mercredi 31 octobre 2012
Passé les bornes il n'y a plus de limites !
... à prix réduit pour nourrir les plus pauvres !!! et accessoirement leur pourrir la santé !
Voilà enfin un débouché rentable pour les poubelles de nos hypermarchés qui vont pouvoir prendre la route de la péninsule hellénique à pleins camions pour finir d'engraisser le capital, avant le que ce soit le tour des espagnols et des portugais : ça réduira le transport !
Ce n'est pas pour rien que le capitalisme mondialisé a recyclé à la tête du gouvernement grec un ancien d'une grande banque américaine mise en faillite avec la crise des subprime.
Recyclage et tri (social) sélectifs...
mardi 30 octobre 2012
Le front et l'affront
Le Front de Gauche, opportunément nommé pour bien signifier que de ce côté ci on ne spécule guère sur le renoncement et la lassitude, a redonné un peu d'espoir le temps d'une campagne, un peu comme le largage des canadairs dans l'embrasement d'un après-midi. Mais sitôt passé la nuit des résultats, c'est la fumée qui reprend le dessus, étouffant les espoirs d'une accalmie, avec la reprise des "plans sociaux", avec les "pigeons" qui soufflent sur la braise...
Il s'est dit qu'on avait arrêté l'incendiaire...
Pour autant, a-t-on sur le front de l'incendie les pompiers qu'il faudrait, les renforts qui leur seraient nécessaires et le matériel législatif adapté à l'ampleur du sinistre ?
Pas sûr !
Pigeons voyageurs
Depuis quelques semaines, les oreilles gouvernementales sont très ouvertes au chant des "Pigeons", cohorte de patrons nostalgiques de l'ère Sarkozy et bien déterminés à conserver leurs privilèges au détriment de celles et ceux qui espéraient le changement MAINTENANT !
Ils avaient obtenu gain de cause en Espagne avec les mesures prises pour "assouplir le marché du travail" et garantir la "compétitivité" des entreprises !
Le résultat ne s'est pas fait attendre : 300 000 chômeurs de plus cette année, une progression des licenciements de plus de 50% par rapport à l'année dernière !
Est-ce bien ce résultat que vise le gouvernement français pour répondre à l'espoir de changement manifesté dans les urnes du printemps dernier ?
Malheureusement, avec un attelage qui tire à droite il va falloir passer à l'atelier des mouvements sociaux et remédier au plus tôt à ce déréglage politique d'une gauche qui ne tient pas la route de ses promesse, trop sensible au vent de droite.
jeudi 25 octobre 2012
TGV, Bercy bien !
Il fallait certainement faire de la place en gare de Lyon pour plus de TGV, nobles engins regardant de haut les tortillards rebadigeonnés de chez nous.
Et donc terminus auvergnat à Bercy, juste un peu à l'écart et sans galeries ni verrières, ni boutiques à foison, ni foule fourmilière... Juste une gare, quoi !
Il y a là de quoi vitupérer contre le mépris capital qui substitue aux escaliers mécaniques ou pas et au dédale des couloirs du métro... un escalier sur le parvis, mécanique ou pas, et un ascenseur avant deux ou trois cents mètres de trottoirs qui conduisent au premier métro.
Certes la première bouche est interdite aux voyageurs provinciaux à tickets ordinaires, mais lignes 6 ou 14 ne sont pas si mal pratiques pour pénétrer la ville ! et l'air des trottoirs et la terrasse d'une brasserie ne sont guère plus désagréables que le dédale souterrain de la gare de Lyon.
Et le TGV dans tout ça ?
Otage !
Grève à la SNCF ! sans grand risque d'erreur chacun peut prédire sur sa radio ou télé préférée le marronnier du reportage sur la "prise d'otage" du bon français blanc à carte vermeil qui reste à quai ou du jeune cadre à peine sorti de l'école de commerce qui pleure sur le ralentissement économique provoqué par des syndicats ringuards...
vendredi 19 octobre 2012
Du gué de la Meuse à l'impasse teutonne
La charnière des deux siècles a été marquée par un processus double et symétrique d'est en ouest. D'un côté c'est l'éclatement d'un bloc et son émiettement en une myriade de morceaux inégaux, le différentiel de taille, de potentiel et d'histoire entretenant la mise en concurrence...
