vendredi 20 février 2015

Attali ou Attila

Ne cherchez pas plus la gauche dans le discours de Jacques Attali que du journalisme politique sur cette chaîne...
Mais au moins une idée ressort pour exciter la prétention du vieux beau habitué des salons mondains et des plateaux télé, la nécessité d'un programme politique pour fonder le débat attaché à un processus électoral.

Attali veut pondre un programme pour les prochaines échéances présidentielles...

S'il se dépêchait, peut-être pourrait-il en sortir un pour les élections départementales... et avec lui pas de souci, le modèle pourrait servir aussi bien à droite qu'à gôche avec une petite promesse de mise en concession autoroutière de routes nationales.

Sa constatation est frappée au coin du bon sens, les affrontements électoraux ne se font plus depuis des années que sur les personnes, hors de tout engagement programmatique, et donc sans aucun espoir de changement dès lors que l'important n'est plus que "d'être en place" ; pour y faire quoi ? C'est accessoire, et rien même devra suffire à satisfaire une petite cour de supporters dont la seule ambition d'être "du côté du manche" les fait profiter de quelques éclaboussures de gloire éphémère.
La fin d'une époque n'est pas nécessairement le début d'une autre en matière de progrès social et de satisfaction politique de l'intérêt du plus grand nombre. Toutes les "fin de règne" ont été marquées par la dégradation des comportements et la dissolution des valeurs partagées pour faire société. Nous y sommes aujourd'hui, à droite, comme à gauche, avec une perte de repères d'autant plus dramatique dans ses effets qu'elle potentialise les conséquences d'une accumulation de renoncements et de reculades sans précédent.

Aujourd'hui on s'inquiète de la difficulté des hôpitaux à faire face aux urgences ordinaires d'un épisode grippal pour l'hiver, de la même façon qu'en été ce sera pour autre chose... et on fait briller le nom d'une ministre qui déclenche un plan machin ! Sans qu'à aucun moment on pointe la responsabilité de celles et ceux qui ont fermé les lits d'hôpitaux par milliers depuis des années pour faire de soit-disantes économies ! Du moins d'Etat, moins de fonctionnaires agents hospitaliers, ça mène à ça ! La présence d'élus dans les structures de gestion ou de régulation du système de santé sert-elle à quelque chose ?
Idem en matière de communication et d'entretien des routes : le beau slogan culpabilisant des usagers de la tous coupables des résultats sanglants de l'insécurité routière fait l'impasse sur un entretien calamiteux du réseau, sur les marquages au sol  d'avant hier... la même maladie que sur le réseau ferré !

La boucle est boucles : à défaut de programmes, et donc d'engagements, les électeurs sont invités à voter en se prononçant tout au mieux sur un profil de "personnalités politiques" si peu "politiques" là où elles prospèrent que la différence gauche-droite s'est évanouie pour que seule la loi du marché soit imposée.

On voudrait faire la promotion de l'abstention qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Et c'est sur ce terreau de l'apolitique que peut briller aujourd'hui Attali comme Nicolas Hulot, un autre guignol de l'écologie, l'avait fait il y a quelques années en invitant les prétendants au trône à son casting verdoyant.

L'apolitique ou la politique, viendra bientôt le temps du choix nécessaire. Et ce n'est pas la perspective ATTALI qui ouvrira la voie, tout au plus servira-t-elle aux vétérans de la gloire social libérale pour atteindre la ligne d'horizon de leurs reniements.

C'est d'une autre République dont le(s) peuple(s) a(ont) besoin, et pas simplement d'un changement accommodant les restes avec les mêmes, une bonne REVOLUTION.

jeudi 19 février 2015

Depuis le temps...

... que ça ne marche pas, il n'y a pas de raison que ça ne continue pas !
49.3 par-ci, "frondeurs" au piquet par là... L'autorité premier ministérielle s'affiche au coup de menton oblique et à l’œil sombre.

Désormais le progrès fait rage, comme disait une vieille canaille, les restos du cœur et les permanences du S'cours Pop seront ouverts le dimanche, et même 7/7-24/24...

Il y a quelques années un référendum avait fait gagner le NON... et le pouvoir en place avait dit OUI.

Il y a quelques années une élection présidentielle avait conduit à l'Elysée un président "de gauche"... qui une fois au pouvoir est bien "gauche" en conduisant à droite...

Ne serait-il pas temps de changer les piles de leur sonotone ?

C'était au temps...


... où Ernest MONTUSES écrivait

Premier Mai

Tremble jusqu'en ta base, et gémis, ô vieux monde
Monde d'iniquités, de chaînes et d'erreurs,
Regarde le soleil jeter sa tache blonde
Encore quelques ans sur le crime et l'horreur.

Jouis de tes plaisirs, va, recherche à la ronde
L'orgie et les festins et les vins les meilleurs,
Achète de ton or un peu d'amour immonde,
Courbe sous ton mépris le front des travailleurs.

Insulte ces parias et débauche leurs filles,
Chasse de ton palais le mendiant en guenilles
Qui vient y réclamer la croûte de pain ; mais

Quand tu t'éveilleras demain de tes débauches
Sur les tapis épais où l'ivresse te fauche,
Frissonne en écoutant le chant du Premier Mai


Le poète aujourd'hui pourrait dédicacer ses vers à quelques "belles personnes" d'aujourd'hui : Valls qui aime l'entreprise et le 49.3, Macron qui travaille le dimanche, DSK qui se relaxe et le patron du MEDEF... avec bien peu de chance d'être compris car, chez ces gens-là, on ne conte pas, on compte.
... 

lundi 16 février 2015

jamais deux sans trois


Ce qu'en dit "La Montagne" sous la plume de Leïla Aberkane

"Canton de Souvigny : Simon tente sa chance contre Dufrègne
Le canton de Souvigny, c’est celui du président du Département Jean-Paul Dufrègne et de sa vice-présidente, Marie-Françoise Lacarin. Les bookmakers parieraient sur leur réélection. A droite, Yves Simon tentera sa chance.
Le canton de Souvigny est historiquement à gauche. Elle y est toujours bien implantée avec deux poids lourds du conseil général : Jean-Paul Dufrègne (56 ans) qui en est le président depuis 2008 et Marie-Françoise Lacarin (61 ans), 2ème vice-présidente chargée des Solidarités.
Le conseiller municipal de Saint-Menoux et la maire de Cressanges, élus communistes, mèneront cette campagne des élections départementales, ensemble pour la gauche. Dans le canton de Souvigny, l'heure n'est pas à la dispersion de la majorité départementale qui réunit les écologistes, les communistes, les socialistes et le parti radical de gauche. Partir rassemblés devrait compliquer un peu plus la tâche de la droite, qui espère reprendre ce "nouveau" canton, résultat de la fusion du canton de Souvigny, de celui du Montet et débordant sur le saint-pourçinois.
Mais, une élection n'étant jamais jouée d'avance, la messe n'est pas dite pour la droite qui, avec Yves Simon (63 ans) n'a pas dit son dernier mot. Le maire de Meillard défendra la droite « gaulliste », précise-t-il sous la bannière URB. Elu deux fois, battu deux fois, il s'engage dans sa cinquième campagne pour obtenir un siège au Département. Il se présente avec Aurélie Schabert (31 ans), conseillère municipale à Souvigny. Leur victoire est-elle possible ? Ce sera sans doute difficile. L'arrivée de candidats du Front national, Xavier Sainty et Henriette Pastor, ne devrait pas arranger les affaires du binôme URB. Il peut en revanche peut-être compter sur les nouvelles communes du saint-pourçinois intégrées dans le nouveau canton de Souvigny : la plupart sont favorables à la droite. Le binôme Simon\Schabert y a ses relais : la maire de Contigny, Dominique Masquelet, est la remplaçante d'Aurélie Schabert et le remplaçant d'Yves Simon est le maire de Besson, Frédéric Verdier.
Marie-Françoise Lacarin dont la remplaçante est Nathalie Bidaut (conseillère municipale à Souvigny) et Jean-Paul Dufrègne qui a comme remplaçant Jean-Marc Dumont (1er adjoint au maire de Tronget), avaient été élus dès le premier tour aux précédentes cantonales, alors que la gauche était divisée."

