vendredi 23 avril 2010

Pour détruire un homme, il suffit parfois de lui donner ce qu'il veut...

Pour détruire un homme, il suffit parfois de lui donner ce qu'il veut... Qu'en est-il pour les organisations ?
Ce propos paraît bien incongru au premier abord ! Faudrait-il rappeler le rêve d'Icare ? ... convoquer le principe de Peter ? ou se satisfaire du sourire convenu et béat d'autosatisfaction de celui qui veut faire souffler du vent plus haut que son postérieur...

Non bien sûr. Car si le "principe de Peter", inventé il y a presque un demi siècle postule que « tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. », c'est plus souvent son corollaire qui s'observe : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »

Dans cet ordre d'idées, qu'en est-il alors de la satisfaction des appétits politiques le plus souvent réduits à la gourmandise du pouvoir ? Ils conduisent à la déconnection du réel.

quelle heure est-il à l'horloge de la démocratie ?

... moins le quart !
Au dernières régionales les trois quart des jeunes n'ont pas voté !

Que va-t-il éclore de cette fracture ?
71% d'abstention chez les jeunes aux dernières européennes.
En France on estime à près de 75% le taux d'abstention chez les jeunes.
Tous les pays européens sont frappés, y compris dans les pays où le vote est obligatoire ou 10% des jeunes ne votent qu'avec leurs pieds.
L'interview d'Anne MUXEL dans l'Huma Dimanche de cette semaine est interessante à plus d'un titre sur ce point.
Elle fait l'hypothèse que les jeunes sont "politisés autrement".
Dans les mesures de ses études elle constate un phénomène d'amplification dans le comportement des jeunes qui ont suivi l'augmentation du comportement abstentionniste en en augmentant la portée.
Ce que j'avais constaté dans nos campagnes éloignées des cités des banlieues rejoint bien le propos de la chercheuse du CEVIPOF.

mercredi 21 avril 2010

Unité diversité congrès

Préparation du "Congrès d'étape"...

La précipitation est bien mauvaise conseillère… sauf à considérer que les errements d’un parti sans boussole ces dernières années qui ont conduit de désillusions en reculs sur des stratégies de rassemblement mal préparées doivent se poursuivre, ne faudrait-il pas prendre le temps de la réflexion pour préparer ce congrès d’étape en interessant tous les communistes au débat. Le débat de fond porte d’abord sur notre organisation et son avenir.

T'as un vol quand ?

Dame nature désole le capital et déboussole les pilotes du capitalisme...



Neige en hiver, sécheresse en été, malheureuse conjonction des vents de sud ouest avec les grandes marées... et les digues mal raccommodées du capital cèdent ici et là, plongeant les hommes, les femmes et les enfants dans le grand bain de la désolation, sans bouée ni chaloupe.


Sarkozy qui tonne sur la nécessaire destruction des constructions édifiées en terres inondables à grands renforts de permis publics n'est-il pas proche cousin du patron du Titanic ?

vendredi 16 avril 2010

quasiment géant

L'un des géants de la grande distribution annonce dans ses résultats l'intérêt des équipements de proximité... pour leur rentabilité et le profit qu'ils dégagent!!! sur le dos des consommateurs, et plus si affinités.
Dans cette bonne logique le groupe épicier installé locataire à bon marché d'un bâtiment communal souhaite que son bailleur agrandisse le bâtiment pour y loger un peu plus de marchandise...
L'opération calamiteuse engagée par la municipalité avec la destruction du "Marché Couvert" va rebondir à la demande de l'enseigne commerciale.

mercredi 14 avril 2010

Capitale retraite

Au fait, c'est quoi, la retraite ?
Un état dans lequel on peut avoir le bonheur de se retrouver au terme d'une vie de travail, une vie de dur labeur pour beaucoup, sans travail "obligé"... Pas seulement ! c'est aussi le temps d'activités choisies, il y a tant de choses qu'on n'a pas eu le temps de réaliser avec le peu de temps libre que laissait la journée et semaine de travail. Pour beaucoup de ceux qui l'attendent c'est surtout le temps d'une vie qui heureusement s'allonge et qu'on n'a plus besoin de gagner en partant chaque matin travailler. Et ça, dans une société du tout marché, qu'un vieux puisse faire ses courses avec les quelques sous de sa pension sans rien faire d'autre que s'inquiéter du prix de journée de la maison de retraite, c'est limite insupportable !

mardi 13 avril 2010

Ambition d’un parti, ou parti d’ambitions ?


A propos de l'interview de Pierre LAURENT dans l'Humanité du 12 avril titrant :
« Le débat des retraites est un enjeu majeur »

Au moment où s'ouvre le dossier des retraites, Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, estime que le Front de gauche doit « se déployer sur le terrain social » pour faire reculer le gouvernement.

Où en est le « Front de gauche d'action et de projets » que vous proposez, au moment où s'ouvre le dossier de la réforme des retraites  ?
Pierre Laurent.
Le débat sur les retraites est un choix de société majeur. Quoi qu'il en dise, Nicolas Sarkozy envisage de passer en force. On voit en ce moment comment il refuse toute négociation avec les cheminots en lutte. Il faut donc s'appuyer sur le rapport de forces nouveau sorti des élections régionales. Pour la première fois depuis 2007, la droite est réellement sonnée. Cela ouvre des opportunités nouvelles pour faire reculer le gouvernement. Déployer la stratégie du Front de gauche sur le terrain social en rassemblant sur des alternatives est pour l'heure la priorité. Nous devons notamment réussir un très grand 1er mai social et politique.