De l'autre c'est l'assemblage à marche forcée d'un puzzle sans image, de pièces inégales, d'attelages improbables, d'une Europe occidentale emportée dans le tourbillon concentrateur.
Le pôle européen revient s'ajouter à l'anglo saxon qui l'avait détrône dans la maîtrise capitaliste du monde. L'effet centripète dans la trajectoire de la "construction européenne" a pour ambition première de raccrocher les éléments qui se détachent progressivement du bloc de l'est perdant sous l'effet des forces centrifuges de sa trajectoire de désintégration de ses composants périphériques jusqu'à son centre.
Autant la charnière des deux siècles précédents et la révolution industrielle avait nourri le profit capitaliste de la matière et de sa transformation dans un système de production (exploitation sans retenue des ressources naturelles et du peuple des hommes, et accaparement colonialiste du monde), autant la charnière des deux derniers et la révolution numérique ont continué de calmer la soif du profit capitaliste à la sueur et au sang des hommes mais en y ajoutant désormais, au mépris du travail et de l'intelligence humaine l'explosion de la rente des spéculations financières à l'échelle mondiale.
C'est peut-être cet éclairage qui permettrait de mieux saisir les grands mouvements géopolitiques qui agitent la planète, un peu semblables aux grands courants atmosphériques garants du climat.
De la même façon que notre planète a connu des périodes de glaciation et d'autres de réchauffements climatiques...
De la même façon que la tectonique des plaques a défait le continent géant de la Pangée pour fractionner les terres que les hommes s'accaparèrent jalousement plus tard...
Les choses se font et se défont, et comme l'histoire moderne le montre à l'envi, c'est souvent des pierres de la ruines que sort le neuf. N'est-ce pas ce qui fait le lien et le sens dans le passage d'hier à demain ? N'est-ce pas aussi dans la disparition de ce lien que s'approfondit la crise du moment, dans un monde sans grand-mère ni repère ?
Quand bien même le pessimiste serait d'abord un optimiste bien informé, il faut rester confiant dans la capacité des hommes à résister, des peuples à décider...
Chavez est réélu, les grecs et les espagnols manifestent !
Qu'est-ce qu'on attend ? Qu'est-ce qu'on a à attendre d'une social-démocratie dont l'histoire atteste qu'elle a toujours eu la main leste sur le dos des peuples et l'oreille attentive au chant des sirènes des puissances d'argent.
Plutôt que de chercher le mouton à cinq pattes de l'alliance miracle au grè des échéances électorales, mieux vaudrait, sans trop s'inquiéter du pouvoir à conquérir à coups de compromis, gagner la confiance pour rassembler sur des idées plus que sur des promesses. C'est plus sur la voie de l'exigence que sur celle du compromis qu'on devrait rencontrer les communistes.
jeudi 18 octobre 2012
Gauche
Angela Merkel vient de rappeler bruyamment son exigence que l'Europe se dote du dispositif qui devra valider ou retoquer les projets de budgets nationaux, selon qu'ils seront plus ou moins conformes aux exigences de rigueur du TSCG...
Au tournant de la rédaction d'une directive européenne, la mise sur le marché de la sécurité sociale ainsi offerte à l'appétit féroce de l'assurance privée passerait presque inaperçue...
Dans un cas comme dans l'autre il va falloir trancher entre faiblesse et trahison pour qualifier le vote majoritaire des parlementaires sur le TSCG. Que n'ont-ils pas débattu de ce qui se dévoile aujourd'hui, sans surprise pour nous, puisque c'est tout le sens du traité merkozy que nous dénonçons sans cesse ni repos !
Faudra-t-il se poser encore longtemps la question de savoir si, dans une telle situation, la force communiste -si tant est qu'elle existe- , doit s'interroger sur la question de savoir où elle doit être ailleurs, ni dans l'opposition, ni dans la majorité ?
L'annonce prochaine du renflouement d'une banque de constructeur automobile qui prendrait soit-disant l'eau avec force argent public suivra celle de la présence d'une de ses filiale dans un paradis fiscal des Caraïbes...
Alcatel Lucent annonce plus de 5000 licenciements dont 1400 en France et... le cours de bourse grimpe immédiatement de 8%...
Pétroplus est liquidé... une raffinerie qui ferme, c'est une capacité de raffinage qui faiblit, c'est une pénurie bien construite pour faire pression sur le marché et augmenter les marges...