jeudi 12 février 2015

La guerre du monde

Pendant plus de la moitié du siècle dernier les tensions mondiales ont traversé l'Europe d'ouest en est, que ce soit dans la paix ou dans les pires conflits. Dès le sortir de la première guerre mondiale et la constitution de l'Union Soviétique, un monde bipolaire joue sa concurrence sur son l'équilibre de ses conquêtes...
La seconde guerre mondiale, funeste mais victorieuse parenthèse dans l'affrontement idéologique des deux blocs, les a vu s'allier avec autant de force face à l'Axe nazi-fascistes qu'ils avaient d'intérêts concurrents. Au début du conflit, les russes, impréparés, tentaient de gagner du temps avec le pacte germano-soviétique donnant prise au discours sur une complaisance coupable sacrifiant la Pologne face à l'Allemagne nazie... de la part de ceux qui avaient signé à Munich deux ans plus tôt la mort de la Tchécoslovaquie.
La victoire des alliés mise en perspective après Stalingrad et la lente reconquête occidentale passant par l'Afrique avant que la tenaille se referme plus fermement avec le débarquement de 1944 va se concrétiser avec le partage de l'Allemagne vaincue. 

L'enjeu des derniers mois pour les alliés n'est plus la victoire qui est inéluctable ; mais bien plutôt la part d'Europe et du monde regagnée à l'influence de chacun des camps vainqueurs.

mercredi 11 février 2015

Pauvre Terre

L'édition de cette semaine de La Terre livre aux bourbonnais un scoop intéressant un giga projet de mega golf dans l'est du département... 300 hectares pour 27 trous, ça doit faire dans les dix hectares et quelque du trou... On évoque parfois la profondeur abyssale de celui de la sécu... que ne dira-t-on pas de la largeur de celui du golf de Montcombroux les Mines ?
Jadis là-bas on creusait de grands trous pour sortir le charbon de la terre...
Avant même jadis, nos plus lointains ancêtres de l'Âge de Bronze perçaient aussi des trous dans des petites plaquettes de schiste noir pour les offrir en bracelets à leurs belles pour la St Valentin de l'époque !!!
Aujourd'hui on a creusé six forages à 100 mètres de profondeur pour remplir les arrosoirs du golf... le courant de la Besbre et du Roudon voisin n'y suffiraient pas...
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous !
Là  quand même on n'y va pas avec le dos de la pelleteuse et ça ressemblerait presque -jamais deux sans trois - à la suite du barrage de Sivens, au projet de Center Parc à Roybon... Trois hameaux de 275 villas et 136 appartements, hôtel de 96 chambres, parking adéquats... 120 millions d'euros d'investissements... 10 millions d'euros de plus que le budget d'investissement annuel du département de l'Allier ! 
Des japonais, puis des Hollandais... 
Des terres agricoles ? Pffftttt ! On va bien avancer des créations d'emploi, il faudra bien du petit personnel pour satisfaire aux exigences des belles personnes qui viendront se mettre au vert en terre bourbonnaise.
En repensant à "la soupe aux choux" je revois le Glaude et le Bombé derrière le grillage, prêts à recevoir les cacahuète des friqués qui viendraient assouvir ici leurs DSKaseries (besoins de ceux qui sont à l'abri du besoin) au cœur de nos nouvelles ruralités.

Parcs de loisirs, golf ici, chasse ailleurs, jeux et accidentellement culture, la terre s'offre à l'usage de la distraction dans la bonne logique capitaliste du plus grand profit...
Du coup la terre restant à l'usage vivrier de la subsistance, de la culture et de l'élevage se ratatine par tous les bouts, goudron, ludosphère, nouvelles industries agricoles...
Pauvre terre que la terre des riches !

En même temps que l'agriculture paysanne expire, le journal de la terre, La Terre, agonise en ne paraissant plus chaque semaine... mais chaque trimestre à partir du mois prochain.

Merci quand même au journal de la délivrance d'informations de cette veine !
Mais comment peut-on arriver aujourd'hui à n'avoir plus pour ce journal que 6000 abonnés ?
Quand le Parti Communiste revendique plus de 10000 élus locaux dans 800 municipalités, même sans compter les 250 conseillers généraux ou régionaux qui sont la plupart du temps déjà élus municipaux, n'aurait-on pas là quelques ressources inexploitées pour sauver la presse communiste ?

parti pris


mardi 10 février 2015

Décolorstop

La pub télé fait parfois brandir à une lavandière réjouie la petite lingette magique qui va conserver l'éclat des couleurs de sa garde-robe après avoir joué le supplice du tambour à laver...
Las, le produit miraculeux n'a pas franchi l'octroi du Bourbonnais ; Les élections départementales qui se profilent à l'horizon "lointain" du mois prochain voient disparaître la couleur  des étiquettes, mieux, l'épreuve du pouvoir l'aurait dissoute... 
La notabilité suffit-elle désormais au choix démocratique ?
Cette marque de défiance pour la démocratie n'est guère étrangère à l'ensemble des dérèglements qui conduisent, élection après élection à la désaffection citoyenne dans l'abstention massive qui parfois, arithmétiquement fait augmenter la part du parti de la haine.
C'est bien là une forme de mépris pour ceux qui les ont faits, oublieux qui'ils sont d'être sortis un jour d'un nid bien politique affichant la couleur.

Il est tout aussi vrai que le coucou existe.

lundi 2 février 2015

Complètement shootés

Lu dans le dernier numéro de la revue du SNUipp, ça laisse pantois !
L'argent, on croit le savoir, gouverne tout, mais dans ce cas de figure, ne faudrait-il pas s'interroger sur l'état de santé d'un état qui envisagerait de développer conjointement un dispositif de légalisation du commerce de la drogue pour satisfaire les besoins de fraîche du ministère du budget et conjointement un dispositif d'éducation et de prévention face aux dangers de la drogue avec les ministères de la Santé et de l'Education ?

Le creuset de cette réflexion est le think-tank (laboratoire d'idées) Terra Nova (proche du parti socialiste) sur le site duquel on peut consulter l'étude (et de nombreux autres textes sur le sujet au terme d'une petite recherche sur le thème de la légalisation du cannabis) :
lire par ici : Cannabis : Réguler le marché pour sortir de l’impasse
L'alcoolisme est un fléau pour la santé publique... mais les lobbys alcooliers sont efficaces ! et vous verrez plus surement une petite commune rouvrir un bistro qu'une école.
Le tabagisme est un fléau pour la santé publique... mais les lobbys du tabac sont efficaces et leurs études pointent du doigt la dangerosité des cigarettes électroniques  qui (peut-être bien effectivement dangereuses pour la santé) leur font perdre quelques "parts de marché"...
D'où la conclusion de Terra Nova, si la consommation de stupéfiants est dangereuse pour la santé, mieux vaut en maîtriser la distribution, au moins le monopole d'Etat garantira les recettes face aux dépenses entraînées par la consommation ; et si possible il serait bien que le modèle économique fasse que les recettes liées à la consommation produisent plus d'argent que ne coûteront les actions de prévention ou de soins des consommateurs usagers...
Cynisme, pas si sûr, certains vont parler de "réalisme", ou de "pragmatisme"... c'est aussi pour ça que ça ne les effraie pas, les mêmes, d'expérimenter l'ignorance en sacrifiant l'école de l'égalité républicaine avec les nouveaux rythmes ou la pauvreté en sous-traitant l'écriture de la loi macron au Medef.