Mais n'est-on pas encore loin d'un front majoritaire à gauche sur les alternatives à proposer  ?
Pierre Laurent.
C'est pour cette raison que nous appelons à une nouvelle phase du Front de gauche qui fasse émerger les grands repères d'une alternative politique, qui permette aux acteurs des mobilisations sociales d'en être partie prenante, qui permette aussi un réengagement populaire dans la politique. Nous entrons dans une nouvelle séquence dominée par deux questions  : battre Sarkozy, et se donner les moyens d'ouvrir une nouvelle ère politique. Ça commence maintenant.

Des impatiences s'expriment dans le Front de gauche sur la désignation d'un candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon voulant « obliger les communistes à trancher 
à leur congrès »…
Pierre Laurent.
Il ne s'agit pas de ralentir la cadence, mais de savoir par quoi on commence. Nous pensons que nous devons commencer par travailler à élargir le nombre de celles et ceux qui s'engagent dans le Front de gauche, et par mener un gigantesque travail sur le projet dont devra se doter une nouvelle majorité. Le temps viendra de savoir qui devra porter ce projet à la présidentielle. Lors de son congrès de juin, le PCF va approfondir ce débat. Le rassemblement sera fort s'il est construit autour d'un projet partagé, pas s'il est conçu comme un ralliement à tel ou tel candidat.

Des membres du PCF 
ont annoncé leur départ 
du parti ou de sa direction, 
lui reprochant de rester 
dans une stratégie « étriquée » de « cartel » d'organisations. Qu'en pensez-vous  ?
Pierre Laurent.
Le débat sur les prolongements à donner au Front de gauche est normal. Les étapes franchies sont précieuses et très prometteuses. En même temps, je pense moi-même que nous devons en dépasser certaines limites pour ne pas en rester, justement, à un cartel, qui n'a jamais été sa vocation. Le congrès de juin du PCF doit permettre de procéder à cette évaluation collective et de prendre les initiatives pour de nouveaux déploiements. Nous devons pour les mêmes raisons accélérer les transformations du PCF que nous avons décidées, et notre congrès de juin doit en donner le signal fort. Je dis aux camarades qui sont tentés par le départ  : votre place est dans ce débat. Ce n'est pas le moment de nous quitter. Je note d'ailleurs qu'au même moment beaucoup d'autres nous rejoignent ou reviennent parce qu'ils ont envie de s'engager avec nous.
Entretien réalisé par Sébastien Crépel
La fonction (mission) de coordinateur de Pierre Laurent s'applique sur quel objet ? S'agit-il d'organiser le travail, d'arranger différentes interventions des différentes composantes du parti émietté dont il ambitionne la direction ? … ou de réunir les conditions du sursaut politique d'un parti en déclin ?




Plutôt qu'un petit exercice de « parole verbale », les communistes seraient en droit d'attendre de leur direction nationale quelques orientations nettes et documentées.
Le débat sur la retraite : on sait que c'est un choix de société (quel est donc le nôtre ?), on sait que Sarkozy veut passer coûte que coûte (comment et sur quel mot d'ordre mobilise-t-on sans attendre ?), le rapport de force sorti des régionales est-il un point d'appui pour les luttes ? L'explosion de l'abstention, la prééminence du PS, le score timide du front de gauche avec deux fois moins d'élus communistes qu'en 2004 et le grand désordre de l'offre politique des communistes dans les régions ne me semblent pas constituer les fondations solides dont le mouvement populaire a besoin pour inquiéter la droite au pouvoir et réorienter le social libéralisme d'un PS à la Strauss Kahn.
Faire « émerger les grands repères d'une alternative politique, qui permette aux acteurs des mobilisations sociales d'en être partie prenante, qui permette aussi un réengagement populaire dans la politique… » ; mais quels repères ? Se dire aujourd'hui qu'ils vont se dessiner dans l'alchimie d'un rassemblement hétéroclite comme on sait bien le faire depuis quelques années (cf. antilibéraux…) relève de l'illusion. Parler de rassemblement sans cadre idéologique mobilisateur ne fait que du consensus mou et préfigure la déception de toutes les parties qui pensaient en s'engageant faire triompher les idées qu'ils n'affichaient pas (cf. ambitions 2012 de Mélenchon dans le « front de gauche »).
Le slogan « battre Sarkozy » renvoie à la perspective 2012 et enferme l'organisation dans le débat électoral permanent. Les français sont-ils préoccupés aujourd'hui de la désignation d'un candidat « front de gauche » susceptible d'être élu président dans deux ans, de servir de caution à la gauche molle, ou promis à la relégation en quatrième division loin derrière les écolos et les fachos ?... Une des causes de l'abstention est justement là, dans cette effacement du débat politique au profit des petits arrangements et des grands jeux électoraux, à commencer par l'aventure des candidatures, quadrature du cercle depuis longtemps résolue dans notre parti où il faut, pour les communistes, d'abord être élu pour être candidat avant d'être candidat pour envisager d'être élu. Cette équation prend d'autant plus d'importance que nous avons moins d'élus, ce qui valide cette stratégie dans une logique de préservation.
C'est aussi la même illogique qui préside à la vie du parti engagé dans une forme de régression informelle appuyée l'éloge de la diversité. La richesse de la diversité ne peut exister que dans sa mise en cohérence, jamais dans l'exercice incontrôlé de la concurrence de courants divergents.
Mobiliser de nouvelles forces et/ou faire de nouveaux adhérents (au PCF ou au « front de gauche » ?) et se doter d'un projet partagé… approfondir le débat… ça manque quand même sacrément de contenu pour donner envie !
Le « congrès d'étape » de juin dont l'existence est essentiellement calée sur le remplacement de Marie-George BUFFET à la direction nationale par Pierre LAURENT peut-il être le lieu et le moment du débat d'idées déterminant des axes d'un projet mobilisateur à gauche ? Avec une préparation bâclée en quelques semaines, à peine sortis des régionales, déjà dans les cantonales et avec les présidentielles en point de mire, comment les communistes peuvent-ils échapper à la dictature de la stratégie et de la tactique électorale (front de gauche) sur le ré enrichissement idéologique de leur ligne politique ?
Le risque est grand qu'en brandissant le hochet « front de gauche » comme suffisant à la propagation du bruit de la prochaine défaite de la droite on ne fasse que renforcer le courant réformiste du PS comme aux dernières régionales.
C'est d'une autre ambition que les communistes ont besoin ; moteur de rassemblement, oui comme ils l'ont toujours été dans les moments cruciaux de notre histoire, mais pourquoi, pour aller où et faire quoi, avec qui ?
Quant aux départs annoncés de « grands noms » parisiens du PCF les communistes méritent des explications claires sur les positions des uns et des autres. Il n'est ni juste ni bon de se contenter de confondre Patrick Braouezec et Lucien Sève dans le même « votre place est dans ce débat ». Tout comme il est problématique d'entretenir nombre d'organisations parallèles dans lesquelles les divergences s'organisent et se confortent, (voir l'ANECR par exemple qui, sous couvert de la légitimité des élus conserverait celles et ceux qui quitteraient l'organisation du parti tout en accueillant celles et ceux qui ont toujours refusé d'y adhérer).
Il nous faut des idées pour nourrir notre idéal et le faire partager.