Les organisations caritatives sont submergées de nouvelles "clientèles", jeunes ou retraités, salariés à bon marché... et les grands fournisseurs d'aide alimentaire veulent fermer leur robinet !
Et encore ce ne sont là que quelques exemple de ce qui noircit l'actualité socio économique et politique du pays !
Certains s'interrogent sur le retour probable ou prochain de Sarkozy aux affaires...
... est-on bien certain d'en avoir chassé son fantôme ?
Le pouvoir d'aujourd'hui est-il si différent du monde des shadoks, incapables de rêver, quand ils ne pompaient pas, à un autre monde que celui qui les voyait pomper ?
Et pourtant un autre monde est possible, un monde d'autant plus vrai qu'il est fruit de l'utopie. C'est le projet communiste, tout simplement, pas celui de l'artificier clinquant prétendant rallumer les étoiles : mais plutôt de l'allumeur de réverbères, du vrai poète Apollinaire, Aragon ou Hugo ou les autres, tous capables de rallumer la flamme d'une intelligence citoyenne aujourd'hui oubliée, méprisée, emprisonnée derrière les barreaux de la misère, du silence et de la peur.
dimanche 14 octobre 2012
Le spectacle de la vie
"Le Grenier à Pépé", c'était hier dans la campagne nivernaise à l'occasion d'un festival des arts du cirque et du spectacle vivant, (le week-en d'Acroballes Circus à Urzy) un petit bijou de spectacle à cent lieues des projecteurs des grands ciruits commerciaux des cultures industrielles préformatées.
Le cadre intimiste du petit chapiteau ajoutait à la proximité des artistes celle d'une compagnie de spectateurs partageant les mêmes émotions.
Au travers des émotions qu'il procure, l'art ne manque pas d'enrichir la vie et d'aider à la compréhension du monde qu'il sublime, à quelque échelle que ce soit.
vendredi 12 octobre 2012
Don du sang
"Bonjour Daniel
Chaque année en France, 1,7 million de personnes donnent leur sang. Ces dons permettent de soigner 1 million de malades, par transfusion ou médicaments dérivés du plasma.
Vieillissement de la population, maladies du sang et cancers, hémorragies : autant d’indications pour lesquelles la transfusion sanguine est indispensable, voire vitale.…
Actuellement en France, les réserves de sang traversent une période critique et continueront de diminuer dans les semaines qui viennent, tant la consommation en produits sanguins est soutenue.
C’est pourquoi l’Etablissement Français du Sang compte sur vous pour un don de sang lors d’une prochaine collecte.
Dans l'attente de vous accueillir, nous vous remercions par avance de votre générosité"
mardi 9 octobre 2012
Chavez réélu à la présidence du Venezuela
"Le président vénézuélien Hugo Chavez a promis de poursuivre et d'accélérer la construction du "socialisme du XXIe siècle". Va-t-il tendre la main à ses adversaires politiques ? L'opposition pourrait-elle l'accepter ? Restera-t-elle unie dans la défaite ? Au lendemain du scrutin qui a donné la victoire au chef de l'Etat, réélu avec 55 % des voix, observateurs et responsables politiques s'interrogent."
Ecole de demain ou d'avant-hier ?
L'approche très légère des inégalités et des mécanismes qui les génèrent et les amplifient, le recours démagogique aux collectivités territoriales toujours en quête de nouvelles compétences sous couvert de "proximité"... beaucoup de points restent à éclaircir au travers des mesures concrètes dans la mise en place de la réforme...
Lire le texte de son article ci-dessous.
Concertation sur l’école : le compte n’y est pas !
Sociologue, Choukri Ben Ayed critique le rapport de la concertation. Pour lui, la refondation prolonge les politiques libérales des gouvernements précédents. Le rapport reste dans des formules vagues par exemple quand il évoque " les pratiques pédagogiques dites « efficaces »". La co-éducation avec les collectivités territoriales est aussi présentée comme un élément de creusement des inégalités.Après une phase dense de concertation sur l’école, le comité de pilotage a remis sa copie. Il nous est ainsi permis de réagir, même si l’exercice n’est pas aisé en raison de la nature un peu particulière du texte à mi-chemin entre la concertation elle-même et la future proposition de loi. Nous sommes tentés de souligner le caractère participatif de la démarche (bien que dans un cadre bien prédéfini par les thèmes retenus), de nous réjouir également de voir abandonné le langage agressif qui caractérisait la période précédente. Pour autant les doutes et les réserves ne sont pas dissipés.