Le changement, à l'école, c'est pour quand ?

Dans les discours, pas de problème ! on cause, on discute (et encore ?), on visite ministériellement la campagne profonde, et après ?
2511 postes nouveaux devraient être attribués à la rentrée prochaine dans les deux tiers des départements qui n'en perdent pas. Mais comme les trois quarts de ces postes vont compenser les allègements de service en REP + il n'en restera que 800 pour améliorer l'accueil de 23400 nouveaux écoliers...
Et pendant ce temps ceux qui vivent leur métier d'enseignant dans les écoles de notre campagne bourbonnaise mesurent au quotidien ce que signifie la sortie du dispositif REP avec les public qui subsistent !
4000 postes seraient nécessaires pour rétablir les réseaux d'aide qui avaient été dépouillé...
Il en faudrait au moins 1800 pour retrouver le niveau des moyens de remplacement de 2008...
Dans les promesses gouvernementales (plus de maîtres que de classes, scolarisation des tout petits...) c'est aussi par milliers que les postes manquent à l'appel... 
Et ne parlons pas des besoins liés à la formation, aussi bien initiale que continuée, et qui conditionnent pour une bonne part la réussite de l'école face aux défis d'(aujourd'hui.
Une République qui baisse le salaire de ses enseignants comme elle le fait au 1er janvier dernier au prétexte d'une augmentation du prélèvement pension civile, qui dépense 11% de moins que la moyenne des pays de l'OCDE pour ses élèves de primaire, qui paie ses enseignants en début de carrière près de 10% de moins que la moyenne des autres pays de l'OCDE (un écart qui s’accroît encore après 10 ans de carrière)...

Doit-on se résoudre à perdre l'école de la République pour satisfaire les ambitions des forces qui, pour asseoir ou consolider leur pouvoir on plus besoin d'ignorance que de culture et d'intelligence ?

Non, l'école est aussi un pôle de résistance républicaine face aux assauts de la barbarie libérale.



Il neige en hiver


Les journalistes diraient que c'est un macronnier, le machin qu'on (re-re-re)sert chaque année la saison venue.
Il neige, c'est l'hiver, les chasse-neige sont de sortie... les lignes électriques mal entretenues s'effondrent mettant des milliers de foyers au noir...
Pendant que quelques petits syndicalistes coquins coupent le jus et la parole à Manuel VALLS en meeting dans le Doubs... ils sont joueurs ces gars là, mais c'est vrai qu'ils n'ont pas dû comprendre qu'ils avaient à faire à des gens sérieux, des grands hommes... que des mecs qui causent en saccade, qui jouent des bras en saccade, qui opinent du bonnet de travers en saccade...
Si justement ils ont bien compris qu'ils avaient à faire à des marionnettes gesticulant au bout des fils tirés par le Medef et le petit monde de la finance. Le marionnettiste ventriloque a même mis dans la bouche de sa créature qui regarde en biais :"j'aime l'entreprise !"... vous savez dans l'entreprise il y a le macron et puis la masse des autres, parfois même des femmes pour beaucoup "illettrées", pas comme les facteurs qui vont tenter de leur faire passer le permis de conduire pour qu'elle aillent jusqu'à Pôle Emploi en auto...

Le mépris trahit souvent la faiblesse de ceux qui se croient forts, mais c'est aussi le miroir que leur tendent ceux qu'ils ne respectent pas. Et quand le pauvre a froid, c'est dans la compagnie chaleureuse de ses semblables qu'il trouve le réconfort.

dimanche 1 février 2015

C'est capital !

Il est capital de comprendre le fonctionnement du capitalisme pour ceux qui en profitent comme pour ceux, beaucoup plus nombreux, qui en souffrent.
La grande ritournelle des libéraux qui nous gouvernent, prétendument de gauche ou assumant fièrement leur allégeance au monde de la finance qui les chouchoute à droite, ce serait que le pays est à sec, plus un radis, les poches à l'envers...
Baliverne que cette prétention à planquer la fortune des uns sous la misère des autres.
Chaque année à date fixe il est fait état de la rémunération des actionnaires du CAC40 et des grands patrons ; les chiffres de cette occasion sont d'un autre registre que ceux de l'actualisation des pensions de retraite, des minimas sociaux ou des salaires... sans compter que les pourcentages ne s'appliquent pas aux mêmes bases, les uns pouvant envisager de se payer une ou deux baguettes de pain quand les autres comptent en Ferrari.
La richesse produite dans le pays, nonobstant la crise et les délocalisations ne cesse de progresser. Et en fait tout se passe comme si la volonté première dans la gouvernance capitaliste des pays et du monde ne consiste qu'à s'accaparer une part plus grosse du gâteau au détriment du plus grand nombre.
Les chiffres chuchotent parfois à celui qui tend l'oreille.
La hausse continue de la part salariale dans la distribution de la richesse produite débouche sur un renversement de tendance au début des années 80, le revirement du gouvernement Mauroy en 83 en est la marque. Ensuite la diminution rapide de la part salariale en moins de 10 ans la fera retomber en deçà de ce qu'elle était au début des années 70. A cette chute brutale suivra une longue période de baisse ralentie.

Laïcité !



Le discours de Jean-Luc Mélenchon le 12 janvier ne manque pas d'intérêt pour recaler les grands principes d'une laïcité active, pilier fondamental des institutions de notre République Une et Indivisible, Laïque et Sociale...
Il a le mérite de clarifier les risques d'une instrumentalisation d'événement dramatiques pour affliger encore plus profondément des valeurs Républicaines déjà bien malmenées.

samedi 31 janvier 2015

Permis d'éconduire

Loi Pacron ou loi matron, la réalité dépasse l'affliction.
Vous êtes hébété, incrédules... vous feuilletez le calendrier du facteur à l'envers, à l'endroit... Mais non, nous sommes bien fin janvier et c'est toujours l'hiver dans l'hémisphère nord, le Premier Avril -jour du poisson-, c'est bien dans soixante jours...
Et pourtant vous avez appris aujourd'hui que pour le bonheur du monde et plus précisément pour raccourcir les délais de passage de l'examen du permis de conduire, à défaut d'inspecteurs en nombre suffisant, il pourrait être fait appel aux postiers !
La direction de la Poste n'a certainement pas supprimé suffisamment d'emplois pour corriger l'insupportable désœuvrement des postiers au point de leur proposer un petit job d'appoint...
Les dernières statistiques du chômage n'ont certainement pas poussé les compteurs assez loin pour s'imaginer qu'on pourrait éventuellement prélever quelques centaines de sans emploi parmi tant de millions et leur ouvrir l'opportunité d'un recrutement avec formation à la clé...
Il est vrai que dans un pays où le recrutement des enseignants passe parfois par Pôle Emploi et même par les petites annonces sur le site "Le Bon Coin" il ne faut plus s'étonner de rien.

Alors prenons les grands auteurs penseurs de tels projets au mot, au pied de la lettre, comme diraient les facteurs du permis de conduire !
Que le ministère des affaires sociales, s'il existe, réquisitionne les chauffeurs de bus et les gérants de bistros ou bergers des Landes -eux au moins voient les choses de haut- pour traiter les dossiers de retraite du Nord, de la Picardie et d'ailleurs qui ont parfois aussi plusieurs mois de retard avant que les retraités touchent la pension qui leur est due...