lundi 12 avril 2010

De l'idée au geste


Charlie Chaplin-Le Dictateur,Les Temps Modernes
Avec Charlot, c'est l'art et l'artiste qui en dit long sur l'approche des idées dans le comportement...


Il semblerait qu'aujourd'hui l'idée ne conduise plus le geste.
Les politiques, de quelque bord qu'ils soient semblent clônés, comme si le miracle de l'élection les avait tous affublés du gène noble de la communication.
Le charisme en politique : le documentaire ci-dessous aide à comprendre ce qui peut conduire à la ruine de la démocratie dès lors que les attitudes et comportements prennent le pas sur les idées, chez celui qui agit comme chez celles et ceux qui l'observent. C'est une forme de régression aristocratique dans laquelle les faits de cour valent plus que les idées en débat.
Le philosophe Américain Noam Chomsky le dit à sa façon : « les élections sont conduites par l'industrie des relations publiques qui markette les candidats à la manière des spots télés. Le but du marketing est de créer des consommateurs non informés faisant des choix irrationnels, infirmant ainsi l'existence de marchés que nous avons appris à révérer, ceux dans lesquels des consommateurs informés font des choix rationnels. Les mêmes techniques sont utilisées pour saper la démocratie. »

La "peopolisation" des politiques, la "politique spectacle", les discours convenus du consensus mou, la constitution d'un entre soi d'élus en quête de légitimité... tout concourt à la mise au second plan des idées.
La "radio bistro" d'Anne Roumanoff colle assez bien à cette nouvelle donne qui privilégie la politique de comptoir ou d'arrière salle de bar au vrai débat démocratique. Bla-bla et rumeurs suffiront-ils longtemps à gouverner la main qui a le bout du doigt sur la gachette de notre pétoire atomique ou qui saigne comme renard en poulailler tous les acquis sociaux d'un siècle passé ?

Manipulation : Observons le charisme politique in éducatif et instruction  

lundi 5 avril 2010

Qui paye la dette des autres s'appauvrit !

Qui paye ses dettes enrichit... son prêteur.
La dette publique est devenue l'arme fatale de l'arme médiatique fatale de la droite ou des socialistes pour casser le moral combattif du français économiquement esquinté.
Le travail des auteurs de cet ouvrage a bien des vertus pédagogiques pour faire comprendre le mécanisme de la dette publique et le mythe qui va avec. Il a aussi bien d'autres vertus... L'interview de l'un des auteurs dévoiles les clés ddu système.


La dette publique, une affaire rentable
envoyé par AtoumX2. - L'info video en direct.

samedi 3 avril 2010

France nomade...

... et belle à parcourir, à découvrir, à rencontrer ! et tout ça tranquillement au hasard des routes, au détour des chemins, en sachant s'arrêter.

La campagne  2010 est lancée ! Bientôt direction le Nivernais et la Bourgogne, jusqu'aux confins de l'Yonne, pour faire découvrir à Clément la contruction du château-fort de Guédelon !

La sciure et les copeaux


Toutes les buches savent qu'il y a plusieurs façons de se faire scier, plus ou moins nobles, plus ou moins douloureuses.
Le scieur de long rêve à la charpente cachée sous la couverture du bel édifice pour bien la supporter. Il sait déjà qu'elle changera plusieurs fois d'ardoise ou de tuile avant de s'inquiéter du bois qui les porte. Il a laissé de côté toutes les pièces trop fines ou par trop tordues pour jeter son dévolu sur le fût bien droit et de belle longueur qui va lui permettre de tirer la poutre maîtresse, pannes et chevrons, liteaux et chanlats ou voliges. Il a laissé de côté l'écorce et le bois blanc, d'apparence fragile, superficielle et trop jeune pour remettre au jour la solidité du cœur. En préservant la structure longue des fibres il en préserve aussi une forme de souplesse garante de la solidité de l'assemblage. Jusqu'à la cheville taillée dans le fil du bois, tout n'est que respect et mise en valeur.