Les doutes d’abord : n’y a-t-il pas contradiction à louer les vertus d’une concertation inédite par son ampleur et d’annoncer un calendrier aussi étriqué pour la rédaction de la loi d’orientation qui en sera issue ? Quant aux réserves, nous abordons à présent le fond du texte.
jeudi 4 octobre 2012
Les roses se fanent
De plus en agissant sur ce levier, les socialistes continuent de faire glisser le financement des dépenses sociales sur l'impôt, dégageant ainsi les entreprises de leur obligations vis-à-vis des populations employées, directement ou indirectement. La sécu est encore un peu plus vidée de son sens et ouverte à l'appétit de l'assurance privée.
Les cotisations sociale avaient au moins deux bonnes vertues, celle de la solidarité dans la couverture mutuelle du risque et celle du partage de la charge entre celui qui fournit sa force de travail et celui qui l'exploite. Quand bien même le monde d'aujourd'hui n'est plus celui de la reconstruction d'après guerre il est très dommageable pour la survie d'une république démocratique et sociale telle que Pierre VILLON la dessinait entre les lignes du programme du CNR.
Les propos du ministre des finance face aux questions d'actualité des députés hier à l'Assemblée Nationale, d'un pouvoir attentif à la demande des entreprises sont à la fois présage et confirmation.
lundi 1 octobre 2012
co-errance
Le hasard m'a mis entre les mains un numéro de l'Express de fin septembre dans le même temps où je lisais un papier de l'AFP sur les ministres du gouvernement Ayrault assujettis à l'ISF.
La première double page de pub de l'express vous met tout de suite au parfum, la J12 chromatic de Chanel en céramique de titane, 366 diamants pour l'ornement, et un polissage à la poudre de diamant qui donne son éclat unique à cette montre... Trop polie pour être honnête !
Quelques pages plus loin c'est Longines, puis Tissot -le choix de Tony Parker - Basketteur professionnel -, à moins de 1000 euros, on est presque dans le jetable ! Plus tout à fait, un peu plus loin, avec IWC dont on apprend 90 pages plus tard qu'on peut se les offrir à la boutique qui fait "le choix du chic et de la sobriété" avec des modèles à neuf, douze ou seize mille euros, bracelet en cuir vieilli compris ("comme le jean, mais en plus chic!"sic).
La fortune se montre en montres au poignet tout comme le service aux intérêts de la fortune dans les pages de cet hebdomadaire qui va nous faire croiser Hollande en fils spirituel de Jacques Delors, les conseils éclairés du Medef au président, les dangers de la connivence social-libérale de la CFDT et du pouvoir en place, Minc, Tapîe, Fillon et le scénario du retour de Sarkozy. La boucle est bouclée.
Pour les amis du fric, l'épisode actuel, en simple soupape de sécurité est bien conforme au scénario ; comme en Grèce, en Espagne ou en Allemagne, les socio-démocrates gèrent efficacement la récréation de crise pendant que la droite disqualifiée par la brutalité de sa gestion se remet en ordre de marche pour reprendre la main une fois le sale boulot accompli.
François Hollande a moins trompé son monde que Mitterrand en son temps, auquel il avait fallu plus de 18 mois pour prendre le virage libéral de 83 et tourner le dos à l'espoir de 81. Le slogan présidentiel "le changement c'est maintenant" prend tout son sens aujourd'hui : le changement, c'était le temps de l'élection, et maintenant n'est plus hier, sitôt l'élection passée et avec la préparation du premier budget de l'exercice, le voile est levé dès lors qu'il s'agit de "rassurer les marchés", de s'attaquer à la dette à coup de politique austéritaire, pire encore avec le TSCG qui va unir au parlement les voix socialistes et celles de l'UMP...
Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines pour deux raisons au moins.
La première occupe une bonne page de chronique dans ma lecture accidentelle de l'Express où la journaliste explique comment le système éducatif français pousse à la méfiance à l'égard des entreprises, au point même, suprême outrage, de voir Jacques Généreux (économiste "colistier de Jean-Luc Mélenchon) être cité dans un manuel de terminale présentant la théorie libérale !!!