... Et dans le monde démocratique de demain le recrutement des grands élus et des grands ministres se fera dans les petits espaces ordinaires de la vie, des ateliers et des bureaux.
Un ouvrier ministre après quelques jours de formation, ça peut se faire s'il ne devient pas ministre ouvrier.
Une employée modèle réputée député ça existe même déjà sans doute, mais un jeune demandeur d'emploi président ça aurait de la gueule... mais aussi un gros défaut, ça laisserait à croire que c'est possible !

Trêve de plaisanterie, l'urgence est bien à la promotion d'une 6ème République qui remette les idées et les gens en place, ne serait-ce qu'avec un nouveau droit citoyen : celui d'éconduire celles et ceux qui trahissent trop honteusement les promesses de leurs engagements. Il est grand temps de redonner au peuple des citoyens la maîtrise de leur avenir en l'arrachant aux griffes des puissances d'argent qui le confisquent par l'entremise des quelques marionnettes agitées au bout du fil.

mardi 27 janvier 2015

Société ou communautés

La question des nouveaux rythmes scolaires avec l'instauration des activités des temps périscolaires confiées à la diligence des mairies montre à quel point les dés sont pipés et le débat dévoyé.

Quelle est la question de fond, celle de la réussite scolaire des élèves, une réussite de tous et non pas de quelques uns, ou celle d'une réforme économique de l'éducation nationale ?

Au point où nous en sommes la réponse est évidente : la réussite agitée en paravent des mesures d'austérité qui continuent de frapper le tissu scolaire piloté depuis les tours parisiennes n'est qu'un avatar du dispositif.
Au fond l'important était bien de déporter vers les collectivités une part de responsabilité de l'Etat garant de l'unité nationale du service public d'éducation. La municipalisation de l'école, prélude à son inter-communalisation, regroupements pédagogiques à la clé va apporter sa contribution à la désertification rurale et à la ghettoïsation des quartiers. La concurrence devient la règle entre les collectivités qui vont devoir arbitrer entre les TAP et les gilets pare-balle des garde-champêtres. Les pauvres continueront de se contenter d'un peu de garderie avant de rentrer à la maison avec le bus de ramassage, d'autres goûteront aux joies du centre équestre pour peu que les parents mettent la main au porte-monnaie.
A un moment où des événements dramatiques ont réveillé quelques consciences citoyennes dans la révélation du délabrement de pans entiers de notre société relégués hors les murs de la ville des riches, ne faudrait-il pas se poser la question de fond - comme les résistants du CNR l'avaient fait dans la rédaction du programme du CNR sous l'occupation nazie-, celle de la société que nous voulons.

Les nouveaux rythmes en question au Sénat

Des nouveaux rythmes qui fatiguent encore plus les enfants et qui ne constituent pas le tremplin dont ils ont besoin, par Michel Le Scouarnec Sénateur du Morbihan.

Une vraie question de fond, celle du projet de société...

Par Michel Le Scouarnec / 22 janvier 2015

publié sur le site du Réseau école du PCF
Penser un projet pour l’école, c’est penser un projet pour la société, pour son avenir. Beaucoup reste à faire pour plus et mieux d’école.
Des changements devaient être opérés, mais répondre aux inégalités culturelles et éducatives est un défi encore loin d’être gagné. Après deux années d’expérimentation – tout du moins dans certaines communes –, il serait opportun et instructif de dresser un premier bilan des activités proposées dans le cadre des temps d’activité périscolaire, ou TAP, afin d’examiner l’implication des équipes enseignantes, l’appréciation et la participation des parents.

Comptez-vous établir, dès la fin de cette année, une première évaluation du dispositif ?

Par ailleurs, cette réforme a affecté les collectivités au niveau tant organisationnel que financier. Le coût médian de trois heures d’activités périscolaires s’élèverait au moins à 150 euros par enfant et par an selon les territoires – je songe notamment aux îles ou aux zones de montagne, où difficultés budgétaires se conjuguent avec difficultés géographiques.

Le fonds d’amorçage, même pérennisé, ne suffira pas aux communes déjà exsangues – surtout aux plus pauvres –, même si des mutualisations, dans certains secteurs, ont constitué un premier élément de réponse.

Que comptez-vous faire pour permettre aux territoires d’assurer convenablement cette mission de service public et, surtout, éviter de creuser de nouvelles inégalités, ce qui serait dramatique ?

Quel est l’apport du tissu associatif local ? Que dire aussi de la situation d’emploi et de rémunération des personnels recrutés pour quelques heures ? Encadrer des enfants nécessiterait une formation adaptée et rétribuée à sa juste valeur.

Quel espoir pouvez-vous donner à tous ces acteurs qui agissent en faveur de la réussite de nos enfants ? Pourriez-vous nous informer sur les modalités d’exercice de leurs missions et de leurs contrats ?

Ma dernière question portera sur l’évaluation du bénéfice scolaire de cette réforme. Même s’il est un peu tôt pour tirer des conclusions définitives, quel est le profit pour l’apprentissage et la réussite des enfants ? Ne fallait-il pas envisager une réforme plus globale, mieux concertée et plus respectueuse des rythmes de vie des enfants ? (Applaudissements sur les travées du groupe CRC – Très bien ! et applaudissements sur les travées de l’UMP.)

Maladie honteuse

La politique serait-elle devenue maladie honteuse pour qu'à ce point les élections ne se profilent que derrière le paravent de quelques tractations politiciennes. Tout l'un ou tout l'autre ! Soit l'opinion est abreuvée de sondages et offerte aux gesticulations démagogiques de "primaires" pendant des mois... soit c'est l'omerta, on n'en dit rien, parce qu'on ne sait pas encore, le partage du gâteau en gestation sous les urnes suppose tellement d'ajustements particuliers !
Dans un cas comme dans l'autre pas question de programme ou de ligne politique mis à l'épreuve du débat public. On a bien le temps de savoir pour qui voter sans avoir besoin de savoir pourquoi.
Réforme territoriale, réforme du processus électoral, refonte des circonscriptions électoral, nouvelle répartition des "compétences"... De la même façon qu'aujourd'hui les sondages affichent une opinion publique favorable à la loi Macron à plus de 60% dans une population qui n'en connait pas la première ligne, les citoyens électeurs du scrutin départemental qui va se dérouler dans quelques semaines sont bien tous incapables de savoir quelles sont les frontières de leur nouveau canton, pas plus qu'ils n'ont compris pourquoi la carte était ainsi redessinée... Dans ces conditions, est-il bien nécessaire qu'ils sachent qui va briguer leur suffrage et pour quoi faire après ?
La dimension politique de l'élection s'efface complètement, la réduisant au choix de quelques notabilités accrochant au revers trop étroit de leur veston les insignes de présidence comme gradés de l'armée russe se couvraient la poitrine... tout en discourant cela va de soi sur le non cumul des mandats et la démocratie participative.
Grands cantons, grandes régions, les électeurs auront enfin de grands élus pour conduire leurs grands projets loin du grand peuple des abstentionnistes.
Pourquoi ?

lundi 26 janvier 2015

Victoire sur le dette

Les Grecs votent et mettent les libéraux européens aux abois !
Y a-t-il vraiment péril en la demeure ?
Les commentateurs de tous poils parlent de "gauche radicale" à propos du mouvement SYRIZA qui remporte l'élection et rate la majorité absolue des députés à 2 sièges près. Soit. Pour appuyer son gouvernement sur une majorité parlementaire Alexis Tsipras doit composer avec d'autres forces politiques.
Le parti socialiste ressort complètement affaibli de ce scrutin avec 13 députés (perte de 8,5% et de 20 sièges).
Avec 15 députés, le parti communiste gagne 1% et 3 sièges depuis les élections de juin 2012.
Entre mai et juin 2012 les communistes avaient perdu 4% et 14 sièges pendant que Syriza gagnait 10% et 19 sièges.