L'hiver s'annonçant rude, il va falloir faire provision de bon bois de chauffage. Alors là, point tant de précautions ; c'est la taille de la bûche qui compte, qu'elle garnisse bien le foyer, ni trop longue ni trop courte, et de belle grosseur pour bien tenir le feu. Il faudra fendre les plus grosses sans oublier d'en faire de plus fines pour activer le feu vif sous l'omelette. L'arbre ne s'y reconnait plus, tronçonné à petits bouts, bouts jetés en désordre, les plus gros tronçons fendus, les échardes vengent parfois du massacre ! Mais après tout, qu'importe, tout ça doit bien finir en cendres et en fumée au sortir du foyer.

Et puis il y a l'artiste… celui qui va sélectionner le morceau qu'il sent bien, le bon morceau n'est pas forcément le plus beau ! Il sent l'intérieur du bois pour bien passer de la futaie à la futaille ! Et de chêne en billon, de billon en quartiers, de quartiers en merrains, du merrain à la douelle, et des douelles au tonneau, le vin se fait déjà, il attend, il s'échauffe, il bouillonne, pour enfin pressuré, aller se reposer et murir à l'ombre du grand chêne. Il avait l'ossature de sa terre, il s'anoblit du goût subtil et de la couleur du bois.

De cette fable en politique il ne reste aujourd'hui que la langue, de bois.

« Quand j'entends parler de révolver je sors ma culture... ».


... ça, c'est de Francis BLANCHE !
15 à 12 !
Score de rugby ? … de hand ball ? … ça ne peut pas être du foot quand même !
Eh bien si ! Le théâtre sort encore vainqueur cette année face au foot !
Difficile à croire quand on voit la radio, qu'on entend l'Equipe, qu'on lit la télé, et qu'on va à confesse assidument à la française des jeux pour se faire pardonner d'avoir raté sa vie, sans Rolex à 50 balais…

 
Plus d'entrées dans les théâtres que dans les stades de foot ! Vous n'en revenez pas ? Eh bien si !
Et c'est heureux !
Ce qui l'est moins

dimanche 28 mars 2010

Attention, une élection peut en cacher une autre

Deux informations ne manquent pas de m'interroger ce week-end :
  • La convocation de la direction départementale de mon parti pour que nous examinions l'activité après l'élection régionale et une première approche de l'élection cantonale de l'an prochain.
  • La consultation de la publication d'un groupe sur Facebook consacré à la préparation de l'élection présidentielle de 2012 et qui présente les choses de la sorte :
Demain c'est 2012 ! Dès lors, il convient à présent de promouvoir une candidature qui puisse porter notre projet à l'élection de 2012. L'objectif est d'échapper à la pseudo primaire organisée par les appareils socialistes et écologistes. L'idée que nos idées puissent être incarnées par deux personnalités importantes du paysage politique, crédibles, populaires et très différentes : Jean-Luc Mélenchon et André Chassaigne. Représentants des villes et des campagnes, ils sont tous deux les mieux placés pour incarner nos idées, les diffuser et prolonger la dynamique du Front de gauche vers des véritables succès électoraux...

Tout se passe comme si la vie politique était désormais réduite au seul périmètre des phases électorales et les acteurs reconnus réduits au cercle restreint des élus. L'analyse du résultat de l'élection s'évapore d'autant plus vite qu'on se précipite sur la préparation hâtive de l'échéance suivante. De cette façon on économise la phase intéressante de l'examen critique du résultat qui détermine éventuellement la reconduite ou la transformation de l'approche stratégique d'un scrutin.
Tout se passe comme si on voulait passer sous silence l'échec des régionales dans notre département puisque nous avons contribué à la perte de la moitié des élus communistes des régions françaises en perdant un élu en même temps que plusieurs milliers de suffrages. La dynamique Chassaigne qui a joué à plein dans le Puy de Dôme n'a visiblement pas eu le même effet en bourbonnais et ça mérite un bon temps d'analyse. En faire l'économie ne peut que conduire au gaspillage des perspectives départementales des cantonales de 2011.
Il est parfois question de "primaires" pour déterminer la meilleure candidature... Encore un procédé pour enfermer le débat politique à l'élection, voire même au choix d'un candidat éligible ! Les questions de personnes prennent le dessus, starisation à bon marché pour évacuer le fond des choses, le véritable débat, la réflexion politique et la production d'idée au profit de la constitution de petits clubs de supporters  !
La politique c'est autre chose; et si on veut reconquérir l'électorat qui s'est très majoritairement abstenu lors du dernier scrutin, peut-être faudrait-il changer de méthode et renouer avec une vraie conduite politique du débat démocratique, produire des idées et les mettre à l'épreuve de l'opinion avant de se préoccuper de celle ou de celui qui serait le mieux en capacité de porter ces idées devant les électeurs...
L'urgence est bien dans le débat d'idées, pas dans les accommodations des ambitions personnelles des candidats potentiels.
Avant de déterminer méthode et stratégie électorale nous avons à formuler l'offre politique des communistes, son projet de société et les grands axes de ses propositions en matière économique, sociale, culturelle, et conduite démocratique des affaires du pays et de ses collectivités.
Et le meilleur outil pour le faire, n'en déplaise à Braouezec ou Clémentine Autain, il nous faut une organisation, on appelle généralement ça un Parti, en ordre de marche, qui nourrisse une véritable ambition collective au lieu de faire l'éloge du particularisme de quelques petits ego au gfré des humeurs de chacun (cf. présentation aux régionales dans le plus grand désordre, Gremetz ou Gayssot ajoutant à la caricature.)

samedi 27 mars 2010

Bras de fer entre amis !