C'est pour quand le bûcher pour ces auteurs iconoclastes et l'autodafé pour leurs ouvrages impies ?
Une petite visite sur le site de l'IREF (un think tank d'inspiration libérale, dixit l'Express qui s'empresse d'en communiquer les études) et sur la page de l'Express bien mal scannée par l'IREF ne manquent pas de montrer à quel point la droite balayée par le courant d'air rose du printemps dernier, non contente de programmer son retour aux affaires à la prochaine occasion, s'emploie à encadrer les orientations gouvernementales d'une gauche guimauve peu résistante aux pressions libérales.
La solution dans tout ça ?
Le Front de gauche ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas sûr ?
dimanche 30 septembre 2012
Nom de nom
Il fallait que la justice tranche ! et elle a tranché à la faveur du marchand…
Le village de Laguiole avait ressenti le besoin, voire même la nécessité de récupérer l’usage de son nom depuis bientôt 20 ans exploité par un homme d’affaires qui vend la marque aussi bien pour des couteaux que pour du linge, des vêtements ou des barbecue ! Quand ils arrivent dans nos vitrines en fleurant bon la production locale aveyronnaise, les produits siglés Laguiole ne sont pas encore secs de la sueur des enfants chinois ou d’ailleurs …
La justice, saisie par la commune pour prononcer la nullité des marques et dénoncer ainsi l’instrumentalisation de son nom à des fins commerciales trompant les consommateurs sur l’origine des produits, a tranché en défaveur de la commune. Le couteau à l’abeille est ainsi trempé dans la confusion des tristes copies provenant à pleins conteneurs d’extrême orient et du noble art des couteliers de Thiers ou de Laguiole.
La décision du tribunal confirme “la prédominance du droit des marques sur le droit au nom”.
Que faisaient les élus qui réclament à la justice aujourd’hui le respect du bien public que peut représenter le nom d’un village quand les activités de coutellerie s’étaient évanouies à Laguiole ?
Sont-ils plus efficaces que les socialistes qui font de grands moulinets dans l’air avec Arnaud Montebourg au “redressement productif” en même temps qu’ils se déculottent devant les financiers maîtres des marchés imposant la ratification du traité Merkel-Sarkozy à l’assemblée nationale.
Pour le capital tout est permis, y compris de damner l’âme des lames.
samedi 29 septembre 2012
Huma
Il est des jours , bien plus nombreux, où le journal fournit à la lecture du petit déjeuner les vitamines de la journée. Qu'importe si c'est le quotidien de la veille, il est souvent bouclé trop tôt pour ne coller qu'au jour, et la vérité de la veille est rarement remise en cause le lendemain pour peu qu'elle soit de juste cause.
Et donc, la livraison du 30 septembre regorge de pépites ; sa lecture serait d'utilité publique !
Manifestons notre NON ! Un beau titre pour appeler à la manifestation de dimanche !
S'y soumettre, c'est se démettre. Le titre de l'édito de Patrick Apel-Muller est limpide tant il signe la livraison des clés de notre république aux Etats-Majors des banques américaines et du capital en général qui infestent la gouvernance européenne.
8 points d'argumentaire INCONTESTABLES, pour peu que les OUI-OUISTES se hasardent à débattre, ce qui n'est pas le cas loin s'en faut ; drapés dans la même arrogance qu'en 2005 ils sont dans le déni démocratique du refus de référendum :
- Hollande président bien moins exigeant que Hollande candidat (il disait le 17 mars : "je ne serai pas seul parce qu'il y aura le vote du peuple français qui me donnera mandat")
- gouvernements et parlements nationaux sous la tutelle de commissaires européens non élus (Le pouvoir européen de Bruxelles, nonobstant le parlement, n'est-il pas un beau prototype de négation de la démocratie en mettant loin des peuples des dirigeants désignés sous la pression des lobbys de tous ordres).
- un traité qui éloigne de l'Europe (rien dans ce traité ne remet en cause la course à la concurrence sociale dans une Europe dont les peuples sont sacrifiés sur l'autel du profit capitaliste).
- un traité qui creuse la dette et approfondit la crise (l'austérité appauvrit les peuples en enrichissant les spéculateurs).