Législatives en GRECE 2009 mai-12 juin-12 2015
% sièges % sièges % sièges % sièges
Pasok 43,9 160 13,2 41 12,3 33 4,7 13
Syriza 4,6 13 16,8 52 26,9 71 36,3 149
KKE 7,5 21 8,5 26 4,5 12 5,5 15
total gauche 56 194 38,5 119 43,7 116 46,5 177

De 1981 à 2009, le parti socialiste (PASOK) a dominé la gauche en rassemblant entre 38 et 48% des électeurs. Sur cette période ils ont dirigé 7 des 11 gouvernements successifs en alternance avec la droite.
Dans la lignée de l'évolution des socio-démocrates européens vers un social-libéralisme qui les conduit à participer à des gouvernements de coalition avec la droite comme en Allemagne, et dans la ligne de la politique libérale de l'Europe comme les socialistes français, les socialistes grecs payent aujourd'hui leur dérive politique à droite.
Le nouvel équilibre à gauche se fait au profit du mouvement Syriza qui laisse à sa gauche un parti communiste hors d'une majorité parlementaire qu'il compose avec un parti de droite ultra conservateur et pro religieux.
Curieux, cet attelage peut interroger sur les intentions à long terme et la solidité de la coalition...
C'est sur le contenu des mesures gouvernementale que chacun pourra se faire une idée de la réalité des perspectives de changement pour sortir le peuple grec de l'enfer dans lequel les remèdes de la finance mondiale et européenne l'avaient plongé.

A voir les gesticulations des "zéconomistes zexperts" les Grecs ont peut-être fait le bon choix en refusant le bâillon économique qu'on leur imposait.
Quant à la dette de la Grèce, un grand spécialiste rabâche depuis ce matin que la part de la France dans la dette de la Grèce est de l'ordre de 40 milliards... pensez donc près de 700 € par tête de français, bébés compris ! Belle supercherie que cette présentation qui oublie l'étalement du remboursement de la dette ; mais encore pire, ce grand spécialiste ne verse pas la moindre larme de crocodile sur la même somme qui est sorti des finances publiques de la main du gouvernement pour aller dans les caisses des entreprises sans guère de contreparties en terme d'emploi au vu de l'évolution de la courbe du chômage... 

Pour les plus perspicaces on peut aussi évoquer, face aux rodomontades de Mme Merkel les dettes restant impayées de l'Allemagne à la Grèce du fait du pillage de ses richesses et des dommages causés par l'occupation allemande d'avril 1941 à 1944 : l'estimation  de l'ensemble s'élèverait à plus de 150 milliards d'euros (sans les intérêts !). Daniel Cohn Bendit la réduit au plan "moral" à plus de 80 milliards. Ce qui n'est déjà pas rien.

Le laboratoire de l'expérience grecque mérite d'être suivi de près pour en débusquer les faux-pas et en faire prospérer les espoirs pour tous les peuples emprisonnés derrière les grilles de l'austérité.

En France depuis l'an 2000 les inégalités n'ont cessé de croître entre les plus pauvres (de plus en plus nombreux) et les plus aisés (de plus en plus riches).
Extrait de l'observatoire des inégalités :
"Entre 2001 et 2011, le niveau de vie moyen annuel des 10 % les plus pauvres [1] a très peu augmenté : + 0,9 %, soit un gain de 70 euros, une fois l’inflation déduite. A l’opposé, celui des 10 % les plus riches a connu une nette augmentation, de + 16,4 % soit un gain de 8 115 euros.
En 2001, les 10 % les plus riches avaient un revenu 6,2 fois supérieur aux 10 % les plus pauvres. C’est ce que l’on appelle l’écart relatif. En 2011, cet écart s’est creusé puisque les plus aisés touchent maintenant 7,2 fois plus que les plus modestes. En valeur absolue, c’est-à-dire en euros, cet écart est passé de 41 580 euros en 2001 à 46 625 euros en 2011.
Non seulement les revenus des catégories aisées progressent, mais ceux des plus démunis diminuent. Entre 2008 et 2011, le niveau de vie moyen annuel des 10 % les plus riches a augmenté de 1 795 euros, alors que celui des 10 % les plus pauvres a baissé de 360 euros (voir notre article 2008-2011 : inégalités en hausse, revenus en baisse pour les plus modestes). Et la situation s’est probablement dégradée depuis 2011 du fait de la progression du chômage. On passe d’un régime de progrès mal partagé à un régime au sein duquel les différentes catégories sociales s’éloignent les unes des autres. Ceci est très différent et constitue un moteur majeur des tensions sociales."

Un jour viendra où, en France, le mouvement populaire suivra l'exemple grec en se détournant des socialistes marchands de promesses non tenues et rechercheront avec la gauche l'issue profitable de leurs difficultés. Peut-être d'autres auront précédé les français en Italie, en Espagne ou au Portugal.

Ce jour viendra ; encore faudra-t-il qu'une force politique en capacité d'accueillir et d'accompagner cet espoir de changement soit disponible... 
D'abord garant de  l'affaiblissement des communistes, le Front de Gauche ne réunit pas pour l'instant les conditions d'une telle ambition. 
Tout reste à faire.

Mobilisation de l’école pour les valeurs de la République...

11 mesures pour que rien ne change ?
Quand notre capacité à vivre ensemble est mise à mal, il est légitime de se tourner vers l’école. Elle est le premier espace où se construit la culture commune d'une société. Oui, l’école doit transmettre les valeurs de la République. Elle doit surtout les construire et les faire vivre, avec la jeunesse du pays et sûrement pas contre elle. Elle le fait déjà, grâce aux efforts de tous les acteurs de l’éducation. Mais l’école subit de plein fouet les conséquences d’une politique d’austérité qui sélectionne, exclut, divise.
Croire qu’on peut répondre aux doutes et au malaise de notre jeunesse, aux difficultés des enseignants et à la volonté de vivre ensemble exprimée par des millions de Français le 11 janvier dernier par la mise en place de cours d’éducation civique et morale relève d’une grande naïveté ou d’une hypocrisie irresponsable.
Notre école est l’une des plus inégalitaires d’Europe. Trop de jeunes sont laissés sur le bord du chemin, exclus de la réussite et de la société. L’urgence est de construire l’école de l’égalité. .   La loi de refondation de l’école affirme que « tous les élèves sont également capables d’apprendre ». Ce n’est pas un empilement de mesures, pensées à la hâte et sans lien avec la refonte des programmes en cours, qui construira l’école de la réussite de tous.
Ce qu’il faut c’est un service public national de l'éducation pour rompre avec toutes les logiques de territorialisation, une carte scolaire repensée, et non des mesures de sectorisation des collèges, à la marge.
Ce qu’il faut c’est développer les pré-recrutements et donner le temps aux jeunes enseignants d’entrer dans le métier ; reconstruire une formation initiale des enseignants inscrite dans un cadre national, qui articule valeurs, théorie et pratiques dans tous les domaines ; relancer une formation continue actuellement en voie de disparition pour redonner sens au métier d’enseignant. Et pas 1000 formateurs en éducation morale et civique… pour 800 000 enseignants.
Ce qu’il faut c’est une école qui apprenne aux élèves à questionner les évidences et à réfléchir ensemble, dans la solidarité et non la concurrence. C’est l’ensemble des programmes qu’il faut refonder avec cette ambition. Ce n’est pas avec des cours de morale et des sanctions que seront respectées les valeurs de la République mais par une éducation qui crée du commun et donne des perspectives. .
L’éducation aux valeurs de la République ne peut se satisfaire de discours. Ce qu’il faut, c’est que les établissements scolaires deviennent des lieux de débats démocratiques : donner des droits nouveaux aux lycéens, créer un statut de représentant de parents. Le travail avec les familles ne peut pas se résumer à leur imposer la signature d’une charte !
L’autorité des enseignants sera reconnue lorsqu’ils pourront exercer leur métier dans de bonnes conditions. Les élèves trouveront leur place dans la République lorsque celle-ci mettra en œuvre l’égalité de tous devant l’appropriation des savoirs, donnera à chacun les moyens de maîtriser sa vie et ses choix.