Des rides sur le Front de Gauche...
Lu dans une déclaration de Jean-Luc Mélenchon pour le Parti de Gauche :
"Dans la plupart des régions, nous n'avons pu tomber d'accord pour que l'ensemble des partenaires de nos listes, dont notre principal partenaire le PCF, reprenne à leur compte ces propositions"."Nous ne participons pas à ces exécutifs et garderons notre liberté de vote, nous prendrons toutes nos responsabilités dans les majorités de gauche des Conseil régionaux", ajoute le PG.

En Ile-de-France, le communiste Gabriel Massou a été élu vendredi président du groupe Front de gauche au conseil régional, qui comprend 14 élus (dont 11 PCF), a-t-il annoncé à l'AFP.

Les quatre élus du parti de gauche, qui font partie des 18 élus du Front de gauche, ont indiqué à l'AFP qu'ils cherchaient à former un groupe, ce qui nécessite cinq élus au moins dans l'état actuel du règlement du conseil régional.

Cette prise de position fait écho à l'impatience des partenaires du PCF dans le front de Gauche concernant les prochaines échéances, présidentielles de 2012 entre autres, et qui fustigent un PCF qui traînerait les pieds à leur faire de la place en proposant dès aujourd'hui une candidature commune avec Mélenchon...

vendredi 26 mars 2010

Elections régionales






Deux dimanches d'élections ont livré leur résultat : une victoire écrasante de la gauche, plus précisément un retour à la pleine domination du parti socialiste face à une droite en déroute dont le fiasco illustre l'impopularité de l'action de l'énervé présidentiel. Mais plus grave est le record d'abstention qui va devoir interroger tous les politiques et la remontée inquiétante de Le Pen dont la famille a été boostée par l'insupportable débat sur l'identité nationale et ses avatars de Besson...
>

jeudi 25 mars 2010

Patrick Braouezec quitte le PCF

Cueilli sur "lefigaro.fr"


25/03/2010


Le député de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec a décidé de quitter le Parti communiste français après en avoir été adhérent pendant 38 ans, a-t-il annoncé sur lemonde.fr. Evincé par Marie-Georges Buffet lors de la campagne des régionales en Ile-de-France, Braouezec incarnait l'aile rénovatrice du parti. Il se dit aujourd'hui lassé "des différentes tentatives de rassemblement qui ont avorté à cause des appareils". Pour lui, "la forme de parti du PCF est dépassée et morte".
Il veut désormais se consacrer à la Fédération pour une alternative sociale et écologique à laquelle il appartient et s'adresser à la fois au Front de Gauche, au NPA et à Europe Ecologie.

Le jeu du changement de département de Patrick BESSAC pour être élu en région parisienne en lieu et place d'un ami de Patrick Braouezec en Seine Saint-Denis aurait-il été la goutte qui a fait déborder le vase des "rénovateurs"?
En fait pour qui suit les comportement des députés communistes, ce n'est pas d'aujourd'hui que la distance est prise... avec pour conséquence en banlieue nord la prise de la mairie de Saint-Denis par Dominique Voynet et le conseil général par les socialistes ! vive l'aile rénovatrice !!!
Ce monde des élus est vraiment formidable et ses ressources sont insoupçonnées pour faire progresser encore le camp des abstentionistes, et accessoirement le vomi de Le Pen.
Sans rien partager de la démarche de Braouezec, ni de Zarka, Asensi ou Fraysse qui le suivent, je reste cependant persuadé comme lui qu'il est urgent pour sauvegarder notre organisation et surtout le potentiel qu'elle devrait représenter comme outils aux mains des plus faibles de se poser les vrais questions :
"Que faire ? Autre chose ? Autrement ?" ...
.. et d'y apporter les réponses appropriées.

Voir la dépêche de l'AFP
On y lit entre autres choses :
"Les conditions sont réunies pour qu'il y ait un départ massif de communistes, élus comme militants", assure-t-il...
... M. Braouezec, qui souhaitait conduire la liste Front de gauche en Ile-de-France pour les régionales, avait, il y a quelques mois, reproché au Parti d'avoir imposé Pierre Laurent, le dauphin de Marie-George Buffet.



Voir l'article du Monde

Sarkozy, vampire des médias

Un an après... mais la découverte en vaut la peine !
L’émission “Temps Présent” de la Télévision Suisse Romande a diffusé jeudi 4 février 2009 un documentaire intitulé “Sarkozy, vampire des médias”. Dans sa présentation sur le site TSR.ch la télé suisse pose quelques questions et évoque des faits qui interrogent bien des français : “Que se passe-t-il dans les médias de l’Hexagone ? L’humoriste Stéphane Guillon, qui sévit sur France Inter, est dans le collimateur de l’Elysée. Des journalistes sont convoqués par la police et des patrons de presse démis de leur fonctions, par la seule grâce présidentielle. Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer une mainmise tentaculaire de Nicolas Sarkozy sur les médias, Temps Présent dissèque les relations dangereuses existant entre le pouvoir français et l’information”.
Le mieux est quand même de faire une pause d'une demi-heure pour visionner le reportage des journalistes suiise dans leur plongée en apnée dans le grand bleu UMP du sarkoland merdiatique (comme dirait Sylvie ! le mot m'a bien plu...).
On voit le film, ICI.
Quelle chaîne française pourrait-elle faire une enquête comme celle-ci ? 
Allez, rêvez, ce serait une bonne opération pour faire que les français de 2012 votent...

mardi 23 mars 2010

Médication électorale

Cette préparation spécifique adoucira le sort de celles et ceux qui ont des peines à lire les résultats des élections régionales.
Cette thérapeutique est cependant à déconseiller en cas de mauvaise foi ou de langue de bois... elle resterait sans effet.
Effets indésirables : un traitement exagérément prolongé peut provoquer l'abstention.