- Un traité couleur Sarkozy voté à deux mains par la droite (il n'est que la lecture des belles déclarations des socialistes oui-ouistes d'hier pour se convaincre, au choix, de leur naïveté ou de leur duplicité ; voter oui hier devait permettre de renforcer l'Europe, de vaincre le chômage... l'Europe a été plus que perméable au virus de la crise et les records de chômage fleurissent sous toutes ses latitudes... ). Et si c'était ce oui de panurges bêlant qui précipitait la crise ?
- Un modèle social mis en cause (ou plutôt le peu qui en reste ! les textes fondant le traité vont même jusqu'à encadre la modération salariale sous prétexte de compétitivité ! Mais rien sur l'encadrement du pillage des fruits du travail par les rentiers d'accord pour licencier et bloquer les salaires quand ils se servent des dividendes à plus de 10% l'an !)
- la "règle d'or" comme commencement du changement... (ou comment privatiser l'Etat en lui niant sa capacité d'action publique, avec cette fameuse règle nous ne serons plus dans le MOINS d'Etat que nous avons douloureusement expérimenté avec la Révision Générale des Politiques Publiques, mais dans le PLUS DU TOUT d'Etat, sans compter la contagion programmée des collectivités territoriales qui devraient bien sûr co-signer les pleins-pouvoirs au capital).
- Et si on en causait ! Les tenants du OUI, de droite comme de droite (peut-on se prétendre de gauche et accepter cette perte de souveraineté politique au profit des thuriféraires du profit ?) fuient le débat en se réfugiant derrière le paravent de l'inéluctabilité de l'option capitaliste sous l'autorité des marchés financiers.
Page 7 : Montebourg déçoit Florange ! Sarkozy n'avait-il pas désespéré Gandrange... Les promesses politiques ne sont pas à la hauteur des hauts-fourneaux. Au fait, le changement, c'est pour quand ?
Page 8, l'UMP réclame encore plus de rigueur, le débat interne de la droite incorpore subrepticement l'extêrme à son ordinaire. Et les statisticiens de l'INSEE vérifient que le RSA jeune n'a aucun effet sur le taux d'emplois des jeunes, mieux que 9% des RSA jeunes sont attribués sur les 100 000 promis ! Promesses...
Huma des débats, l'Europe bien sûr qui s'affiche sans fard sur les murs d'Athènes en lettres de sang. Guerres d'hier ou d'(aujourd'hui, guerre économique ou massacre écologique, la mort est attachée au capital comme le verso à son recto.
Le fric du foot, le transport low-cost, les turbulences religieuses envahissant la vie publique, la misère de la culture... sans compter les admirables billets de Jean-Emmanuel Ducoin, tout est bon dans le canard quand il se déchaîne !
Dans les pages de l'international, passage par l'Espagne garrottée par les banques, le souvenir des massacres de Sabra et Chatila et les Palestiniens qu'on laisse sur le trottoir de l'ONU, Bruxelles et ses grands penseurs qui asphyxient les pêcheurs européens pour mieux piller les réserves africaines au risque d'affamer encore un peu plus les africains.
Quelques pages de culture et une bonne dose d'épices en dernière page... Le menu de ce 30 septembre à la carte de l'Huma ne peut que régaler les papilles des amateurs de changement en leur mettant en mains les atouts du débat.
Dénoncer un scandale ? les occasions ne manquent pas ! et celle là de doit pas être ratée : un député socialiste propose dans le débat sur l'énergie de moduler les tarifs en fonction des zones "climat"... Les socialistes aurillacois apprécieront tout comme les camarades jurassiens du ministre de l'économie !!! Tout compte fait ce serait la régularisation de pratiques déjà éprouvées : les grands friqués du 16ème ou de Neuilly souffrent moins de leurs déplacements jusqu'aux joailleries de la Place des Vosges que les ouvriers banlieusards dans les bouchons du périph ou dans des RER bondés.
On va bientôt nous expliquer que la discrimination est la condition première de l'égalité républicaine. C'est peut-être bien là le changement !
vendredi 28 septembre 2012
Incorrigibles
Les socialistes français emboîtent le pas des grecs ou des espagnols qui ont bien préparé le terrain du retour de la droite aux affaires en administrant une purge qui laisse leur peuple pâle de rage.
Au gouvernement les socialistes sont bien gauches à défaut d'être à gauche.
