prêts.

Le changement, c'est maintenant...

OUF ! ça y est... 
Le perron de l'Elysée a accouché de la composition du nouveau gouvernement.
L'ex serviteur de Sarkozy devenu valet de Hollande a égrené la liste des titulaires de portefeuilles et de marocains.
Quoi de neuf ?
La confirmation insultante à la gauche d'une option de droite qui s'affuble de l'étiquette "social-démocrate" s'affiche avec un rejeton de l'ENA et de la banque Rothschild au ministère de l'industrie...
Au moins les éditorialistes du Figaro et les grouillots du MEDEF peuvent sortir les flûtes à bulles !
Quant aux "demandeurs d'emploi", aux retraités galériens, aux "travailleurs pauvres", aux SDF qui ont une espérance de vie réduite de trente ans, aux étudiants trois fois victimes, des marchands de sommeil, des marchands d'emploi précaire, et d'un système de formation qui oublie de connaître les deux premiers, aux écoliers de demain gaspillant du temps d'apprentissage ailleurs qu'avec des enseignants... Qu'ont-ils à en attendre ?
Quant aux citoyens depuis longtemps dépossédés de leur pouvoir démocratique au point qu'ils s'abandonnent majoritairement à l'abstention, que pouvaient-ils espérer du cinéma politico-médiatique du remaniement ministériel ? Qu'ont-ils à en attendre ?

RIEN...
... si ce n'est que l'aggravation du pire.

Les voilà au moins satisfaits sur ce point !

Les médias ne sont guère traversés de courants révolutionnaires et les commentateurs s'emploient à singer le scénario de "Plus belle la vie" pour mieux accrocher l'attention des auditeurs ou des téléspectateurs. 
Au diable la curiosité et l'investigation... Avec toujours les mêmes en tête de gondole, on a donc entendu parler des "Radicaux de gauche" qui ne sont guère plus à gauche qu'ils ne sont radicaux, des écologistes dont la diversité dépasse et de loin la biodiversité d'une nature bien endommagée, de Bayrou, de Louis Gallois et de Pascal Lamy...

... et même de Robert HUE !!!

... Grand chef du "NEP" puis du "MUP" après avoir présidé aux destinées du PCF qu'il a largement contribué à couler, le toujours sénateur a de quoi être déçu après avoir tant flatté le socialiste.
Son successeur et compère sénateur Pierre Laurent porte-t-il encore la parole des communistes français ?

SILENCE ou presque (voir la déclaration par ici).

La proximité des élections sénatoriales y serait-elle pour quelque chose ?

Non bien sûr ; et ce n'est pas le journal des communistes de l'Allier qui fera vivre un quelconque débat d'idées dans cette conjoncture : son numéro de rentrée ne paraîtra... qu'après les sénatoriales !

Il est vrai que les sénatoriales, c'est une affaire d'ELUS, de "GRANDS ELECTEURS", bien loin de la vulgate citoyenne ou militante ordinaire.

Rassurés sur ce point, dormez tranquille.

Sarkozy ? Fillon ? Coppé ? Lemaire ? Bayrou ? 
Avec la triplette passe-partout "Hollande-Valls-Macron", plus besoin d'élections.

lundi 25 août 2014

L'art d'accommoder les restes

Dans la cuisine politicienne les résultats électoraux ne garantissent pas l'exercice des meilleurs talents ; et le "fait maison" cache parfois le peu ragoutant ragoût réchauffé du MEDEF derrière la carte rose bonbon.
Les derniers éclats d'une susceptibilité gouvernementale de façade montrent à l'évidence qu'il n'est plus besoin d'attendre 2017 pour voir la droite gouverner en France. Après le "virage de janvier", François Hollande conduirait désormais sur l’accotement... voire même s'embourberait dans la fossé à droite...
Cette version sied bien à tous ceux qui se berçaient d'illusions sur la véritable nature de la politique élyséenne.
De virage il n'y a jamais eu, pour une social démocratie convaincue de libéralisme l'évolution ne tient qu'au dosage des artifices susceptibles d'anesthésier le gogo.

Après l'épisode Chevènement, jadis, est venu le temps de Mélenchon... Aujourd'hui celui de Montebourg ou Hamon...
Peu importe, ce n'est pas avec copeaux ou sciures qu'on fait les plus belles pièces d'ébénisterie.
Il aura d'ailleurs fallu que Jean-Luc Mélenchon avoue son échec (et avec lui celui des communistes fourvoyés dans les petits arrangements électoraux) pour que l'aile gauche du PS s'écaille encore.
Qu'en attendre sinon le prochain épisode de la décomposition d'une gauche malade du pouvoir depuis l'épisode mitterrandien et sa mission primordiale d'affaiblissement et d'éradication des communistes.
Tout espoir n'est pas perdu ; la France ne s'abandonne pas naturellement à l’extrême droite et la menace brandie en épouvantail n'en est pas le meilleur préservatif.
C'est bien d'une nouvelle expression politique projetant le progrès social dans tous les domaines de la vie des gens que le pays a besoin. Le sursaut citoyen et le réveil social d'un printemps rouge y contribuera plus surement que les petits arrangements des sénatoriales ou la mascarade d'un remaniement ministériel.
Encore faudrait-il qu'il existe un berceau pour le tenir au chaud.

samedi 2 août 2014

Jamais trop d'art pour bien faire

la comcom Bocage sud propose une expo dans les locaux de son office du tourisme au Montet... à goûter sans modération !