Fable

Les Poissons et le Cormoran



Il n'était point d'étang dans tout le voisinage
Qu'un Cormoran n'eût mis à contribution.
Viviers et réservoirs lui payaient pension
Sa cuisine allait bien : mais, lorsque le long âge
Eut glacé le pauvre animal,
La même cuisine alla mal.
Tout Cormoran se sert de pourvoyeur lui-même.
Le nôtre, un peu trop vieux pour voir au fond des eaux,
N'ayant ni filets ni réseaux,
Souffrait une disette extrême.
Que fit-il ? Le besoin, docteur en stratagème,
Lui fournit celui-ci. Sur le bord d'un Etang
Cormoran vit une Écrevisse.
Ma commère, dit-il, allez tout à l'instant
Porter un avis important
A ce peuple. Il faut qu'il périsse :
Le maître de ce lieu dans huit jours pêchera.
L'Écrevisse en hâte s'en va
Conter le cas : grande est l'émute.
On court, on s'assemble, on députe
A l'Oiseau : Seigneur Cormoran,
D'où vous vient cet avis ? Quel est votre garant ?
Êtes-vous sûr de cette affaire ?
N'y savez-vous remède ? Et qu'est-il bon de faire ?
Changer de lieu, dit-il. Comment le ferons-nous ?
N'en soyez point en soin: je vous porterai tous,
L'un après l'autre, en ma retraite.
Nul que Dieu seul et moi n'en connaît les chemins :
Il n'est demeure plus secrète.
Un Vivier que nature y creusa de ses mains,
Inconnu des traîtres humains,
Sauvera votre république.
On le crut. Le peuple aquatique
L'un après l'autre fut porté
Sous ce rocher peu fréquenté.
Là Cormoran le bon apôtre,
Les ayant mis en un endroit
Transparent, peu creux, fort étroit,
Vous les prenait sans peine, un jour l'un, un jour l'autre.
Il leur apprit à leurs dépens
Que l'on ne doit jamais avoir de confiance
En ceux qui sont mangeurs de gens.
Ils y perdirent peu, puisque l'humaine engeance
En aurait aussi bien croqué sa bonne part ;
Qu'importe qui vous mange ? homme ou loup ; toute panse
Me paraît une à cet égard ;
Un jour plus tôt, un jour plus tard,
Ce n'est pas grande différence.

Fable, Jean de La Fontaine,
Les Poissons et le Cormoran, Livre X, fable 3


vendredi 19 mars 2010

Régionales, les communistes ont les yeux rouges.

Abstention massive... Les politiques se sont pris un grand coup de pied dans les urnes, et ça fait mal !
Dans la famille abstention, Monsieur Quinevotepas n'a jamais pris le chemin des urnes, indifférent à la vie politique, rebelle à l'exercice de son droit démocratique et de son devoir civique... Madame Quinevoteplus s'était essayée à l'exercice, mais lassée du peu d'effet de ses choix, parfois aussi déçue de l'écart de la promesse à la conduite, elle a cessé de faire l'effort, convaincue qu'elle n'existait pour "les politiques" que le jour des élections... Leur grand fils Quinevotepasencore en avait bien parlé avec ses copains, mais ils se sont dit que tous ces vieux en cravate ou tailleur chic, au discours creux préfabriqué, au sourire et à la poignée de main empesés, qui causent d'autant mieux de la vie des autres qu'ils ne la connaissent plus, c'était pas la vraie vie...
Plus sérieusement, si on constate une telle désaffection pour l'expression politique par le vote, c'est peut-être parce que beaucoup considèrent, à tort ou à raison, l'inutilité du choix politique. L'absence de "retour sur investissement" provoque le désengagement...
La France s'est encore américanisée un peu plus ! Le président qui prétend nous gouverner a rassemblé sur l'étiquette de sa politique -dite de la majorité- moins du tiers de la moitié des électeurs, ce qui fait grosso-modo un sur six !

Réveil des consciences ?

Loin de moi l'idée de faire l'apologie d'un mur ! Tous sont aussi détestables qui séparent les hommes pour mieux mettre à l’abri profits ou intérêts particuliers ! Il en reste tant à faire tomber qu'on érige encore, en Palestine, à la frontière des USA et du Mexique, en Corée ou à la frontière marocaine, à Ceuta...

Le mur de Berlin est tombé, certes ! Mais pas le mur de l’argent… Désormais le dollar a cours à l’est ! Les allemands de l’est avaient longtemps vu briller les lumières de l’Ouest sans s’imaginer qu’ils étaient aveuglés par le miroir aux alouettes du capital. Et ceux de l’ouest ont pu regarder avec dédain leurs pauvres voisins condamnés à respirer les gaz d’échappement des moteurs deux temps de quelques Traban …

Heureusement Sarkozy, Juppé et quelques autres sont passés par Berlin au soir du 9 novembre 1989 avec leurs limes à ongles pour ruiner cet édifice honteux qui bornait de la plus indécente façon l’espace d’un capitalisme naturellement promis à un règne planétaire sans partage !

samedi 13 mars 2010

Passeur de mémoire

Evoquer Berthold Brecht en pensant à Jean FERRAT me rappelle à mon agenda pour samedi prochain : invitation au congrès départemental de la FNDIRP avec inauguration d'une stèle à la mémoire des déportés de Besson...

Il n'a jamais été aussi urgent de soutenir les passeurs de mémoire.

"Il est toujours fécond le ventre d'où naquit la bête immonde" écrivait Bertold Brecht...