Quant au dossier "européen" et au trop fameux traité héritier de celui de Maastricht chacun va pouvoir se régaler l'esprit en cherchant la différence entre le oui de droite et le oui de gauche, celui qui aura trouvé le premier aura gagné un référendum sur l'abolition du concordat en Alsace Moselle.
mercredi 26 septembre 2012
C'est quand la nuit du 4 août ?
For-mi-dable ! c'est la cerise... une cerise sur le gâteau ! Dans le sud de la France le droit de passage est retiré dans 2000 hectares de bois par le son propriétaire : l'assureur Groupama et son président Sud-Méditerranée qui les réserve à des chasses privées...
... au point de faire dire au maire du petit village de Mosset (Pyrénées Orientales) :
"il réalise ce que la noblesse n'a pas osé faire !"
Un clic sur l'image vous conduira sur l'article de l'Huma qui révèle ce scandale.
La chasse est-elle à ce point perdue de vue pour le peuple de la terre ?
vendredi 21 septembre 2012
OGM
Les OGM ne sont guère qu'un révélateur supplémentaire de l'infamie capitaliste.
Ils ont déjà frappé depuis longtemps, dans la population française au moins. Trois grandes populations à risque sont repérables :
1. les professionnels du profit, qui prient sans répit les dieux du capital au temple de la bourse, jouent l'inflation de leur fortune contre la vie des hommes et de la planète.
Peu leur importe que l'espérance de vie recule (cf. le virage "heureux" de la Russie qui s'est "débarrassé du communisme" pour développer l'analphabétisme, les inégalités et la misère raccourcissant de l'espérance de vie), ils considèrent qu'au-delà de l'âge raisonnable jusqu'auquel le consommateur taxable est plus générateur de profit que de coût, l'intérêt de le conserver s'amenuise.
Peu leur importe, de la même façon, que nombre de maladies chroniques inexplicables par un surcroît des menaces virales ou bactériennes pourrissent la vie de millions d'enfants, de femmes et d'hommes, les marchands de potions et réparateurs d'humains en tous genres ne manquent pas d'aplomb pour s'assurer les débouchés nécessaires aux soins des victimes de leur propre industrie qui les rend malades et les casse au travail, les OGM auraient aussi cette double vertu cardinale d'interdire aux humains de maîtriser la production de leur alimentation et de les empoisonner à la fois... nouveau marché ouvert à l'horizon, celui de la poudre de perlin-pimpim à vendre en contre poison... Toute ressemblance avec les marchés de l'obésité, du cholestérol, des allergies (et j'en passe !) serait-elle vraiment pure coïncidence ?
2. les professionnels des médias qui font dans le culte du présent et ne sont plus guère capables d'autre chose que d'afficher les dépêches d'agences sans analyse ni commentaire disent à qui veut l'entendre que les OGM sont bien incontournables puisque notre agriculture se montre maintenant incapable de fournir la nourriture nécessaire à nos animaux de boucheries et à nos volailles. Que diantre, un hexagone qui s'étend sur un millier de kilomètres du nord au sud et d'est en ouest en milieu tempéré serait-il à ce point déglingué qu'il ne soit plus capable d'assurer sa propre subsistance ? Le soja OGM américain, le colza OGM américain, le maïs OGM américain ou l'huile de palme sont-ils à ce point indispensables à notre survie ? Et, si jamais c'était le cas, ne peut-on pas s'intéresser aux causes du phénomène, à ses tenants et aboutissants ? Il y a là j'en suis sûr un formidable travail pour les journalistes. J'en connait un au moins, Gérard Le Puill, mais ses propos ne sont guère relayés. Accessoirement les investigateurs peuvent pousser leur curiosité du côté des maîtres financiers des médias qui depuis des décennies en ont fait les OGM intoxiquant les cervelles. Télé commerciale et fast-food, même combat !