L’égalité des droits est la condition du vivre ensemble. Pour l’école, pour la République, il est urgent de rompre avec l’austérité et de développer l’ensemble des services publics. Ne nous laissons pas imposer un projet de société qui nous conduit à la catastrophe: toujours plus de concurrence, de divisions et de peurs. Il est grand temps de refonder l’école, pour refonder la société !

Communiqué du Réseau école du PCF

Grâce à la GRECE

à lire sur le site de l'Huma...

Bravo et merci au peuple grec pour cette petite leçon de résistance.
Après les reniements d'une social-démocratie convertie au libéralisme la droite était revenue aux affaires pour parachever le massacre sous les auspices du FMI, de la banque centrale européenne et des autorités européennes qui, sous couvert de "sauvetage" de la Grèce lui avaient administré les derniers sacrements.
Un chômage explosé, des salaires et des retraites diminués du tiers, des services publics dévastés, des privatisations bradant le bien public aux affairistes de tous poils... 
Et ne voilà-t-il pas que la Grèce se rebiffe !
Désolant tous les oiseaux de mauvais augure du libéralisme à tout va, les électeurs grecs ont fait aujourd'hui le choix de leur sauvegarde.
Un exemple à suivre... mais pour notre France faudra-t-il attendre que la droite revienne au pouvoir pour parachever l'oeuvre de démolition économique et sociale symbolisée par la loi Macron aujourd'hui et pour réveiller les consciences anesthésiées des quelques électeurs qui choisissent de plus en plus massivement l'abstention ?

Que de temps perdu ! d'énergie gaspillée et d'espoir déçus...
Ne boudons pas ces frémissements d'un changement qui devra bien finir par s'imposer pour le bien des peuples.

mardi 20 janvier 2015

Liberté !

Les tragiques événements du début du mois de janvier placent la question de la liberté sous une lumière nouvelle. Ce dossier, rédigé avant l'attentat contre Charlie Hebdo, entend (r)ouvrir, dans une perspective communiste, un chantier à la fois vaste et central. Nous espérons que ce numéro pourra notamment contribuer à éclairer une lutte plus que jamais d'actualité : le combat pour la liberté d'expression.

Le défilé des chefs d'Etats de ce début janvier n'avait-il pas quelque chose de curieux ? La liberté se partage-t-elle entre chez soi et chez les autres ? Derrière le formidable élan populaire de solidarité dans le rejet de la violence criminelle des fous de dieu n'y a-t-il pas quelques danseurs au bal des faux-culs qui font d'autant plus montre d'égards vis-à-vis de Charlie Hebdo aujourd'hui qu'ils le laissaient mourir sans mot dire hier.
Que faut-il penser de cette débauche religieuse à propos de la disparition tragique de ceux qui ne s'y reconnaissaient pas ?
Pourquoi fallait-il que ces hommes meurent debout pour qu'on trouve ces millions sauvant Charlie.
La loi sanglante du terrorisme s'impose par la peur et la soumission à la force et faute d'idées aux armes, comme toutes les mafias, comme toutes les puissances impérialistes, comme tous les trafics, comme toutes les chapes de plomb des intégrismes religieux sur les consciences, comme toutes les dynasties capitalistes assujettissant des peuples esclaves et pillant les ressources du monde.

Plus que jamais la République doit se défendre face aux assauts conjugués de tous les marchands du temple qui font de la fortune la clé du pouvoir et de la foi son instrument accessoire.

Liberté et laïcité, respect et partage, égalité de droits et de devoirs... autant de points d'ancrage d'une réflexion à promouvoir dans l'espace citoyen pour que la révolte d'un jour face à la barbarie d'ici ne sombre pas dans l'amertume et la désillusion.

La tâche sera rude cependant si nous devions conserver des pratiques politiques et leurs supports médiatiques plus démagogiques pour préserver pouvoirs et privilèges que démocratiques au service de l'intérêt général.
La révision du modèle politique entrevue avec le projet d'une 6ème République est bien un passage obligé pour promouvoir un projet politique, économique et social émancipateur dans la lignée de l'utopie révolutionnaire.

vendredi 16 janvier 2015

Une société d'ordres

La dérive communautariste des sociétés ne doit rien au hasard. Elle est intimement liée à l'épuisement d'un modèle économique et social de la concurrence, de la compétition et de l'individualisme forcené. Ce n'est pas du fait du hasard que le thème du "vivre ensemble" revient en litanie dans tous les discours de lamentation sur l'état de notre société.
A-t-on jamais fabriqué intentionnellement plus d'exclusion, de différences classantes dans une hiérarchie de mérites illusoires qui fait de la relégation le premier modèle de domination.
Comme toujours ce sont les mouvements qui créent problème à ceux qui s'imaginent tels badauds d'avant Galilée que le monde ne peut tourner qu'autour d'eux. Les capitaux s’enfuiraient d'une France envahie par des hordes affamées de miséreux du monde... Ces flux contradictoires auraient de quoi inquiéter le bourgeois tranquille avec sa rente !
Mais ce n'est pas ainsi que le monde va, quand bien même il irait mal.
La société de classe n'a d'autre objet que de ranger dans des cases suffisamment étanches chaque groupe social selon son utilité fonctionnelle. Du rital ou du polak d'avant-hier au maghrébin d'hier et aux réfugiés d'aujourd'hui l'autre si pauvre et crève la faim ne serait donc qu'un danger après qu'on en ai tiré le profit qu'on espérait à la mine, à l'usine ou sur les chantiers de l'ombre.
Et c'est ainsi que la conjugaison illustre bien la situation :
Le patron et son DRH licencient ; les ouvriers et les employés sont licenciés. Actif d'un côté, passif de l'autre... ce n'est qu’affaire de conjugaison
La fortune et le patrimoine des privilégiés se transmettent par héritage sans beaucoup de considération pour le savoir-faire des petites mains qui les ont faits... Et parler d'ascenseur social, ou de mobilité sociale, supposerait que la société soit une et que la mobilité se fasse en son sein. 
Tant qu'un dealer gagnera mieux sa courte vie que l'enseignant qu'il fuit... tant qu'un employeur s'imaginera détenir les clés de sa réussite en étranglant la vie de ses "ressources humaines" ...
Tant que le fric s'imposera comme la seule clé du tri social des restos du cœur à Lidl, du discount à l'hyper marché, ou du marché à l'épicerie fine, l'intelligence et la raison seront malmenées par le fatalisme et la soumission obéissante aux croyances.

Comme dans la France de 1789, c'est de révolution dont le monde a besoin aujourd'hui pour secouer ses chaînes, les accommodations réformistes n'ont su montrer que leur seule vertu anesthésique ne suffisait pas à éradiquer le mal qui ronge les sociétés malades de servitude, d'inégalité et d'exclusion.
Cette belle perspective de liberté, d'égalité puis de fraternité avait été défrichée par des philosophes qui préfiguraient l'affranchissement des croyances dans un nouvel humanisme émancipateur de tous les obscurantismes.