... Personne, jamais, nulle part, ne peut se croire à l'abri. Le poème du Pasteur Martin Niemoller écrit en déportation en 1942 le rappelle également.

" Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.


Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste.


Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.


Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n’étais pas catholique.


Quand ils sont venus me chercher
Il ne restait plus personne
Pour dire quelque chose."


Martin NIEMOLLER, Dachau 1942

Rien n'est plus fort que la vie

 Jean Ferrat - Nuit et brouillard

Je serai loin d'Entraigues, mardi prochain, quand Jean retournera à sa terre d'Ardèche.
Pour celui qui chantait Nuit et Brouillard mon hommage empruntera les vers de Berthold Brecht dans

La complainte de la paix -

La foudre frappe et la pluie tombe, le vent apporte les nuages,
mais la guerre ce n'est pas le vent qui l'apporte au monde.
La Paix exhale ses vapeurs dans l'ivresse du printemps,
le ciel se fait haut et calme.


Peuples vous êtes vous mêmes le destin du monde
Souvenez vous de votre force !

Ils sont quelques uns qui possèdent l'âne
et la charrue n'offre pas d'intérêt pour eux,
et rien n'est suffisant pour eux.
Ils comptent les hommes, ils comptent l'argent,
et la guerre est au bout de ce calcul.


Peuples vous êtes vous mêmes le destin du monde
Souvenez vous de votre force !


Mère ! il s'agit de ton enfant à toi, défends toi, ne permets pas cela.
Nous les millions d'hommes, serons nous plus puissants que la guerre ?
C'est le grand choix qui s'offre à chacun.
Et si nous disons tous non !
Alors la guerre sera la paix et la paix l'avenir.

Peuples vous êtes vous-mêmes le destin du monde
Souvenez vous de votre force !



Que serais-je sans toi ?


Jean Ferrat nous quitte !
Quand son heure s'arrête au cadran de nos montres, c'est le chagrin qui nous sonne à toute volée.
Comment est-il possible qu'un tel ami s'en aille ?
Celui qui nous enchanta tant en chantant notre France, de la Commune tant de valeurs communes , camarade exigeant, Jean des poètes, homme pur, Jean va nous manquer terriblement !
Je revois sa moustache à l'ombre des grands arbres de la place d'Entraigues, la nonchalence noble au bonheur de la partie de pétanque... C'était il y a juste quatre ou cinq étés...
Et puis il y a eu l'autre ami trait d'union, Alain interprétant les chansons du Grand Ferrat...
Au delà de l'esthétique, de l'art et de l'artiste, c'est sous les doigts d'Alain Hivert que la guitare de Jean sonnera désormais pour nous.
Ce n'est qu'un au-revoir camarade !

vendredi 12 mars 2010

Comment et pourquoi saper les services publics ?

Les attaques du service public dans tous les domaines ne datent pas d'aujourd'hui, certes. Mais le mécanisme reste toujours le même, la sape !
Le discours officiel reste lisse en surface : pas d'inquiétude ! on se félicite même de sa qualité ! Le petit chaperon rouge peut dormir tranquille, le capital veille sur lui !
Dans le même temps les grandes manoeuvres se trament par en dessous, quelques milliers de suppressions d'emploi par ci, le remplacement des emplois statutaires par des contractuels de droit privé par là, quelques restrictions budgétaires, une bouchée de partenariat public privé ailleurs... Et les premières fissures apparaissent; l'édifice public se lésardent, on a beau jeu d'en dénoncer les dysfonctionnements, les queues s'allongent au guichet, les trains n'arrivent plus à l'heure, et le courrier urgent n'en parlons pas. L'argent public trouve plus facilement le chemin des cliniques privées qui grandissent, grandissent, grandissent dans le même temps où on voit les urgences de l'hôpital public bondées, les dépassements d'honoraires, les lits fermés, les maternités fermées, les services transférés au privé, l'école en carafe et les enfants en misère en voyant passer une douzaine et demie d'enseignants en deux ans de scolarité dans leur classe...
Des pans entiers vont tomber... dans l'escarcelle du privé, partout où il y a du profit à faire, bien entendu, sur le dos des usagers, sur notre dos de citoyens.
Pas de fatalité, c'est un processus tellement bien rôdé !
Et si ça s'explique, ça devrait se comprendre un jour d'élection !

Merci aux camarades de Montluçon qui ont cueilli la chose, et qu'ils l'ont publiée sur mag-montlucon.fr !

jeudi 11 mars 2010

L'exemple vient d'en haut...

... si tant est que l'Etat soit en haut !

"33 700 pertes nettes d’emploi au quatrième trimestre 2009, annonce le Pôle emploi. Disposant des chiffres du quatrième trimestre, l’Insee a pu établir un bilan du chômage en 2009. De fin décembre 2008 à fin décembre 2009, l’emploi diminue de 1,9% soit 321 500 salariés de moins dans le privé. « Les pertes d’emplois en 2009 sont bien supérieures à la récession du début des années 1990. Ce n’est pas surprenant car le PIB à reculé de 2,2%, du jamais vu depuis l’après-guerre », a indiqué le directeur des statistiques de Pôle emploi Bernard Ernst. Un tel volume de destruction n’a jamais existé depuis que la France réunit des statistiques sur le chômage. Or, l’Insee s’en charge depuis sa création, en 1949."
En faisant le point sur l'emploi on constate aujourd'hui que l'année 2009 aura vu disparaître de l'ordre de 1000 emplois industriels par jour !

mardi 9 mars 2010

Vivement après-demain !