3. les professionnels du pouvoir politique, intermittents du spectacle qui l'accaparent avec l'intention de mourir sur scène sont aussi victimes bien consentantes des OGM dans le grand cirque écolo. Fiche verte par-ci pour un dossier de marché, Grenelle de l'environnement par-là, chantier TGV mis au repos par un petit triton... l'intention écolo aurait donc bien infiltré tous les grands mondes jusqu'à l'éolienne du jardin particulier ou le vert des panneaux du toit... Quant au respect des belles promesses affichées sourire photo le jour d'avant par les signataires du marché ou du contrat, que devient-il le jour d'après quand quelques clandestins se gavent les poumons dans la fumée noire des engins de la sous-traitance, quand les marchands s'évaporent dans les faillites ? Dans le domaine des OGM comme dans d'autres qui touchent à la sphère de l'environnement, de la vie des hommes et de la santé du monde, les pouvoirs politiques se gardent bien de porter le fer là où il faut. Interdire la culture, et tolérer le commerce d'importation... La duplicité est bien là érigée en principe de morale publique. Depuis des décennies les politiques publiques en matière agricole n'avaient pour but que l'anesthésie préalable à l'euthanasie. Créer assez d'injustice dans un système qui fait se disputer ceux qui quêtent l'aumône plutôt que s'unir et s'entraider ceux dont les intérêts se croisent est bien la recette commune de la marmite française européenne ou planétaire. Ils tendent ainsi le drap vert du champ opératoire pour cacher aux victimes l'oeuvre de leurs bourreaux.
Tant que la loi de la République (soumise à celle du marché !) tolérera la spéculation sur la récolte du blé pas encore semé sur les marchés à terme qui fait briller le céréalier en costume de trader...
Tant que la loi et l'usage toléreront que l'éleveur ne soient plus qu'un petit rouage grinçant coincé, obligé par ses engagements contractuels en amont et en aval avec le grand monde de l'agroalimentaire...
- La petite minorité des grands privilégiés de la fortune faite du sang des vivants continuera de voir s'ouvrir les portes du paradis... fiscal et de la vie de château.
- La poignée de ses serviteurs aussi veules que zélés séchera au purgatoire oubliant que les chiens de garde du capital n'ont droit qu'au confort de quelques niches... certes fiscales, mais à l'écart du château.
- La grande masse de l'humanité devrait-elle pour autant se résoudre à l'enfer d'une vie de soumission et de désespérance sur tous les continents ? Chair à canon des guerres d'antan ou porte-flingues des guerres des autres, crève-la-faim d'aujourd'hui, assoiffés de demain, les hommes n'auraient-ils d'autre choix que de subir les lois du fric ou du marché de leur terre à leur table ?
S'il ne fallait qu'une bonne raison pour condamner ce monde et anéantir le capitalisme le refus de la "marchandisation du vivant" devrait suffire.
N'est-ce pas même la première condition nécessaire ?
Les OGM ne sont là qu'un des épisodes du long feuilleton du combat de l'humanité pour sa (sur)vie et sa liberté.
Pour s'en convaincre, et s'il en était besoin, la lecture de la quarantaine de pages de la petite brochure de propagande communiste à destination des paysans écrite en 1927 par Ernest Montusès forgerait bien la même conviction.
lundi 17 septembre 2012
mardi 11 septembre 2012
Il va falloir l'avoir à l'oeil...
Un président normal dans les tribunes des Jeux Paralympiques à Londres... C'est normalement bien...
Certains maintenant qualifient de grosse bourde le petit morceau d'échange entre François Hollande et la championne du 200 mètres... Confesser à Assia El Hannoui qu'il lui avait fait signe depuis les tribunes pendant qu'elle faisait un tour d'honneur avec son accompagnateur signe effectivement une normalité bien peu respectueuse du handicap de la championne malvoyante ! ... cause plus fort j'suis myope !
Mais tout compte fait est-ce bien différent de la séquence télévisée de dimanche soir dans laquelle le président normal promet aux riches très anormaux que leur punition sera de courte durée... Les vrais français normaux, eux qui échappent au purgatoire de la tranche à 75% d'imposition, lui répondent normalement comme Aissa l'autre soir :
"moi perso, vous savez, moi ..." !
Est-il vraiment normal qu'un président normalement élu par une petite proportion d'un corps électoral normal fasse normalement quelques excuses préalables à la petite caste très anormale qui servait si bien les intérêts très anormaux de son prédécesseur ?
Un documentaire d'Arte nous expliquait l'autre soir comment les pions de la banque américaine Goldman Sachs étaient installé à la tête des Etats européens (Grèce, Italie...) ou des grandes institutions (Banque Centrale Européenne)...
Veillons à ce que notre nouveau président ne se sente pas trop poussé par les mêmes ressorts. L'exigence d'un référendum sur le pacte budgétaire signé par Sarkozy et Merkel serait le minimum de respect dû aux peuples.