Les terroristes d'aujourd'hui, fanatiques religieux, sont religieux avant d'être fanatiques, intégristes religieux religieux avant d'être intégristes, et si peu respectueux de la vie et de liberté des autres qu'ils acceptent de sacrifier la leur sous l'autorité de leur maître à croire.

Dans cette société, c'est la pensée qu'on assassine.

La cataracte

Baisse progressive de la vue, trouble de la vision des couleurs, gène face à la lumière vive... Les signes de la cataracte apparaissent dans la grande majorité des cas avec...
Le choc abominable du 7 janvier a suscité des réactions spontanées d'une grande sincérité, une forme de découverte, de mise à nu d'une sensibilité citoyenne et républicaine inconnue depuis bien longtemps. Peut-être faudrait-il remonter aux grandes manifestations pour la paix du siècle dernier pour retrouver la ferveur manifestante exprimée ces derniers jours quand les parents avaient l'âge de leurs enfants...

C'est un peu comme une opération de la cataracte...
La vision citoyenne et républicaine s'était insensiblement dégradée au fil des échéances électorales et des discours politiciens opacifiant la conscience politique et troublant la vision des couleurs. 
Cette cécité grandissante avait même complètement détourné du goût de la lecture des urnes la moitié des électeurs, si bien que la part des extrémistes fanatiques de la haine, de la violence et de l'exclusion paraissait grandissante au point de produire le mirage de l'arrivée de sa caricature grimaçante à l'Elysée.

dimanche 11 janvier 2015

Ensemble

L'interview de LUZ dit tout, je fais mienne la parole que je vous invite à la partager maintenant, et plus tard.

Ne devrait-on pas aujourd'hui rouvrir les listes électorales ?

Charliement solidaire

L'émotion et la religion font tellement bon ménage qu'on en oublierait la raison.
cette raison qui n'exprime bien la compassion qu'en cohérence avec la pensée et l'action d'hier et d'avant hier.
Des coups de menton de Vals aux mimiques de Sarkozy à l'Elysée où est la sincérité de la démarche ? Pensée furtive pour les victimes d'un côté et alimentation du feu partout où il couve sous couvert de "lutte contre le terrorisme"... quel boulevard et tapis rouge déroulé sous les bottes de l'extrême droite !
Au lendemain de l'assassinat de Jaurès, l'Union Sacrée a fait la guerre.
Que vont faire les grands unanimistes après-demain ?
Les pompiers pyromanes seront-ils dans les manifestations pour réclamer l'absolution ou pour élever de nouveaux bûchers ?

samedi 10 janvier 2015

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Marchons dans la dignité et la clarté, pour l’honneur de toutes les victimes

Après la terrible semaine que la France vient de vivre, avec dix sept morts qui ont frappé l’équipe de Charlie hebdo, les forces de police et la communauté juive, des millions de Français s’apprêtent à manifester dimanche à Paris et ce week-end dans toute la France leur hommage aux victimes, et leur attachement à la liberté d’expression, à la laïcité, aux valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité. Tout au long de la semaine déjà, la réaction de centaines de milliers de nos concitoyens de toutes convictions et de toutes confessions a été d’une extrême dignité. J’appelle au nom du Parti communiste français l’ensemble des communistes du pays à participer à ces marches et à déployer toute leur énergie pour qu’elles se déroulent dans l’unité la plus large, en permettant à tous les citoyens d’y trouver leur place, et la clarté de leurs objectifs. Les marches républicaines annoncées sont des marches citoyennes qui doivent marquer l’attachement des forces vives de notre pays au vivre ensemble, et le refus de toutes les haines, violences, racismes, discriminations et stigmatisations. Les communistes marcheront en l’honneur des valeurs qui animaient nos amis et camarades de Charlie Hebdo dont l’équipe et les familles ouvriront la marche de dimanche à Paris. Rien, aucune opération politicienne, ne nous détournera de l’hommage que nous voulons rendre à toutes les victimes et de la force qu’il convient de donner au message de fraternité républicaine qui nous anime. Loin de toutes les instrumentalisations qui pointent déjà, pour attiser de nouveau les haines, pour masquer les responsabilités qui conduisent le monde vers l’aggravation de toutes les tensions, pour justifier l’amplification de guerres ou de prétendues réponses au terrorisme qui n’ont fait que prouver leur échec dans la dernière décennie, les communistes travailleront sans relâche à l’unité du peuple français pour des réponses de sécurité dans la justice, de vivre ensemble dans le respect de la liberté de conscience ou d’opinion pour chacun, des réponses de paix et de solidarité entre les peuples. Samedi et dimanche dans toute la France, nous sommes tous Charlie. 

Charlie JAURES

Ils ont tué Charlie JAURES...

1906 mettait un terme aux longues années de "l'affaire Dreyfus"...
La République s'était donné les lois de la séparation des églises et de l'Etat...
Les hussards noirs de la République scellaient ses fondations dans l'école laïque...
Les tensions internationales, en Europe et au-delà accompagnaient les fractures sociales de la crise de croissance du capitalisme...

Au soir du 31 juillet 1914, au café du Croissant à deux pas du siège de son journal, l'Humanité, Jaurès tombait sous les balles de son assassin !

Un siècle plus tard.
En 2006 c'était l'affaire des caricatures de Mahomet avec Charlie en cœur de cible pour les fanatiques de tous les intégrismes...

Un siècle plus tard.

Des rapports Baroin, Stasi, Rossinot ou Machelon n'ont guère soulagé des misères faites à la laïcité depuis longtemps et des traitements législatifs de sa préservation qui la fragilisent chaque fois un peu plus ? 

Un siècle plus tard.
Aurait-on oublié que notre République est LAÏQUE ?

Quand un ancien de la police explique sur les médias que, "faisant la guerre à l'extérieur, il faut comprendre qu'on est aussi en guerre à l'intérieur", on mesure les effets de l'armée de métier... Quand les soldats des "événements d'Algérie" étaient conscrits appelés et rappelés, la guerre était aussi à l'intérieur de tous les foyers, l'oreille collée au Ducretet-Thomson pour suivre le cours tragique des combats.

Des aventures bellicistes d'une France en uniforme de valet d'Amérique, des renoncements démissionnaires en série face à la montée d'une extrême droite arrogante, jusqu'aux tergiversations pitoyables et insultantes à la mémoire des victimes du 7  janvier sur l'éventualité d'une invitation au Front National à la manifestation de Dimanche à Paris...
... Que ne ferait-on pas pour occulter les causes et s'imaginer que la tranquillité du lendemain ne sortirait que des émotions cuisinées du jour ? Combien sont-ils à avoir tant poussé les feux de la haine, de l'exclusion et de l'intolérance et qui voudraient aujourd'hui profiter d'un élan protestataire aussi généreux que sincère pour se refaire une virginité à bon marché ?

Un siècle plus tard.
Ils ont tué Charlie JAURES.

mercredi 31 décembre 2014

Qui donc a tué le temps ?