Quelques jalons dans l'histoire de la Poste...
C'est du début du XVIIe siècle que date l'origine de l'administration des postes en France, avec la création de la « poste aux lettres », dirigée par le surintendant général des postes. À l'époque le port était payé par le destinataire.

1801 : arrêté du 27 prairial, an IX, qui réaffirme le monopole postal 1845 : création du premier service postal "ambulant"
1864 : 1re étude visant la fusion des services des postes et du télégraphe

1872 : présentation d'un projet de loi visant à unifier les services postaux et télégraphiques
1879 : création du 1er ministère des Postes et Télégraphes
1925 : une loi donne officiellement l'appellation de Postes, Télégraphes et Téléphones
1929 : constitution du premier ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones
1952 : début de la motorisation des tournées rurales des facteurs en automobiles
1960 : 1er ministère des Postes et Télécommunications (l'appellation PTT est conservée)
1980 : séparation budgétaire des Postes et Télécommunications
1990 : par la loi Quilès, France Télécom prend un statut proche d'un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).

Dernier épisode en date :
La Poste a changé de statut lundi 1er mars pour devenir une société anonyme à capitaux 100 % publics.


L'histoire serait-elle un éternel recommencement ?
Non bien sûr ! le progrès faisant rage, nos gouvernants ont inspiré aux grands patrons de la Poste désormais privatisable, la grande idée d'ajouter aux métiers de la banque, du courrier et de la messagerie des colis ceux de la téléphonie mobile ! Bientôt vous allez pouvoir acheter du téléphone à la Poste. Orange ou rouge ? Peu importe vous serez marron...
Et tout sera plus beau dans le monde merveilleux de la concurrence et du libre marché, vous serez assurés de payer plus pour communiquer moins !
Ca va coûter cher pour remplacer toutes les enseignes de La Poste par l'antique des P & T!

Il paraît que les cours de l'avoine et du foin des chevaux de la malle-poste ont considérablement augmenté... et il en faut pour assurer la distribution au petit trot.
C'est déjà ça la Poste, pour être assuré qu'une lettre postée au Montet le vendredi matin atteigne son destinataire montluçonnais le lundi à 45 km d'ici, il m'en aurait coûté 21 euros en utilisant les service de la filiale Chronopost de La Poste... Un peu plus de 90 centimes auront suffi en courrier normal, et c'est déjà beaucoup !
Il est vrai que j'aurais pu en profiter pour acheter un porte-clé, un bijou fantaisie pour mon épouse, des cahiers d'aide aux devoirs pour mon petit-fils et un mauvais roman de gare pour ma tante... le tout dans une boutique bien sécurisée derrière son contrôle d'accès électronique qui fait qu'on se gèle à la porte sous la pluie à l'abri de la vidéo surveillance.
Vivement demain !

Les copains d'abord !

Quelques jours sans clavier !
L'heure était aux copains d'un peu plus loin; des parisiens à recevoir pour bourbonner ensemble !
Du bien manger, bien sûr ! et du bon boire aussi... Mais surtout de longs et riches échanges entre abeilles des villes et abeilles des champs, histoire de partage et de confrontation de situations si différentes et si semblables à la fois.
Entre pâté aux patates, Saint Pourçain blanc de  1994 et balade au pied du Chêne de la Résistance à Tronçais, tous les ressorts de la politique ont été tendus... et ça fait du bien !
Le train les apporta, et le train les remporte...
A bientôt rue Gérard, que le peuple vous garde !

lundi 1 mars 2010

à force de ramer...

Terre à l'horizon !
C'est un peu ce que le Front de gauche devrait offrir comme perspective; celle d'une terre neuve, issue des fondamentaux humanistes qui charpentent un idéal de gauche dont le parti communiste se doit d'être porteur.

Encore faudra-t-il que le capitaine et les matelots rament dans le même sens, que ceux qui, fraîchement embarqués, profitant du soleil et des embruns sur le pont n'oublient pas ceux qui s'échinent à fond de cales pour écoper et colmater les voies d'eau depuis les premières tempêtes...

Et si jamais on rentre au port... ce serait sympa qu'on puisse rebaptiser le nouveau raffiot du nom de la galère d'antan : "les copains d'abord" !

ça se frotte au centre...

Le monde bouge, tremblement de terre aux Caraïbes, maintenant au Chili ; les mécanismes de subduction de la tectonique des plaques font bien des victimes, et toujours les plus faibles qui risquent l’enfer au quotidien sans avoir jamais fréquenté les paradis fiscaux.



Les répliques secouent même les politiques français !


Dans leur logique commune de monopolisation bi partisane de la vie politique française, l'UMP et le PS prennent les miettes du centre en tenaille; prenant le dessus, Sarkozy arrache quelques croutes au passage, Kouchner, Boekel, Besson se sont bien fondus dans leur nouveau monde. Le grand Jack saisit une petite mission au passage pour ne pas rejoindre le PSG dans les profondeurs du classement…

L'éventail s'agite

Avec l'irruption du Front de gauche dans le paysage politique les mouvements habituels de balanciers gauche-droite qui rangent les cycles politiques de la France au rang des essuie glaces de 2cv se complexifient.
A droite, tout d'abord : Sarkozy s'accapare l'UMP et s'en fait le marchepied de sa présidence. Ses avancées conjointes vers l'extrême droite de Le Pen qu'il prive de son fond de commerce avec les pratiques populistes liées aux thèmes de l'immigration et de la sécurité, et au centre avec 'intégration du "nouveau Centre", tendent à asseoir une majorité hégémonique dans la monoculture de l'UMP. Sans compter les prises anecdotiques de quelques pions socialistes qu s'étaient tant approchés du centre qu'ils étaient bien prêts à tomber à droite.