Les photos de Sylvain Claire donnent à voir le monde dans de superbes paysages... du local talentueux !

Quant à la sculpture de José Jaime Ferreres Ayerbe, elle mérite aussi le détour, du corps et de l'émotion dans ses assemblages expressifs !

mercredi 23 juillet 2014

Le coût de la mort

Nos braves économistes nous abreuvent souvent de leurs tergiversations sur l'évolution du coût de la vie. Ils nous font même parfois le coup de la baisse des prix, quand chacun mesure, dans le monde ordinaire, la baisse du "reste à vivre" !
Nos braves commentateurs radio ou télé alignent les brèves sur les conflits d'ici ou d'ailleurs, nous abreuvant d'images et de commentaires sanguinolents, sans jamais faire deux phrases susceptibles de faire comprendre ce qui se passe, sans jamais éveiller la curiosité qui ouvrirait les yeux sur les causes et les conséquences, sur l'intelligence du monde. Ils nous font le coup de la mort inéluctable, fatale et nécessaire, de milliers d'innocents. 
Au nom de quoi ? Nom de dieu !

La vie coûte cher... trop cher ?
... essayez donc la mort !

Des enfants palestiniens meurent sous les bombardements israéliens ; c'est un fait.

Combien de marchands d'armes, de poudre à canon, d'acier et de systèmes sophistiqués meurent étouffés du sang de leurs victimes ?
Ils peuvent se croire immortels à l'abri à "l'arrière", à l'abri des tréteaux du théâtre des marionnettes politiques dont ils tirent les ficelles sur la scène inhumaine des conflits ensanglantant la terre.

De drônes en rafales,
De missile en roquette
Ils n'en finissent pas
De massacrer la vie
D'assassiner la paix
...

La mémoire de Jean d'Entraigues a-t-elle encore la force de fredonner l'espoir ?

mardi 22 juillet 2014

Curieux ? non !



La fatigue a gagné le bon tribun, usé de l'usage que d'aucuns en ont fait...
La confusion originelle des niveaux respectifs bien différents de la tactique et de la stratégie va-t-elle avoir raison d'un phénomène qui avait suscité l'espoir face à la série calamiteuse des renoncements d'une gauche mollassonne et oublieuse de ses racines comme de son héritage ?
Le "front de Gauche" ne serait plus dans la rhétorique de Jean-Luc Mélenchon qu'à ranger sur le rayon des souvenirs... passé et dépassé...
Combien d'orphelins dans l'aventure ?
En politique, opportunisme, ambition et clientélisme n'ont jamais servi aux recettes de la cuisine révolutionnaire. 
S'y mijotaient plus surement la modestie, la mesure et la raison, avec le soupçon d'insolence et d'utopie qui rend vaine l'illusion du consensus.

A écouter sans modération, pour bien se convaincre de quelques fondamentaux de l'action politique : "c'est le très grand nombre qui fait l'histoire...", sachant que le plus grand nombre n'est toujours fait que d'individus à organiser !
Encore faut-il le savoir faire !


dimanche 13 juillet 2014

L'humain en or

La Marseillaise

Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté
Contre toutes les haines et les guerres
L’étendard d'espoir est levé
L’étendard de justice et de paix
Rassemblons nos forces, notre courage
pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos coeurs
L'amitié la joie et le partage
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière

Graeme Allwright - Sylvie Dien


Le Festival de Hérisson a offert un spectacle fantastique en accueillant Graeme ALLWRIGHT, mercredi dernier, sous un chapiteau plein à craquer et dans une ambiance à faire oublier l'été pourri qui baignait les bords d'Aumance...
Tout a commencé avec La Marseillaise "revisitée" à l'occasion par l'artiste qui n'a pas attendu d'être quasi nonagénaire pour chanter la paix et le bonheur d'une humanité de lutte. 
Le chant montant du chœur et du cœur des centaines de spectateurs acteurs a franchi les portes du chapiteau dans un grand moment d'émotion partagée.
... ça fait du bien de mettre la "star academy"  à distance !
Presque trois heures de concert ont suivi... accompagné par deux musiciens malgaches d'exception, Graeme Allwright  a offert un bel assemblage de nouveautés et de "classiques" qui résonnaient sur tous les bancs du chapiteau avec de beaux refrains repris en chœur.
Le respect est le plus beau des miroirs; Graeme Allwright mérite celui de son public et le lui rend bien. Il sait aussi mettre en valeur le talent de ceux qui l'accompagnent en leur laissant la scène ou en les accompagnant à son tour sur sa guitare devenue percussion...
Ce fut un grand moment, un beau moment. Merci à des organisateurs qui savent faire partager l'art et la culture.

mardi 1 juillet 2014

Va voir...

"Là-bas si j'y suis" disparaît de la programmation de France-Inter.
Daniel Mermet devient ainsi la dernière victime expiatoire en date du hollandisme, véritable hooliganisme d'une bien-bien-bien-pensance libérale tendre aux forts et dure aux faibles. Le régime actuel ne supporte pas les traits d'humeur et de sincérité de ses victimes ; l'impertinence indépendante n'a plus sa place, la monarchie républicaine entretient sa cour de valets dans des médias aux ordres et ses petites coteries de persifleurs homologués que le peuple se doit d'applaudir en riant gras...
La pensée critique, l'observation attentive et l'analyse sans complaisance doivent passer leur chemin, "la voix de son maître" a parlé.