Tuer le temps... un peu de temps perdu à propos du temps.
La petite sentence signant une occupation sans importance pour tromper l'ennui prendrait-elle aujourd'hui une valeur plus dramatiquement réaliste ?
Tout va plus vite, c'est bien connu ! TGV par-ci, Internet par là...
Enfin pas pour tout le monde équitablement ; l'Auvergne devra certainement attendre le passage des trains de banlieue de Lyon pour en profiter autrement que dans l'encre de La Montagne.
Le monde d'aujourd'hui nourrit l'accélération du temps et parallèlement laisse dans l'embarras de l'attente les citoyens ordinaires qui auraient besoin dans l'urgence de la chose, du service ou de la rencontre.
Qui n'a pas fait l'expérience du colis qui arrive le lendemain de Noël ? du courrier qui s'est égaré en attendant que de vrais yeux humains déchiffrent l'adresse de son destinataire avant qu'il n'arrive enfin... trop tard !
Qui n'a pas récemment réclamé un branchement électrique pour s'entendre répondre à l'autre bout de la France que ce ne serait pas possible avant trois semaines ? tant pis pour le chauffe-biberon du petit !
Qui n'a pas récemment fait les démarches préparant sa retraite ? à l'échéance déjà bien tardive, le paiement de la pension attendra bien que la pile de dossiers en souffrance s'épuise en même temps que ceux qui les traitent.
La vie regorge de ces situations bien ordinaires du quotidien d'une vie devenant galère dès lors qu'on aurait simplement besoin de vivre normalement dans un monde où les trains arrivent à l'heure pour avoir sa correspondance, où le courrier arrive le lendemain, où le branchement électrique serait aussi rapide que la coupure de la ligne pour impayé, où l'on croiserait le regard, l'intelligence, la responsabilité et la professionnalité d'un interlocuteur présent ailleurs que dans un centre d'appel marocain ou...

samedi 27 décembre 2014

ça n'est qu'un jeu... ?

Risk, c'est son nom d'aujourd'hui. A l'origine ce jeu de société inventé par Albert Lamorisse en 1957 était intitulé "La conquête du monde". L'auteur du jeu était aussi cinéaste, le plus souvent pour un public d'enfant -il a réalisé "Crin Blanc"- œuvrait alors en pleine période de guerre froide. Ce jeu de guerre, d'apparence bien moins violent que ses frères qui ensanglantent les écrans  ne manque pas d'interroger cependant ; et c'est du côté de la géographie et de la carte politique du monde qu'il faut jeter un coup d’œil.

vendredi 19 décembre 2014

Entre aides et servitude

"Bénéficiez des dernieres aides de l'Etat
Il est encore temps de profiter des aides de l'Etat : Crédit d’impot, Subvention ANAH, primes énergie etc... Nous sommes à votre service pour répondre à vos questions et vous aiguiller." (*)


Ce mailing qui encombre la boîte aux lettres chaque matin de tous les bons plans aguicheurs prend tout son sens dans une période où la misère de l'Etat est brandie à chaque revendication, où la dépense publique est vilipendée dès lors qu'il est question de service public.
La clé de la disponibilité de la manne financière tient en un mot et un seul : AIDE.
Là c'est pour changer portes et fenêtres ou louer un morceau de toit à la banque d'EDF pour en tirer d'hypothétiques bénéfices dans 10 ou  11 ans, ici d'est pour qu'un jeune ait accès à l'emploi, ailleurs ce sera pour drainer les terres des prairies après avoir arraché les haies et labouré... 
Avec la loi Pinel investissez dans la construction d'appartement que vous pourrez louer à vos enfants ou à vos parents. "Acquisition du bien pour seulement 35 à 40 % de sa valeur..." promet la pub en assurant de 6 à 12 ans de réduction d’impôts à 0. Plus mirobolant encore, si vous choisissez d'investir dans les "résidences Seniors" vous n'aurez "Aucun souci de gestion grâce à un investissement clé en main" sur "Un marché d'avenir en pleine croissance" !!!
Allez donc, les investisseurs, eux, ne vieillissent pas autrement que pour extorquer à leurs semblables moins fortunés  les deniers de leur rente avec l'aide de la collectivité qui servira aux plus pauvres un peu d'APA pour abonder la redevance servie aux racketteurs de la fin de vie.
Quant aux entreprises chéries du premier ministre elles peuvent bénéficier d'aides pour leur :

  • création
  • gestion financière (financer la croissance, réduire les charges, gérer les difficultés) ;
  • gestion des emplois (embaucher, aménagement du travail, prévention des risques professionnels) ;
  • formation du dirigeant et des salariés ;
  • stratégie et développement des marchés, développement international ;
  • innovation ;
  • éco-développement ;
  • investissements matériels ;
  • immobilier : trouver un local ;
  • transmission.
A y regarder de près le meilleur chef d'entreprise aujourd'hui est plus occupé par les dossiers d'aide que par les dossiers d'appels d'offres ; et il est normal qu'il se plaigne de la lourdeur et de la complexité des démarches... Qu'il se rassure, avec le jeune banquier du ministère de l'économie, la simplification administrative va s'accélérer et un grand bon en avant dans le passé va combler ses attentes. La société privée qui s'occupe des radars se sert sur la bête, la société qui a fait chou-blanc avec les portique de l'éco-taxe aurait fait de même... Chaque fois que les pouvoirs publics concèdent au privé la perception d'une redevance ou d'une taxe elle revient au modèle des fermiers généraux de l'ancien régime ; les barrières des péages autoroutiers sont-ils si différents des barrières de l'octroi ? Le désengagement de l'Etat de nombre de missions mises à l'actif des collectivités régionales sans que la délégation des ressources afférentes soit effective ne contribue-t-elle pas à l'accroissement des disparités fiscales entre les régions dont certaines sont plus riches ? Les manifestations alsaciennes contre le redécoupage régional qui colle la Lorraine et Champagne-Ardennes à l'Alsace sont-elles très différentes des visées séparatistes des Flandres belge, de l'Italie du Nord ou de telle autre partie d'Espagne ? Dans tous les cas il s'agit pour ceux qui se croient plus riches de rejeter la marge plus pauvre. 
Quel lien avec le paradigme de l'aide ? ... ce qu'on en constate tous les jours, l'accroissement des disparités des aides consenties par les échelons locaux dans un système paradoxal où la puissance publique est d'autant plus contestée qu'on en attend de l'aide. 

Y-a-t-il une fatalité à tout cela ? 
Certainement pas, mais à la condition que les règles de la vie commune des sociétés soit ré-écrites dans le même élan qui avait fait basculer l'ancien Régime en 1789.
Ce n'est pas de réformes dont le pays a besoin mais de REVOLUTION. On ne corrige pas la boîterie de la République avec un emplâtre Macron sur la jambe de bois du capitalisme. La revendication d'une nouvelle constitution pour entrer dans une 6ème République est au cœur de cette exigence de changement MAINTENANT.
C'est à ce prix que les propriétaires pourrons assumer la charge d'entretien de leurs propriétés, que les locataires pourront assumer la charge de loyers raisonnables en rapport avec des ressources issues d'une juste rémunération du travail, que les pensionnaires de la banque agricole pourront redevenir paysans producteurs justement rémunérés du prix d'une production accessible à la population, que les entrepreneurs seront en capacité de développer leur activité à l'échelle des besoins de leur environnement dans une logique coopérative, que les employeurs proposeront des emplois aussi stables et justement rémunérés que les leurs, que les services publics rendent également service au public quel qu'il soit et où qu'il soit...

Dès que les maîtres du monde auront compris qu'après avoir étendu le périmètre de leur territoire de chasse aux confins de la planète en allant sur Mars ils n'ont pris qu'un aller simple la grande masse de leurs victimes comprendra que le bonheur existe, ailleurs que dans les paradis fiscaux et que les réunions d'amis les plus chaleureuses ne se font pas dans les salles des coffres.

Partager la richesse ne condamne pas à la pauvreté et s'il est une initiative qu'il faut libérer aujourd'hui, par tous les moyens, c'est bien celle des peuples dont l'émancipation décuplerait la capacité de "vivre ensemble".

Et si vous n'êtes pas convaincus de l'urgence du changement allez faire un tour sur ce site et appréciez le bel accord entre l'exposition des échappatoires la misère et les pubs qui l'accompagnent...

(*) les fautes d'accents sur "dernières" et "impôts" témoigneraient-elles de la nécessité d'une prochaine réforme de d'une orthographe aussi compliquée que la vie des chefs d'entreprises ?